Gaspésie: des chemins nouveaux - La culture prend le relais
Les Gaspésiens ne peuvent plus compter sur les ressources traditionnelles pour les faire vivre
Avant d'être un homme des bois, il avait été un homme de la mer, puis un homme des mines. Pierre-Paul, 40 ans, du coeur au ventre et fort comme un boeuf, a fait tous les métiers possibles. D'abord homme d'équipage pour la pêche à la morue, il est ensuite allé travailler à Murdochville pour une compagnie de machinerie lourde. Avant d'aller bûcher dans le ventre de la péninsule gaspésienne pour une grosse entreprise forestière. Au début de cet été, il a pris une grave décision: il est parti vivre à Montréal, dans l'espoir d'obtenir sa carte de compétence en construction. «Je suis dans la force de l'âge. Il n'y a plus rien pour moi en Gaspésie.» Il reviendra chez lui à Noël, «si je peux».
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