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    Salon de la copropriété - Les copropriétaires se retrouvent dans un salon

    «Trop de gens croient que le fait de vivre en copropriété exige moins de responsabilités qu'occuper une maison»

    Inspiré d'un événement semblable qui a lieu chaque année à Paris, le premier Salon québécois de la copropriété vise à informer les copropriétaires et les éventuels acheteurs en copropriété de leurs droits et obligations. Il vise aussi à les outiller pour faire face aux maux de tête qui s'annoncent lorsque l'on vit dans un parc de condos qui commence à prendre de l'âge.

    Vivre dans un appartement en copropriété permet de ne plus avoir à passer la tondeuse ou à déneiger l'entrée, c'est vrai. Toutefois, il ne suffit pas d'acquitter chaque mois des «frais de condo» pour se couler des jours tranquilles à l'abri des responsabilités habituellement dévolues au propriétaire d'une maison. En effet, en plus d'acheter un appartement, le copropriétaire achète aussi une quote-part des espaces communs d'un édifice, qui incluent aussi bien les couloirs que la porte de garage, la toiture, les conduits d'aération ou l'escalier de secours.

    Pourtant, selon Me Yves Joli-Coeur, organisateur du Salon de la copropriété, peu de gens se préoccupent de la qualité d'une construction au moment d'acheter. Ils s'attardent davantage à la qualité des robinets qu'à celle de la toiture ou de l'isolation, qui sera pourtant à la source de dépenses considérables au fil des ans. De plus, un grand nombre d'acheteurs choisissent la copropriété en croyant s'offrir une vie de locataire tout en étant propriétaires. Erreur.

    «Les copropriétaires comprennent mal leurs devoirs et obligations, explique l'avocat, spécialiste du droit immobilier de la copropriété. Or, leurs responsabilités vont bien au-delà du seul paiement d'un montant mensuel prévu pour l'entretien d'un édifice.»

    Une crise à prévoir

    Selon Yves Joli-Coeur, bien des copropriétés construites dans les années 1980 sont aujourd'hui en proie à des crises financières de taille en raison de l'ignorance, voire de la négligence, de leurs occupants. Certains édifices se retrouvent ainsi avec des ascenseurs à remplacer — pour la bagatelle de 250 000 $ — sans avoir prévu pareil montant dans leur fonds de prévoyance. Sur son bureau, les dossiers de ce genre sont nombreux. «Il m'est arrivé de voir des copropriétaires se retrouver dans l'obligation de verser chacun 10 000 $ simplement pour assurer l'entretien de base d'un édifice négligé pendant des années», explique-t-il.

    C'est à partir de ces situations bien réelles que l'avocat a mis sur pied le programme de conférences du Salon. Toute cette fin de semaine, des spécialistes viendront y traiter notamment d'assurances, du carnet d'entretien — un journal de bord de l'entretien des édifices qui est obligatoire partout au pays, sauf au Québec —, de la constitution du fonds de prévoyance et des droits et devoirs des gestionnaires et copropriétaires d'une copropriété divise. «L'objectif premier de notre Salon est d'informer les gens sur ce qu'implique la copropriété, poursuit-il. Trop de gens croient que le fait de vivre en copropriété exige moins de responsabilités qu'occuper une maison, alors que c'est l'inverse.»

    Outre des conférences, le Salon réunira plus de 120 exposants susceptibles d'intéresser les éventuels acheteurs ou les occupants de condos: gestionnaires privés, courtiers d'assurance, spécialistes de l'insonorisation, professionnels de la construction et ainsi de suite. Cette première édition du Salon de la copropriété emprunte sa formule à un salon similaire qui a lieu à Paris depuis 11 ans, et qui accueille chaque année plus de 30 000 visiteurs. Yves Joli-Coeur fait valoir que les Français sont des précurseurs en matière de droit de la copropriété: la loi qui régit cette forme d'habitation en France date de 1965. La loi québécoise sur la question s'en est largement inspirée. Me Joli-Coeur s'est d'ailleurs rendu à plusieurs reprises au salon parisien pour en étudier la formule et y donner des conférences.

    De l'aide sur le Web

    Le Salon de la copropriété est pour Yves Joli-Coeur le troisième volet d'une démarche d'éducation et d'information des copropriétaires, amorcée il y a plusieurs années par le cabinet De Grandpré Joli-Coeur, dont il fait partie. L'avocat a fondé le Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec, un organisme sans but lucratif qui compte présentement près de 400 membres et qu'il souhaite rendre plus représentatif d'ici quelques années.

    Il a aussi créé le site Web www.condolegal.com, un site Internet bien fait et riche en contenu, qui rendra de fiers services à tous ceux et celles qui se posent des questions sur leurs droits et devoirs de copropriétaires, sur la gestion, l'entretien et l'achat d'une copropriété.

    Collaboratrice du Devoir

    ***

    Salon de la copropriété

    Palais des congrès de Montréal

    Jusqu'au dimanche 25 septembre

    Admission: 10 $

    (450) 442-0023

    www.salondelacopropriété.ca












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