Vers des sous-emplois pour assistés sociaux?
Les organismes de lutte contre la pauvreté craignent que la nouvelle mouture de la réforme de l'aide sociale, qui devrait être présentée ce soir à l'Assemblée nationale, n'ouvre la porte à des emplois de seconde zone pour les assistés sociaux et déplorent le refus du gouvernement d'indexer pleinement les prestations.
Selon des informations publiées hier par la Presse canadienne, la pleine indexation des prestations, tant réclamée par ces groupes, ne serait pas au rendez-vous dans les amendements prévus au projet de loi 57. De surcroît, Québec pourrait verser directement des primes d'incitation à l'emploi à des entreprises d'économie sociale ou à des groupes communautaires qui viennent en aide aux assistés sociaux, plutôt qu'aux prestataires.
«On veut créer des jobs de six mois dans l'économie sociale, ce serait des sous-jobs temporaires dans le secteur communautaire. Nous, on voudrait que les gens aient accès à une formation, qui leur permettrait après d'intégrer le marché du travail à long terme», soutient le porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales, Éric Bondo. Il s'inquiète de voir le gouvernement opérer de tels changements alors qu'il ne prévoit aucune somme supplémentaire pour des mesures d'employabilité.
Il craint qu'une telle façon de faire n'ouvre la porte à des abus et qu'une partie des sommes auparavant allouées aux individus participant à des mesures d'employabilité ne soit utilisée pour assumer le fonctionnement d'organismes communautaires.
La porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Vivian Labrie, souligne que les 129 millions en cinq ans prévus pour ces fameuses primes d'incitation au travail, selon la dernière étude des crédits, sont financés par la décision de ne pas indexer pleinement les prestations et par les récents resserrements des critères (125 millions en cinq ans). «On transfère le revenu de subsistance des gens vers des groupes, de façon sélective. C'est très grave comme approche», fait valoir Mme Labrie, notant que la mesure ne bénéficierait qu'à 10 % des assistés sociaux.
«On diminue le pouvoir d'achat de l'ensemble des prestataires pour aller mettre un peu d'argent en primes qui ne sont pas offertes à tout le monde. [...] Le gouvernement met moins d'argent dans l'économie locale: les gens ne l'auront pas cet argent-là pour aller à l'épicerie», renchérit Mme Labrie, qui exige le retrait pur et simple du projet de loi 57, élaboré par le prédécesseur de Mme Courchesne, Claude Béchard. Ce dernier avait présenté une première vague d'amendement en décembre dernier, après une consultation houleuse.
Selon des informations publiées hier par la Presse canadienne, la pleine indexation des prestations, tant réclamée par ces groupes, ne serait pas au rendez-vous dans les amendements prévus au projet de loi 57. De surcroît, Québec pourrait verser directement des primes d'incitation à l'emploi à des entreprises d'économie sociale ou à des groupes communautaires qui viennent en aide aux assistés sociaux, plutôt qu'aux prestataires.
«On veut créer des jobs de six mois dans l'économie sociale, ce serait des sous-jobs temporaires dans le secteur communautaire. Nous, on voudrait que les gens aient accès à une formation, qui leur permettrait après d'intégrer le marché du travail à long terme», soutient le porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales, Éric Bondo. Il s'inquiète de voir le gouvernement opérer de tels changements alors qu'il ne prévoit aucune somme supplémentaire pour des mesures d'employabilité.
Il craint qu'une telle façon de faire n'ouvre la porte à des abus et qu'une partie des sommes auparavant allouées aux individus participant à des mesures d'employabilité ne soit utilisée pour assumer le fonctionnement d'organismes communautaires.
La porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Vivian Labrie, souligne que les 129 millions en cinq ans prévus pour ces fameuses primes d'incitation au travail, selon la dernière étude des crédits, sont financés par la décision de ne pas indexer pleinement les prestations et par les récents resserrements des critères (125 millions en cinq ans). «On transfère le revenu de subsistance des gens vers des groupes, de façon sélective. C'est très grave comme approche», fait valoir Mme Labrie, notant que la mesure ne bénéficierait qu'à 10 % des assistés sociaux.
«On diminue le pouvoir d'achat de l'ensemble des prestataires pour aller mettre un peu d'argent en primes qui ne sont pas offertes à tout le monde. [...] Le gouvernement met moins d'argent dans l'économie locale: les gens ne l'auront pas cet argent-là pour aller à l'épicerie», renchérit Mme Labrie, qui exige le retrait pur et simple du projet de loi 57, élaboré par le prédécesseur de Mme Courchesne, Claude Béchard. Ce dernier avait présenté une première vague d'amendement en décembre dernier, après une consultation houleuse.
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