La CSN franchit le cap des 300 000 membres
10 mai 2005
Actualités en société
Alors que commence son 61e congrès à Montréal, la CSN annonce qu'elle a franchi le «cap historique» des 300 000 membres.
La Confédération des syndicats nationaux avait effectivement 300 727 membres enregistrés, le 31 mars dernier, a précisé en conférence de presse lors de l'ouverture du congrès la présidente Claudette Carbonneau.
Il s'agit d'une augmentation de 30 000 membres depuis 2002. Ces nouveaux syndicats viennent majoritairement du secteur privé, a affirmé la présidente, bien que plus de 3000 nouveaux membres soient issus des fusions de syndicats dans les établissements de santé, imposées par le gouvernement Charest.
Sont également arrivés à la CSN les 3800 membres du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec, lors du conflit de travail de l'hiver dernier.
Mme Carbonneau a dit voir dans cet accroissement de son effectif «un signe de santé, de vitalité de l'organisation», malgré plusieurs lois du gouvernement Charest qui ont heurté de front le mouvement syndical depuis deux ans.
Les délégués du congrès se pencheront sur la lutte contre les partenariats public-privé, la conciliation travail-famille et le travail à statut précaire.
Des thèmes on ne peut plus d'actualité comme les licenciements collectifs et le développement régional sont également à l'ordre du jour.
Plusieurs régions du Québec viennent de vivre des licenciements collectifs ou fermetures d'entreprises, comme dans le textile à Huntingdon, dans la transformation de la viande chez Olymel ou au Wal-Mart de Jonquière. L'industrie de l'amiante vit aussi des jours difficiles et, bien sûr, le bois d'oeuvre.
Mme Carbonneau se dit «préoccupée par l'avenir des régions» dans ce contexte et plaide pour que les licenciements collectifs soient mieux encadrés.
Elle aimerait que l'on s'inspire de ce qui existe dans certains pays d'Europe, où les entreprises ont une obligation de fournir des raisons pour ces licenciements collectifs, où elles sont soumises à des contraintes plus serrées en matière de transparence de l'information et d'avis à émettre.
«L'Europe a une approche plus complète, plus civilisée. Il y a des limites à vouloir jeter les gens par la fenêtre comme des Kleenex usagés», a déploré la dirigeante syndicale. Les entreprises ont des responsabilités à l'égard des communautés, a-t-elle ajouté.
Mme Carbonneau, qui a été élue à la présidence de la CSN en mai 2002, sollicite un renouvellement de son mandat. Jusqu'ici, elle n'a pas d'opposition. Le congrès de la CSN se tient à Montréal jusqu'à samedi.
La Confédération des syndicats nationaux avait effectivement 300 727 membres enregistrés, le 31 mars dernier, a précisé en conférence de presse lors de l'ouverture du congrès la présidente Claudette Carbonneau.
Il s'agit d'une augmentation de 30 000 membres depuis 2002. Ces nouveaux syndicats viennent majoritairement du secteur privé, a affirmé la présidente, bien que plus de 3000 nouveaux membres soient issus des fusions de syndicats dans les établissements de santé, imposées par le gouvernement Charest.
Sont également arrivés à la CSN les 3800 membres du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec, lors du conflit de travail de l'hiver dernier.
Mme Carbonneau a dit voir dans cet accroissement de son effectif «un signe de santé, de vitalité de l'organisation», malgré plusieurs lois du gouvernement Charest qui ont heurté de front le mouvement syndical depuis deux ans.
Les délégués du congrès se pencheront sur la lutte contre les partenariats public-privé, la conciliation travail-famille et le travail à statut précaire.
Des thèmes on ne peut plus d'actualité comme les licenciements collectifs et le développement régional sont également à l'ordre du jour.
Plusieurs régions du Québec viennent de vivre des licenciements collectifs ou fermetures d'entreprises, comme dans le textile à Huntingdon, dans la transformation de la viande chez Olymel ou au Wal-Mart de Jonquière. L'industrie de l'amiante vit aussi des jours difficiles et, bien sûr, le bois d'oeuvre.
Mme Carbonneau se dit «préoccupée par l'avenir des régions» dans ce contexte et plaide pour que les licenciements collectifs soient mieux encadrés.
Elle aimerait que l'on s'inspire de ce qui existe dans certains pays d'Europe, où les entreprises ont une obligation de fournir des raisons pour ces licenciements collectifs, où elles sont soumises à des contraintes plus serrées en matière de transparence de l'information et d'avis à émettre.
«L'Europe a une approche plus complète, plus civilisée. Il y a des limites à vouloir jeter les gens par la fenêtre comme des Kleenex usagés», a déploré la dirigeante syndicale. Les entreprises ont des responsabilités à l'égard des communautés, a-t-elle ajouté.
Mme Carbonneau, qui a été élue à la présidence de la CSN en mai 2002, sollicite un renouvellement de son mandat. Jusqu'ici, elle n'a pas d'opposition. Le congrès de la CSN se tient à Montréal jusqu'à samedi.
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