Des immigrants sans statut marcheront jusqu'à Ottawa
Photo : Agence Reuters
Une centaine de manifestants, dont Ruth, Mexicaine d’origine, ont entrepris samedi à Montréal une marche qui les mènera jusqu’à Ottawa afin de sensibiliser les autorités à la situation des immigrants sans statut.
Les bras criblés de cicatrices qu'elle exhibe lorsqu'elle parle de la torture subie dans son Mexique natal, Ruth marchait hier avec ses deux filles de 7 ans et 3 ans, pour la régularisation de la situation des immigrants sans statut. Elle fait partie du contingent d'une centaine d'immigrants et de militants venus les appuyer qui ont quitté Montréal à pied en fin de semaine pour un périple qui les conduira dans la capitale fédérale samedi prochain.
Militante du PRD, un parti de gauche mexicain, Ruth s'était vu octroyer le statut de réfugié. Elle a cependant quitté le Canada en coup de vent afin, dit-elle, de protéger sa famille menacée par des groupes armés. Elle a vécu «cachée» au Mexique pendant deux ans et demi. À son retour, les autorités d'immigration lui ont retiré son statut de réfugiée et elle attend maintenant une nouvelle audience pour réexaminer son cas.
«Je marche certes pour sensibiliser le gouvernement à notre situation, mais aussi pour que la société civile nous appuie et prenne conscience de tout ce qui nous arrive», explique la femme de 25 ans, dont la plus jeune fille est née au Canada. Sa situation précaire l'empêche d'avoir accès à des soins médicaux pour sa famille. «Ma fille a besoin de voir un psychologue à cause de ce qu'elle a subi, ce n'est pas possible», déplore la jeune femme, qui ne peut travailler légalement faute de permis.
À quelques enjambées de Ruth, le Zimbabwéen Themba souhaitait lui aussi, par son geste, «que les Canadiens sachent dans quelles conditions vivent les réfugiés» comme lui. Contrairement à la Mexicaine, l'homme de 47 ans vit séparé de sa famille depuis quatre ans, lorsqu'il a fui son pays d'origine, craignant d'être persécuté en raison de son engagement politique. «C'est très difficile. Je ne peux ni aller là-bas ni les faire venir», explique le père dont les quatre enfants sont dispersés chez des amis au Zimbabwe. Le statut de réfugié lui ayant été refusé, il attend maintenant une révision de son dossier en cour fédérale. Themba croyait que le Canada, en tant que pays du Commonwealth, serait au fait de la situation politique difficile qui prévaut dans son pays. «Je ne sais plus quoi penser», laisse-t-il tomber, las de vivre dans l'incertitude.
Les participants à la marche «Personne n'est illégal» devraient arriver samedi prochain à Ottawa. Ils espèrent rencontrer le ministre responsable de l'Immigration, Joe Volpe, pour lui demander un programme de régularisation des sans-statut et la fin des expulsions d'immigrants.
Militante du PRD, un parti de gauche mexicain, Ruth s'était vu octroyer le statut de réfugié. Elle a cependant quitté le Canada en coup de vent afin, dit-elle, de protéger sa famille menacée par des groupes armés. Elle a vécu «cachée» au Mexique pendant deux ans et demi. À son retour, les autorités d'immigration lui ont retiré son statut de réfugiée et elle attend maintenant une nouvelle audience pour réexaminer son cas.
«Je marche certes pour sensibiliser le gouvernement à notre situation, mais aussi pour que la société civile nous appuie et prenne conscience de tout ce qui nous arrive», explique la femme de 25 ans, dont la plus jeune fille est née au Canada. Sa situation précaire l'empêche d'avoir accès à des soins médicaux pour sa famille. «Ma fille a besoin de voir un psychologue à cause de ce qu'elle a subi, ce n'est pas possible», déplore la jeune femme, qui ne peut travailler légalement faute de permis.
À quelques enjambées de Ruth, le Zimbabwéen Themba souhaitait lui aussi, par son geste, «que les Canadiens sachent dans quelles conditions vivent les réfugiés» comme lui. Contrairement à la Mexicaine, l'homme de 47 ans vit séparé de sa famille depuis quatre ans, lorsqu'il a fui son pays d'origine, craignant d'être persécuté en raison de son engagement politique. «C'est très difficile. Je ne peux ni aller là-bas ni les faire venir», explique le père dont les quatre enfants sont dispersés chez des amis au Zimbabwe. Le statut de réfugié lui ayant été refusé, il attend maintenant une révision de son dossier en cour fédérale. Themba croyait que le Canada, en tant que pays du Commonwealth, serait au fait de la situation politique difficile qui prévaut dans son pays. «Je ne sais plus quoi penser», laisse-t-il tomber, las de vivre dans l'incertitude.
Les participants à la marche «Personne n'est illégal» devraient arriver samedi prochain à Ottawa. Ils espèrent rencontrer le ministre responsable de l'Immigration, Joe Volpe, pour lui demander un programme de régularisation des sans-statut et la fin des expulsions d'immigrants.
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