Vol AF358: l'appareil se serait posé trop loin sur la piste
6 août 2005
Actualités en société
Toronto — Le vol 358 d'Air France s'est posé plus loin sur la piste d'atterrissage que ne le ferait normalement un appareil semblable, a déclaré hier le principal responsable de l'enquête ayant pour but de déterminer les causes de l'accident survenu mardi dernier à l'aéroport international Pearson de Toronto.
Réal Levasseur, le responsable de l'enquête au Bureau de la sécurité des transports, a fait savoir hier que des données importantes contenues dans les deux boîtes noires de l'appareil Airbus A340 avaient pu être récupérées à Paris.
Les renseignements issus des données du vol et de l'enregistrement des conversations dans la cabine des pilotes permettront aux enquêteurs de déterminer quelles pièces de l'appareil méritent d'être analysées de manière plus approfondie, a déclaré M. Levasseur en conférence de presse.
«Je suis très heureux d'annoncer que nous avons de bonnes données, des données solides qui nous permettront de commencer à enlever des morceaux d'épave du site beaucoup plus rapidement que nous l'avions prévu», a affirmé M. Levasseur.
Plus tôt dans la journée, l'enquêteur avait fait savoir que l'appareil d'Air France, qui a dérapé à l'atterrissage avant de s'écraser dans un petit ravin et de prendre feu, avait touché le sol «plus loin que la normale, ou plus loin que d'habitude» pour un avion de ce type. «La longueur exacte, c'est ce que nous tentons de déterminer en ce moment», a-t-il dit.
Des témoins ont déjà avancé que l'avion qui transportait 309 passagers et membres d'équipage avait franchi près de la moitié de la piste d'atterrissage au moment où il s'est posé au sol.
«S'ils ont atterri loin sur la piste, les causes pourraient être multiples», a indiqué Paul Straznicky, un professeur d'ingénierie aérospatiale et mécanique à l'université Carleton d'Ottawa. «Ce pourrait être en partie à cause de la météo [ou] des pilotes, la météo ayant déréglé les instruments de la cabine. Une autre cause pourrait être une défaillance de l'équipement.»
Plusieurs scénarios
M. Levasseur refuse de réduire l'étendue de l'enquête, insistant pour dire que toutes les possibilités seront étudiées. Toutefois, plusieurs scénarios possibles ont déjà été écartés par les enquêteurs.
Rien ne semble indiquer, par exemple, que les pilotes aient tenté de décoller de nouveau après s'être posés au sol, ou encore que la foudre ait frappé l'appareil durant sa descente, a dit M. Levasseur.
Par ailleurs, rien n'indique qu'il y aurait eu une microrafale, un changement brusque dans la direction du vent, qui aurait affecté l'atterrissage. Les pneus ne montrent aucun signe d'aquaplanage, phénomène où le caoutchouc ne touche pas au sol à cause d'une trop grande quantité d'eau sur la piste.
M. Levasseur a de nombreuses fois déclaré que les pilotes n'ont jamais fait savoir qu'ils étaient en difficulté durant la phase d'atterrissage. «Ce qui écarterait la possibilité d'un cisaillement du vent, a affirmé M. Straznicky. Les pilotes en auraient été conscients.»
Malgré un freinage d'urgence — on a retrouvé des traces de dérapage sur une distance d'au moins 1600 pieds sur la piste d'atterrissage — l'avion a quitté la piste à une vitesse de près de 150 km/h. Tout le monde à bord a survécu, seulement 43 personnes ayant subi des blessures mineures.
Hier, le copilote et les membres du personnel de cabine avaient tous été interrogés. Les enquêteurs attendaient d'interroger le capitaine, qui souffre toujours de blessures au dos subies lors de l'accident.
M. Levasseur a indiqué que la cabine — un endroit où les enquêteurs peuvent retrouver plusieurs renseignements importants — n'avait pas subi autant de dommages que le reste de l'appareil.
Il a ajouté que les quatre inverseurs de poussée de l'avion, qui permettent à l'appareil de ralentir à l'atterrissage, fonctionnaient bien au moment de toucher le sol.
