Landry prend acte du choix des citoyens
Le gouvernement décidera du sort de Murdochville mercredi
Le conseil des ministres décidera dès mercredi du sort de Murdochville, a indiqué hier le premier ministre Bernard Landry au lendemain du référendum mené auprès de la population. Une majorité de citoyens ne croient plus à la relance de leur ville et ce message a été fort bien entendu par le gouvernement.
Le premier ministre s'est dit «profondément impressionné» par les résultats du référendum qu'il accueille toutefois avec respect. «La population n'a pas d'espoir dans cette relance. Le premier article du développement régional, c'est le désir de ces populations de se développer, leur entrepreneurship, leur goût du risque, leur énergie», a-t-il dit. Lors de sa prochaine réunion prévue demain, le conseil des ministres décidera de l'avenir de Murdochville, a indiqué le premier ministre.
Rappelons que c'est dans une proportion de 64,6 % que les citoyens de Murdochville ont voté dimanche en faveur de la fermeture de la ville de 1000 habitants. La fermeture de la mine de Noranda en 1999 et celle de la fonderie Mines Gaspé au printemps dernier, en plus de faire disparaître 600 emplois, ont provoqué un exode massif de la population. Comme les efforts de relance n'ont pas mené à des projets concrets pour assurer l'avenir de la ville, une majorité de citoyens ont préféré mettre la clé sous la porte.
Ils espèrent maintenant obtenir des indemnités du gouvernement. Les travailleurs de moins de 50 ans pourront compter sur une indemnité de deux semaines de salaire par année de services versée par Noranda alors que des négociations sont encore en cours pour les autres. De plus, quelques trois cents d'entre eux ont obtenu le rachat de leurs propriétés par la compagnie à 65 % de leur valeur en 1998. Mais pour Marc Minville, maire de Murdochville, ces sommes sont insuffisantes. Il faudrait verser une indemnité plus généreuse aux propriétaires, ne pas négliger les commerçants qui traversent des moments difficiles et assumer les frais de déménagement des locataires.
Il avait d'ailleurs l'intention de discuter des procédures à entamer à ce sujet lors de la réunion du conseil de ville hier soir. «C'est à nous de faire une demande au gouvernement, dit-il. Par la suite on nous dira si c'est acceptable ou non.» Le premier ministre Bernard Landry a indiqué hier que le gouvernement apporterait une aide à la population touchée, mais il n'a pas voulu fournir davantage de précisions.
Selon Rémy Trudel, ministre d'état à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, il faudra prendre les moyens pour soutenir la population, et ce, rapidement. «La situation est déjà suffisamment dramatique pour les gens de Murdochville. Il faut leur indiquer que le gouvernement va les accompagner dans la transition. Il faut soutenir les travailleurs et les aider dans leur réinsertion en emploi avec tous les moyens qu'on a.»
Plusieurs projets visant la relance de la ville avaient été évoqués au cours des derniers mois, notamment dans le domaine de la fabrication de composantes éoliennes, en récréotourisme et en ferrométallurgie, mais les citoyens n'y croyaient visiblement plus. «Les projets d'entreprises là ou ailleurs doivent être déployés en Gaspésie. On doit mettre tous les efforts pour y arriver. [...] C'est un objectif de garder la main-d'oeuvre gaspésienne en Gaspésie parce qu'on va aggraver notre situation si nous perdons en plus notre main-d'oeuvre spécialisée», ajoute M. Trudel.
Le ministre promet que les services jugés prioritaires seront maintenus à Murdochville jusqu'en décembre 2003, qu'il s'agisse de soins de santé ou d'éducation. Tous les services municipaux continueront aussi d'être assurés tout comme ceux de la police et du service de prévention des incendies.
Le premier ministre s'est dit «profondément impressionné» par les résultats du référendum qu'il accueille toutefois avec respect. «La population n'a pas d'espoir dans cette relance. Le premier article du développement régional, c'est le désir de ces populations de se développer, leur entrepreneurship, leur goût du risque, leur énergie», a-t-il dit. Lors de sa prochaine réunion prévue demain, le conseil des ministres décidera de l'avenir de Murdochville, a indiqué le premier ministre.
Rappelons que c'est dans une proportion de 64,6 % que les citoyens de Murdochville ont voté dimanche en faveur de la fermeture de la ville de 1000 habitants. La fermeture de la mine de Noranda en 1999 et celle de la fonderie Mines Gaspé au printemps dernier, en plus de faire disparaître 600 emplois, ont provoqué un exode massif de la population. Comme les efforts de relance n'ont pas mené à des projets concrets pour assurer l'avenir de la ville, une majorité de citoyens ont préféré mettre la clé sous la porte.
Ils espèrent maintenant obtenir des indemnités du gouvernement. Les travailleurs de moins de 50 ans pourront compter sur une indemnité de deux semaines de salaire par année de services versée par Noranda alors que des négociations sont encore en cours pour les autres. De plus, quelques trois cents d'entre eux ont obtenu le rachat de leurs propriétés par la compagnie à 65 % de leur valeur en 1998. Mais pour Marc Minville, maire de Murdochville, ces sommes sont insuffisantes. Il faudrait verser une indemnité plus généreuse aux propriétaires, ne pas négliger les commerçants qui traversent des moments difficiles et assumer les frais de déménagement des locataires.
Il avait d'ailleurs l'intention de discuter des procédures à entamer à ce sujet lors de la réunion du conseil de ville hier soir. «C'est à nous de faire une demande au gouvernement, dit-il. Par la suite on nous dira si c'est acceptable ou non.» Le premier ministre Bernard Landry a indiqué hier que le gouvernement apporterait une aide à la population touchée, mais il n'a pas voulu fournir davantage de précisions.
Selon Rémy Trudel, ministre d'état à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, il faudra prendre les moyens pour soutenir la population, et ce, rapidement. «La situation est déjà suffisamment dramatique pour les gens de Murdochville. Il faut leur indiquer que le gouvernement va les accompagner dans la transition. Il faut soutenir les travailleurs et les aider dans leur réinsertion en emploi avec tous les moyens qu'on a.»
Plusieurs projets visant la relance de la ville avaient été évoqués au cours des derniers mois, notamment dans le domaine de la fabrication de composantes éoliennes, en récréotourisme et en ferrométallurgie, mais les citoyens n'y croyaient visiblement plus. «Les projets d'entreprises là ou ailleurs doivent être déployés en Gaspésie. On doit mettre tous les efforts pour y arriver. [...] C'est un objectif de garder la main-d'oeuvre gaspésienne en Gaspésie parce qu'on va aggraver notre situation si nous perdons en plus notre main-d'oeuvre spécialisée», ajoute M. Trudel.
Le ministre promet que les services jugés prioritaires seront maintenus à Murdochville jusqu'en décembre 2003, qu'il s'agisse de soins de santé ou d'éducation. Tous les services municipaux continueront aussi d'être assurés tout comme ceux de la police et du service de prévention des incendies.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

