Les rebelles millionnaires
Le thème de la rébellion est récupéré jusqu'à plus soif. Haro sur la «fausse subversion».
Photo : Agence France-Presse
Madonna, adoptant la posture rebelle, a crié à la foule réunie le 2 juillet dernier à l’occasion du spectacle Live 8 de Hyde Park, à Londres, qu’il fallait «déclencher la révolution».
Être «rebelle», y a-t-il aujourd'hui ambition plus souhaitée, plus exhibée? Au Live 8, bien sûr, mais aussi dans la publicité, dans le marketing, dans la littérature, en politique. Pourquoi donc? Ce thème phare de la contre-culture, cher à la génération du baby-boom, a été grossièrement récupéré, déplorent plusieurs observateurs. Même qu'aujourd'hui, en une ère bouleversée par cette «révolte révoltante» qu'est le terrorisme, il commence ici et là à susciter méfiance, voire nausée.
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