Inventer du faux pour cacher le vrai
Les marchands de soupes en converse, de plats surgelés ou de sauces en carton risquent de remplacer le GMS par un ersatz offrant une valeur ajoutée à celui qui le fabriquera et le mettra en marché, mais pas forcément à la personne qui le consommera
On vit une époque formidable. Une époque où l'abondance est à l'honneur dans les épiceries et où l'innocuité des aliments ne se retrouve pas seulement dans les conseils édifiants du ministère de l'Agriculture (MAPAQ) sur la cuisson du boeuf haché. Une époque aussi où la quête du beau, du bon, du normalisé, de l'homogène et du pratique stimule sans cesse l'imagination des industries agroalimentaires, au risque de les mener parfois à sombrer dans des paradoxes particulièrement savoureux.
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