Première scientifique - La sonde de Deep Impact devait percuter une comète ce matin
Photo : Agence Reuters
Sur cette illustration de la main d’un artiste, on peut distinguer l’engin spatial Deep Impact au moment où le projectile qu’il a lancé percute la comète Tempel 1.
Pasadena — Six mois après avoir été lancé par la NASA, l'engin spatial Deep Impact a largué avec succès hier matin un «impacteur», projectile de cuivre de 370 kg qui devait percuter ce matin la comète Tempel, afin d'étudier son coeur de glace.
Le but de ce feu d'artifice cosmique, qui doit se produire le jour de la fête nationale américaine, est de voir — pour la première fois — le coeur glacé d'une comète. Les scientifiques espèrent ainsi recueillir des données permettant de mieux comprendre la formation du système solaire.
La comète Tempel 1, qui se trouve actuellement à environ 130 millions de kilomètres de la Terre, évolue sur une orbite elliptique entre Mars et Jupiter. Le choc avec la sonde de cuivre ne devrait pas altérer de façon significative son trajet autour du soleil, a assuré la NASA. D'après l'agence spatiale américaine, cette mission, d'un coût de 333 millions de dollars, ne présente aucun danger pour la Terre.
Depuis le «Jet Propulsion Laboratory» de la NASA à Pasadena, en Californie, les responsables de la mission ont applaudi juste après la séparation. «Le larguage s'est passé très bien», a déclaré le responsable de la mission, Rick Grammier. «La moitié des obstacles ont été franchis.»
Collision
La collision à grande vitesse (37 000 km/h) entre la comète et la sonde devait être visible au télescope depuis certaines régions du continent américain. Elle devrait creuser dans Tempel 1 un cratère de la taille d'une maison ou d'un stade. Elle devrait également projeter de la glace, des poussières et des gaz, révélant la matière vierge jusqu'alors sous la surface du noyau de Tempel 1.
À condition bien sûr que la sonde maintienne sa trajectoire. Après son larguage, «impactor» devait en effet parcourir encore 800 000 km pour atteindre la comète. L'impact produira un effet similaire à l'explosion de près de cinq tonnes d'explosif TNT.
Pendant ce temps, l'engin spatial Deep Impact (titre d'un film de science-fiction sorti en 1998) doit se repositionner et prendre place à environ 8000 km de là — aux premières loges — pour photographier la rencontre explosive et envoyer à la Terre les images haute résolution et infrarouge.
L'impact, prévu aujourd'hui à 1h52 du matin, sera également suivi par les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer. L'Agence spatiale européenne (ESA) fera appel à son chasseur de comète Rosetta et à son observatoire XMM-Newton. Au total, des scientifiques d'une vingtaine de pays observeront la collision.
Les comètes se sont formées il y a environ 4,5 milliards d'années, à peu près en même temps que le système solaire lui-même. Lorsqu'un nuage de gaz et de poussière s'est condensé pour créer le Soleil et les planètes, les comètes se sont formées à partir des ingrédients qu'il restait. Leur étude devrait donc fournir de précieuses informations. Jusqu'à présent, seules les particules contenues dans la queue des comètes ont pu être prélevées et examinées. La mission Deep Impact doit permettre pour la première fois de regarder ce que renferme la croûte du noyau.
Lancé de Cap Canaveral, en Floride, Deep Impact a entamé le 12 janvier un voyage de six mois et 431 millions de kilomètres.
Le but de ce feu d'artifice cosmique, qui doit se produire le jour de la fête nationale américaine, est de voir — pour la première fois — le coeur glacé d'une comète. Les scientifiques espèrent ainsi recueillir des données permettant de mieux comprendre la formation du système solaire.
La comète Tempel 1, qui se trouve actuellement à environ 130 millions de kilomètres de la Terre, évolue sur une orbite elliptique entre Mars et Jupiter. Le choc avec la sonde de cuivre ne devrait pas altérer de façon significative son trajet autour du soleil, a assuré la NASA. D'après l'agence spatiale américaine, cette mission, d'un coût de 333 millions de dollars, ne présente aucun danger pour la Terre.
Depuis le «Jet Propulsion Laboratory» de la NASA à Pasadena, en Californie, les responsables de la mission ont applaudi juste après la séparation. «Le larguage s'est passé très bien», a déclaré le responsable de la mission, Rick Grammier. «La moitié des obstacles ont été franchis.»
Collision
La collision à grande vitesse (37 000 km/h) entre la comète et la sonde devait être visible au télescope depuis certaines régions du continent américain. Elle devrait creuser dans Tempel 1 un cratère de la taille d'une maison ou d'un stade. Elle devrait également projeter de la glace, des poussières et des gaz, révélant la matière vierge jusqu'alors sous la surface du noyau de Tempel 1.
À condition bien sûr que la sonde maintienne sa trajectoire. Après son larguage, «impactor» devait en effet parcourir encore 800 000 km pour atteindre la comète. L'impact produira un effet similaire à l'explosion de près de cinq tonnes d'explosif TNT.
Pendant ce temps, l'engin spatial Deep Impact (titre d'un film de science-fiction sorti en 1998) doit se repositionner et prendre place à environ 8000 km de là — aux premières loges — pour photographier la rencontre explosive et envoyer à la Terre les images haute résolution et infrarouge.
L'impact, prévu aujourd'hui à 1h52 du matin, sera également suivi par les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer. L'Agence spatiale européenne (ESA) fera appel à son chasseur de comète Rosetta et à son observatoire XMM-Newton. Au total, des scientifiques d'une vingtaine de pays observeront la collision.
Les comètes se sont formées il y a environ 4,5 milliards d'années, à peu près en même temps que le système solaire lui-même. Lorsqu'un nuage de gaz et de poussière s'est condensé pour créer le Soleil et les planètes, les comètes se sont formées à partir des ingrédients qu'il restait. Leur étude devrait donc fournir de précieuses informations. Jusqu'à présent, seules les particules contenues dans la queue des comètes ont pu être prélevées et examinées. La mission Deep Impact doit permettre pour la première fois de regarder ce que renferme la croûte du noyau.
Lancé de Cap Canaveral, en Floride, Deep Impact a entamé le 12 janvier un voyage de six mois et 431 millions de kilomètres.
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