Murdochville - Les élus sont à couteaux tirés
Le maire réclame la démission de cinq conseillers qui ont mis en doute la valeur d'une résolution portant sur la fermeture de la ville
Les relations se sont envenimées entre les élus de la municipalité de Murdochville en Gaspésie. Le maire a demandé la démission des cinq conseillers qui ont fait parvenir un avis au ministre des Affaires municipales contredisant la résolution qu'auraient adoptée lundi soir les membres du conseil de ville au sujet de la fermeture de la ville.
À l'issue de la réunion du conseil des ministres mercredi, le ministre d'État à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, Rémy Trudel, avait indiqué avoir reçu des «signaux contradictoires» des citoyens de Murdochville.
La résolution que le maire a fait parvenir au ministre des Affaires municipales, André Boisclair, demandait une rencontre avec celui-ci «afin de discuter du processus de fermeture de la ville et de la première étape qui consiste à faire indemniser tous les citoyens et citoyennes de Murdochville». Elle précisait aussi les facteurs à considérer pour les indemnités demandées, soit le rachat des maisons, les frais de déménagement et les frais d'actes notariés pour l'acquisition d'une nouvelle propriété.
La copie de cette résolution a été transmise au ministre Boisclair mais elle a été rapidement suivie par une lettre signée par cinq conseillers municipaux. «Nous voulons vous souligner que cette résolution n'est pas conforme à celle adoptée hier soir lors de notre assemblée du 26 août, écrivent-ils au ministre. Elle aurait dû se lire de la façon suivante: "Que nous demandions d'indemniser les gens qui veulent partir et/ou aider ceux qui désirent rester." Donc, il n'est pas question pour l'instant d'une demande de fermeture et de dissolution du conseil municipal.»
Le maire est furieux
Le maire de Murdochville est furieux. «La résolution a été adoptée à l'unanimité devant quelque 175 personnes. C'est inadmissible que des conseillers puissent faire volte-face de la sorte. Il n'a jamais été question d'indemniser les gens qui voulaient quitter et ceux qui voulaient rester, mais bien d'indemniser tous les citoyens dans le cadre d'une fermeture», indique Marc Minville.
Dans les faits, le libellé définitif a été rédigé après la tenue du vote au conseil. Selon Gilles Chrétien, l'un des cinq conseillers qui ont signé la missive, le texte de la résolution envoyé au ministre ne respecte par l'énoncé adopté lors de l'assemblée. «On demandait que les gens soient indemnisés pour quitter la ville et non la fermeture de la ville. C'est complètement différent. Quand on parle d'indemnisation, on parle aussi bien de ceux qui veulent partir que de ceux qui veulent rester, et 35 % veulent rester, explique-t-il. La fermeture de la municipalité doit venir en dernier recours seulement. [...] Ce n'est pas à nous de décider ça, c'est au gouvernement de le faire.»
Le maire considère que les conseillers ont travaillé de «façon hypocrite»: «Si ces conseillers ne veulent pas se joindre à la volonté de la majorité, la meilleure des choses à faire, c'est qu'ils démissionnent parce qu'on n'a pas besoin de conseillers comme ça.»
À l'issue de la réunion du conseil des ministres mercredi, le ministre d'État à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, Rémy Trudel, avait indiqué avoir reçu des «signaux contradictoires» des citoyens de Murdochville.
La résolution que le maire a fait parvenir au ministre des Affaires municipales, André Boisclair, demandait une rencontre avec celui-ci «afin de discuter du processus de fermeture de la ville et de la première étape qui consiste à faire indemniser tous les citoyens et citoyennes de Murdochville». Elle précisait aussi les facteurs à considérer pour les indemnités demandées, soit le rachat des maisons, les frais de déménagement et les frais d'actes notariés pour l'acquisition d'une nouvelle propriété.
La copie de cette résolution a été transmise au ministre Boisclair mais elle a été rapidement suivie par une lettre signée par cinq conseillers municipaux. «Nous voulons vous souligner que cette résolution n'est pas conforme à celle adoptée hier soir lors de notre assemblée du 26 août, écrivent-ils au ministre. Elle aurait dû se lire de la façon suivante: "Que nous demandions d'indemniser les gens qui veulent partir et/ou aider ceux qui désirent rester." Donc, il n'est pas question pour l'instant d'une demande de fermeture et de dissolution du conseil municipal.»
Le maire est furieux
Le maire de Murdochville est furieux. «La résolution a été adoptée à l'unanimité devant quelque 175 personnes. C'est inadmissible que des conseillers puissent faire volte-face de la sorte. Il n'a jamais été question d'indemniser les gens qui voulaient quitter et ceux qui voulaient rester, mais bien d'indemniser tous les citoyens dans le cadre d'une fermeture», indique Marc Minville.
Dans les faits, le libellé définitif a été rédigé après la tenue du vote au conseil. Selon Gilles Chrétien, l'un des cinq conseillers qui ont signé la missive, le texte de la résolution envoyé au ministre ne respecte par l'énoncé adopté lors de l'assemblée. «On demandait que les gens soient indemnisés pour quitter la ville et non la fermeture de la ville. C'est complètement différent. Quand on parle d'indemnisation, on parle aussi bien de ceux qui veulent partir que de ceux qui veulent rester, et 35 % veulent rester, explique-t-il. La fermeture de la municipalité doit venir en dernier recours seulement. [...] Ce n'est pas à nous de décider ça, c'est au gouvernement de le faire.»
Le maire considère que les conseillers ont travaillé de «façon hypocrite»: «Si ces conseillers ne veulent pas se joindre à la volonté de la majorité, la meilleure des choses à faire, c'est qu'ils démissionnent parce qu'on n'a pas besoin de conseillers comme ça.»
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