Parizeau et le FRAPRU sur la même longueur d'onde ? - Québec devrait mettre l'accent sur le logement social
S'il y a un domaine où le gouvernement Landry pourrait mettre un peu plus d'ardeur à la tâche, c'est bien celui du logement. Ils étaient deux ce week-end de conseil national à faire le même constat: l'ancien premier ministre Jacques Parizeau, d'une part, qui rêve d'un grand programme en la matière, et le FRAPRU, d'autre part, qui demande notamment la reconduction du programme de supplément au loyer.
Dans une entrevue accordée au Soleil comme seul il sait en donner, Jacques Parizeau a livré la recette qu'il appliquerait si les rênes du pouvoirs étaient encore entre ses mains. «Il faut battre le rappel des souverainistes», a-t-il ainsi lancé avant d'expliquer qu'à l'heure des sondages catastrophiques, l'imagination était la seule façon de désembourber le Parti québécois.
Par exemple, a-t-il précisé, pour présenter «à nouveau l'image de changement», Bernard Landry devrait mettre en oeuvre un grand programme d'habitation ayant pour but la construction de nouveaux logements sociaux. Avouant avoir été «bouleversé» par la plus récente crise du logement, il conseille au premier ministre de redoubler d'effort dans ce domaine même si, reconnaît-t-il, le nombre de mises en chantier a doublé en juillet dernier.
Supplément de loyer
Le son de cloche était similaire, hier, en marge d'une conférence de presse où les représentants du gouvernement ont justement inauguré six projets d'habitation communautaire et sociale dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. François Saillant, représentant du Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, a exhorté le conseil des ministres à reconduire une fois pour toutes le programme de supplément au loyer. Dans le cas contraire, 450 ménages n'auront d'autre choix que de quitter leur logement d'ici à sept mois,
prévoit-il.
Le supplément au loyer est un programme dont profitent actuellement 3205 ménages à faibles revenus. Ceux-ci reçoivent un montant allant jusqu'à 183 $ par mois afin de ramener leur loyer à celui d'un HLM. Si le gouvernement n'honore pas sa promesse faite en 1998 de prolonger le programme de cinq à dix ans, 450 ménages verront leur loyer augmenter d'un coup en mars prochain, après quoi viendra successivement le tour des quelque 2700 autres ménages. «C'est une réelle épée de Damoclès qui plane au-dessus de la tête de ces personnes», déplore M. Saillant.
Pour le ministre délégué à l'Habitation, Jacques Côté, ce n'est qu'une question de temps avant que le Conseil du trésor ne donne son feu vert à cette initiative. «Nous avons transmis il y a quelques semaines un mémoire au conseil des ministres. Je pense que d'ici aux Fêtes, nous irons de l'avant avec le programme», a-t-il dit. Mais une chose est sûre, a-t-il insisté, le gouvernement a la ferme intention de respecter ses engagements avant les prochaines élections.
Dans une entrevue accordée au Soleil comme seul il sait en donner, Jacques Parizeau a livré la recette qu'il appliquerait si les rênes du pouvoirs étaient encore entre ses mains. «Il faut battre le rappel des souverainistes», a-t-il ainsi lancé avant d'expliquer qu'à l'heure des sondages catastrophiques, l'imagination était la seule façon de désembourber le Parti québécois.
Par exemple, a-t-il précisé, pour présenter «à nouveau l'image de changement», Bernard Landry devrait mettre en oeuvre un grand programme d'habitation ayant pour but la construction de nouveaux logements sociaux. Avouant avoir été «bouleversé» par la plus récente crise du logement, il conseille au premier ministre de redoubler d'effort dans ce domaine même si, reconnaît-t-il, le nombre de mises en chantier a doublé en juillet dernier.
Supplément de loyer
Le son de cloche était similaire, hier, en marge d'une conférence de presse où les représentants du gouvernement ont justement inauguré six projets d'habitation communautaire et sociale dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. François Saillant, représentant du Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, a exhorté le conseil des ministres à reconduire une fois pour toutes le programme de supplément au loyer. Dans le cas contraire, 450 ménages n'auront d'autre choix que de quitter leur logement d'ici à sept mois,
prévoit-il.
Le supplément au loyer est un programme dont profitent actuellement 3205 ménages à faibles revenus. Ceux-ci reçoivent un montant allant jusqu'à 183 $ par mois afin de ramener leur loyer à celui d'un HLM. Si le gouvernement n'honore pas sa promesse faite en 1998 de prolonger le programme de cinq à dix ans, 450 ménages verront leur loyer augmenter d'un coup en mars prochain, après quoi viendra successivement le tour des quelque 2700 autres ménages. «C'est une réelle épée de Damoclès qui plane au-dessus de la tête de ces personnes», déplore M. Saillant.
Pour le ministre délégué à l'Habitation, Jacques Côté, ce n'est qu'une question de temps avant que le Conseil du trésor ne donne son feu vert à cette initiative. «Nous avons transmis il y a quelques semaines un mémoire au conseil des ministres. Je pense que d'ici aux Fêtes, nous irons de l'avant avec le programme», a-t-il dit. Mais une chose est sûre, a-t-il insisté, le gouvernement a la ferme intention de respecter ses engagements avant les prochaines élections.
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