Montréal - Le consulat israélien restera ouvert
Shimon Peres a tenu compte du caractère particulier du Québec
Israël est revenu sur sa décision de fermer son consulat général à Montréal dans la foulée de fermetures qui menaçaient huit ambassades et plusieurs de ses consulats à travers le monde.
Le ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre d'Israël, Shimon Peres, s'est rendu aux arguments que lui ont présentés la communauté juive du Québec ainsi que la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, et le maire de Montréal, Gérald Tremblay. Premier consulat israélien à ouvrir en Amérique du Nord dès 1949, soit un an après la création de l'État hébreu, le consulat général d'Israël de Montréal est sauvé de façon permanente.
«Ce qui a prévalu, ce n'est pas le nombre, mais le caractère spécifique du Québec», a indiqué Joseph Gabay, le président du Congrès juif canadien, section Québec.
Même le président du Congrès juif canadien, Keith Landy, a envoyé une lettre à Shimon Peres, signalant que le Québec ne pouvait être desservi adéquatement par l'ambassade du Canada ou le consulat général de Toronto, a fait valoir M. Gabay. Les organismes communautaires de la communauté juive ont d'ailleurs fait des représentations allant dans le même sens, a-t-il souligné.
«Il y a eu quand même une bonne pression exercée par le milieu», a dit Annie Myara, responsable des relations avec la presse au Consulat général d'Israël de Montréal. Basée principalement à Montréal, la communauté juive du Québec compte plus de 100 000 personnes, dont 20 000 séfarades d'expression française.
«La dimension francophone en Amérique du Nord devait être prise en compte», tout comme le fait que «Montréal est une grande ville internationale qui accueille une centaine d'organismes internationaux», a fait valoir hier Louise Beaudoin. Dans une lettre qu'elle a adressée le 24 juillet dernier à M. Peres, la ministre soulignait «le rôle capital du seul poste diplomatique israélien desservant la principale communauté francophone de ce continent». Mme Beaudoin a fait la connaissance de M. Peres il y a quinze ans, alors qu'elle représentait le Parti québécois à l'Internationale socialiste et M. Peres, le Parti travailliste d'Israël. Il y a deux ans, le premier ministre Bernard Landry, lors d'une mission en Israël, a rencontré M. Peres.
En 1997, le Québec et Israël ont signé une entente de coopération en matière de culture, d'éducation et de science et technologie. Dans les milieux universitaires, les échanges entre Israël et le Québec sont d'ailleurs nombreux.
À la fin de juillet, Israël avait annoncé un plan d'austérité qui comprenait la fermeture de huit ambassades et de plusieurs consulats afin de réaliser des économies de 40 millions de shekels, ou 13 millions de dollars. Les ambassades de Panama, de Nouvelle-Zélande, du Zimbabwe et du Bélarus étaient visées. Dans ce dernier cas, Israël a conservé son ambassade, tout comme les consulats de Marseille et de Montréal. L'État hébreu est aux prises avec un énorme déficit budgétaire. Le produit intérieur brut a régressé de 0,5 % l'an dernier, la monnaie nationale a perdu 20 % de sa valeur par rapport au billet vert américain et les dépenses pour la défense ont grimpé en flèche. Chômage et inflation ont atteint des niveaux records.
Le ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre d'Israël, Shimon Peres, s'est rendu aux arguments que lui ont présentés la communauté juive du Québec ainsi que la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, et le maire de Montréal, Gérald Tremblay. Premier consulat israélien à ouvrir en Amérique du Nord dès 1949, soit un an après la création de l'État hébreu, le consulat général d'Israël de Montréal est sauvé de façon permanente.
«Ce qui a prévalu, ce n'est pas le nombre, mais le caractère spécifique du Québec», a indiqué Joseph Gabay, le président du Congrès juif canadien, section Québec.
Même le président du Congrès juif canadien, Keith Landy, a envoyé une lettre à Shimon Peres, signalant que le Québec ne pouvait être desservi adéquatement par l'ambassade du Canada ou le consulat général de Toronto, a fait valoir M. Gabay. Les organismes communautaires de la communauté juive ont d'ailleurs fait des représentations allant dans le même sens, a-t-il souligné.
«Il y a eu quand même une bonne pression exercée par le milieu», a dit Annie Myara, responsable des relations avec la presse au Consulat général d'Israël de Montréal. Basée principalement à Montréal, la communauté juive du Québec compte plus de 100 000 personnes, dont 20 000 séfarades d'expression française.
«La dimension francophone en Amérique du Nord devait être prise en compte», tout comme le fait que «Montréal est une grande ville internationale qui accueille une centaine d'organismes internationaux», a fait valoir hier Louise Beaudoin. Dans une lettre qu'elle a adressée le 24 juillet dernier à M. Peres, la ministre soulignait «le rôle capital du seul poste diplomatique israélien desservant la principale communauté francophone de ce continent». Mme Beaudoin a fait la connaissance de M. Peres il y a quinze ans, alors qu'elle représentait le Parti québécois à l'Internationale socialiste et M. Peres, le Parti travailliste d'Israël. Il y a deux ans, le premier ministre Bernard Landry, lors d'une mission en Israël, a rencontré M. Peres.
En 1997, le Québec et Israël ont signé une entente de coopération en matière de culture, d'éducation et de science et technologie. Dans les milieux universitaires, les échanges entre Israël et le Québec sont d'ailleurs nombreux.
À la fin de juillet, Israël avait annoncé un plan d'austérité qui comprenait la fermeture de huit ambassades et de plusieurs consulats afin de réaliser des économies de 40 millions de shekels, ou 13 millions de dollars. Les ambassades de Panama, de Nouvelle-Zélande, du Zimbabwe et du Bélarus étaient visées. Dans ce dernier cas, Israël a conservé son ambassade, tout comme les consulats de Marseille et de Montréal. L'État hébreu est aux prises avec un énorme déficit budgétaire. Le produit intérieur brut a régressé de 0,5 % l'an dernier, la monnaie nationale a perdu 20 % de sa valeur par rapport au billet vert américain et les dépenses pour la défense ont grimpé en flèche. Chômage et inflation ont atteint des niveaux records.
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