M. Levasseur a également rejeté la théorie voulant que la piste d'atterrissage, qui mesure près de 2,75 km, n'était pas assez longue pour l'Airbus A340. «Un appareil comme le 340 peut atterrir sur une distance beaucoup plus courte», a-t-il dit.
Réal Levasseur, le responsable de l'enquête au Bureau de la sécurité des transports, a fait savoir hier que des données importantes contenues dans les deux boîtes noires de l'appareil Airbus A340 avaient pu être récupérées à Paris.
Les renseignements issus des données du vol et de l'enregistrement des conversations dans la cabine des pilotes permettront aux enquêteurs de déterminer quelles pièces de l'appareil méritent d'être analysées de manière plus approfondie, a déclaré M. Levasseur en conférence de presse.
«Je suis très heureux d'annoncer que nous avons de bonnes données, des données solides qui nous permettront de commencer à enlever des morceaux d'épave du site beaucoup plus rapidement que nous l'avions prévu», a affirmé M. Levasseur.
Plus tôt dans la journée, l'enquêteur avait fait savoir que l'appareil d'Air France, qui a dérapé à l'atterrissage avant de s'écraser dans un petit ravin et de prendre feu, avait touché le sol «plus loin que la normale, ou plus loin que d'habitude» pour un avion de ce type. «La longueur exacte, c'est ce que nous tentons de déterminer en ce moment», a-t-il dit.
Des témoins ont déjà avancé que l'avion qui transportait 309 passagers et membres d'équipage avait franchi près de la moitié de la piste d'atterrissage au moment où il s'est posé au sol.
«S'ils ont atterri loin sur la piste, les causes pourraient être multiples», a indiqué Paul Straznicky, un professeur d'ingénierie aérospatiale et mécanique à l'université Carleton d'Ottawa. «Ce pourrait être en partie à cause de la météo [ou] des pilotes, la météo ayant déréglé les instruments de la cabine. Une autre cause pourrait être une défaillance de l'équipement.»
Plusieurs scénarios
M. Levasseur refuse de réduire l'étendue de l'enquête, insistant pour dire que toutes les possibilités seront étudiées. Toutefois, plusieurs scénarios possibles ont déjà été écartés par les enquêteurs.
Rien ne semble indiquer, par exemple, que les pilotes aient tenté de décoller de nouveau après s'être posés au sol, ou encore que la foudre ait frappé l'appareil durant sa descente, a dit M. Levasseur.
Par ailleurs, rien n'indique qu'il y aurait eu une microrafale, un changement brusque dans la direction du vent, qui aurait affecté l'atterrissage. Les pneus ne montrent aucun signe d'aquaplanage, phénomène où le caoutchouc ne touche pas au sol à cause d'une trop grande quantité d'eau sur la piste.
M. Levasseur a de nombreuses fois déclaré que les pilotes n'ont jamais fait savoir qu'ils étaient en difficulté durant la phase d'atterrissage. «Ce qui écarterait la possibilité d'un cisaillement du vent, a affirmé M. Straznicky. Les pilotes en auraient été conscients.»
Malgré un freinage d'urgence — on a retrouvé des traces de dérapage sur une distance d'au moins 1600 pieds sur la piste d'atterrissage — l'avion a quitté la piste à une vitesse de près de 150 km/h. Tout le monde à bord a survécu, seulement 43 personnes ayant subi des blessures mineures.
Hier, le copilote et les membres du personnel de cabine avaient tous été interrogés. Les enquêteurs attendaient d'interroger le capitaine, qui souffre toujours de blessures au dos subies lors de l'accident.
M. Levasseur a indiqué que la cabine — un endroit où les enquêteurs peuvent retrouver plusieurs renseignements importants — n'avait pas subi autant de dommages que le reste de l'appareil.
Il a ajouté que les quatre inverseurs de poussée de l'avion, qui permettent à l'appareil de ralentir à l'atterrissage, fonctionnaient bien au moment de toucher le sol.
M. Levasseur a également rejeté la théorie voulant que la piste d'atterrissage, qui mesure près de 2,75 km, n'était pas assez longue pour l'Airbus A340. «Un appareil comme le 340 peut atterrir sur une distance beaucoup plus courte», a-t-il dit.
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