Centres jeunesse - Le soutien aux jeunes adultes est reconduit
Un grand soupir de soulagement a retenti hier dans les centres jeunesse alors que la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse et à la Réadaptation, Margaret Delisle, a annoncé la reconduction du Projet qualification des jeunes (PQJ), cette bouée de sauvetage mise à la disposition de ceux se retrouvent sans ressources la majorité venue.
Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Si Mme Delisle a confirmé que le projet allait se poursuivre cette année dans les quatre régions désignées (Abitibi-Témiscamingue, Laval, Outaouais et Montréal), elle est restée muette sur façon dont elle prévoyait la suite des choses. Tout au plus a-t-elle précisé qu'elle désirait que cette démarche s'étende «graduellement à l'ensemble des centres jeunesse».
Le directeur général de l'Association des centres jeunesse, Jean-Pierre Hotte, n'a pas hésité, lui, à annoncer ses couleurs. Son but est d'étendre le PQJ dans toute la province: avec 80 jeunes pour l'année 2005-06, 210 de plus l'année suivante et 210 autres la troisième année pour atteindre les 500 jeunes par année. À 7613 $ par jeune par année, ce programme vaut son pesant d'or quand on sait que, sans lui, les jeunes tombent massivement dans les filets de la Sécurité du revenu ou de la criminalité
«Si Mmes Delisle et Courchesne se mobilisent, c'est 500 jeunes qui pourront profiter de ce programme et atteindre l'âge adulte avec autonomie et avec un projet de vie soit en suivant des études, soit en travaillant, mais sûrement avec une estime d'eux-mêmes beaucoup plus grande et confiante», estime M. Hotte.
En trois ans, le Projet-pilote qualification des jeunes (PQJ) a accompagné 81 jeunes adultes de l'âge de 16 ans jusqu'à l'âge de 19 ans pour éviter qu'ils se retrouvent sans ressource à leur sortie des centres jeunesse. En deux ans, les centres participants ont vu les probabilités de leurs protégés de s'intégrer à la société active passer de 0 % à plus de 60 %.
Pour la coordonnatrice du projet, Amélie Morin, ce programme est une nécessité. «Nous leur offrons les outils nécessaires pour se prendre en main, avoir un réseau social fiable, faire un budget, faire l'épicerie, persévérer dans son travail ou dans ses études et acquérir une autonomie souvent beaucoup plus tôt que les autres jeunes Québécois qui ont une famille sur qui ils peuvent compter.»
Pour Dave, qui fut le premier participant du PQJ à Laval, cette expérience a confirmé le rôle essentiel que joue le PQJ quand les portes du centre se referment, la majorité venue. «Maintenant, je sais que mon tunnel n'est pas fermé; je sais que lorsque j'appelle mon intervenant, il y a toujours une porte qui s'ouvre à moi.»
Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Si Mme Delisle a confirmé que le projet allait se poursuivre cette année dans les quatre régions désignées (Abitibi-Témiscamingue, Laval, Outaouais et Montréal), elle est restée muette sur façon dont elle prévoyait la suite des choses. Tout au plus a-t-elle précisé qu'elle désirait que cette démarche s'étende «graduellement à l'ensemble des centres jeunesse».
Le directeur général de l'Association des centres jeunesse, Jean-Pierre Hotte, n'a pas hésité, lui, à annoncer ses couleurs. Son but est d'étendre le PQJ dans toute la province: avec 80 jeunes pour l'année 2005-06, 210 de plus l'année suivante et 210 autres la troisième année pour atteindre les 500 jeunes par année. À 7613 $ par jeune par année, ce programme vaut son pesant d'or quand on sait que, sans lui, les jeunes tombent massivement dans les filets de la Sécurité du revenu ou de la criminalité
«Si Mmes Delisle et Courchesne se mobilisent, c'est 500 jeunes qui pourront profiter de ce programme et atteindre l'âge adulte avec autonomie et avec un projet de vie soit en suivant des études, soit en travaillant, mais sûrement avec une estime d'eux-mêmes beaucoup plus grande et confiante», estime M. Hotte.
En trois ans, le Projet-pilote qualification des jeunes (PQJ) a accompagné 81 jeunes adultes de l'âge de 16 ans jusqu'à l'âge de 19 ans pour éviter qu'ils se retrouvent sans ressource à leur sortie des centres jeunesse. En deux ans, les centres participants ont vu les probabilités de leurs protégés de s'intégrer à la société active passer de 0 % à plus de 60 %.
Pour la coordonnatrice du projet, Amélie Morin, ce programme est une nécessité. «Nous leur offrons les outils nécessaires pour se prendre en main, avoir un réseau social fiable, faire un budget, faire l'épicerie, persévérer dans son travail ou dans ses études et acquérir une autonomie souvent beaucoup plus tôt que les autres jeunes Québécois qui ont une famille sur qui ils peuvent compter.»
Pour Dave, qui fut le premier participant du PQJ à Laval, cette expérience a confirmé le rôle essentiel que joue le PQJ quand les portes du centre se referment, la majorité venue. «Maintenant, je sais que mon tunnel n'est pas fermé; je sais que lorsque j'appelle mon intervenant, il y a toujours une porte qui s'ouvre à moi.»
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