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Les rebelles millionnaires

Le thème de la rébellion est récupéré jusqu'à plus soif. Haro sur la «fausse subversion».

Madonna, adoptant la posture rebelle, a crié à la foule réunie le 2 juillet dernier à l’occasion du spectacle Live 8 de Hyde Park, à Londres, qu’il fallait «déclencher la révolution».
Photo : Agence France-Presse
Madonna, adoptant la posture rebelle, a crié à la foule réunie le 2 juillet dernier à l’occasion du spectacle Live 8 de Hyde Park, à Londres, qu’il fallait «déclencher la révolution».
Être «rebelle», y a-t-il aujourd'hui ambition plus souhaitée, plus exhibée? Au Live 8, bien sûr, mais aussi dans la publicité, dans le marketing, dans la littérature, en politique. Pourquoi donc? Ce thème phare de la contre-culture, cher à la génération du baby-boom, a été grossièrement récupéré, déplorent plusieurs observateurs. Même qu'aujourd'hui, en une ère bouleversée par cette «révolte révoltante» qu'est le terrorisme, il commence ici et là à susciter méfiance, voire nausée.
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  • Marc Hivon
    Inscrit
    dimanche 10 juillet 2005 08h38
    Tirer sur le messager...
    Bien sûr, il est probable que les billionnaires du rock qui ont participé au Live 8 atteignent, voire dépassent le 0,7% de leur fortune, ou devrais-je dire de leur PIB, lorsque vient le temps de venir en aide financièrement aux plus démunis de la planète. Encore faudrait-il vérifier. Mais que représente le don d'un million de dollars lorsque que vous en avez 500 dans votre bas de laine?

    Les «rebelles» du Live 8 donnent sans que cela ne les prive de leur jet privé, de leur collection de vieilles voitures, de leurs villas sur la côte. Voilà une bien petite rébellion. Donner, c'est se priver de quelque chose au profit de l'autre.

    Et puis, il me semble qu'il y a quelque chose de particulièrement indécent lorsque l'essentiel du message visant à dénoncer la misère humaine passe par le déhanchement et le beau petit cul de Madona, le tout dans une performance musicale plutôt ordinaire, dont les plus grands mérites reviennent aux musiciens qui la soutiennent à bout de bras..

    Marc Hivon (Québec)

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