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Nouveau cas de vache folle aux États-Unis - L'interdiction américaine, un mal pour un bien

28 juillet 2005  Actualités en société
Toronto — L'industrie canadienne du boeuf affirme être dans une position plus concurrentielle sur le marché international de l'élevage à la suite d'une interdiction de deux ans imposée par les États-Unis aux importations bovines du Canada, après la découverte de cas de la maladie de la vache folle.

La fermeture de la frontière américaine au bétail canadien a fait perdre à ce secteur environ 7 milliards de dollars mais cela a aussi donné lieu à un renouvellement de l'industrie bovine canadienne, a indiqué hier l'Association des éleveurs de l'Ontario.

«Cela a fait de nous un des principaux concurrents des États-Unis sur les marchés internationaux, a déclaré le président de l'association, Ian McKillop. En transformant les animaux au Canada, en mettant le boeuf dans des boîtes, nous avons la possibilité de l'expédier partout dans le monde.»

Ambassadeur conscient

Les conséquences d'une réduction des exportations canadiennes de boeuf aux États-Unis, grâce à la plus grande capacité du Canada à transiger directement sur les marchés internationaux, n'a pas échappé à l'ambassadeur américain à Ottawa, David Wilkins.

«C'est une possibilité mais de toute évidence, la fermeture de la frontière a nuit également au Canada et aux États-Unis, a dit M. Wilkins, qui a rencontré des fermiers ontariens pour discuter avec eux de la récente réouverture de la frontière. La position de l'administration est très claire, soit que nous appuyons l'ouverture des frontières ainsi que la reprise du commerce de bétail canadien aux États-Unis.»

Nouveau cas

L'ambassadeur a fait ces commentaires quelques heures à peine après l'annonce, par les autorités américaines, d'un nouveau cas possible de maladie de la vache folle dans ce pays. Les circonstances entourant ce cas, notamment l'origine de la bête, n'ont pas encore été établies.

Le commerce de bétail a repris la semaine dernière entre le Canada et les États-Unis, alors que depuis deux ans les fermiers étaient aux prises avec des difficultés relatives à la fermeture de la frontière. La reprise du commerce vise les animaux de moins de 30 mois, qui sont considérés comme présentant moins de risques d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).

La prochaine étape consisterait à autoriser les animaux plus vieux, dont les animaux de reproduction, à franchir la frontière.

«Cette question continuera d'être suivie par notre ministère de l'Agriculture. Les conclusions seront établies à partir de données scientifiques», a dit M. Wilkins.

Après leur rencontre avec le représentant américain, les éleveurs canadiens sont sortis confiants que ces questions seront réglées en temps opportun.
 
 
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