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Service de collecte sélective - Sept mois de sursis pour le recyclage à Montréal

Sept mois de sursis pour le service de collecte sélective à Montréal! La Ville a finalement eu le feu vert pour prolonger ses contrats actuels, ce dont elle a convenu hier matin avec les entrepreneurs responsables du service, reportant à plus tard le spectre d'une facture de recyclage en hausse spectaculaire.

D'ici à la fin de mars 2003, les Montréalais paieront toutefois une facture additionnée d'une hausse de 25 %, «ce qui est acceptable», selon le responsable du développement durable au comité exécutif de la Ville, Alan DeSousa. Les pourparlers des derniers jours avec les entreprises chargées du recyclage sur l'île avaient laissé entrevoir des hausses de près de 50 %, pour une facture de 10 millions additionnels pour 2003 seulement.

Les représentants de la Ville jugeaient hier que cette augmentation amoindrie allait leur permettre d'éviter de payer 2,5 millions d'ici à la fin de mars 2003, en regard des soumissions qui leur avaient d'abord été proposées.

Du côté des entrepreneurs, on attendra le nouvel appel d'offres avant de spéculer sur l'avenir. «Disons que ça n'a pas été une semaine facile», note d'abord Laurent Pepin, porte-parole de Rebuts solides canadiens, l'un des entrepreneurs qui négociaient avec la Ville de Montréal les modalités de maintien de la collecte sélective. «L'entente coûte moins cher que prévu, mais c'est uniquement parce que les exigences de la Ville ont diminué par rapport aux premières demandes.»

Moment de surprise

Rappelons que l'issue d'hier matin a été précédée de quelques moments de surprise ces derniers jours, alors que le renouvellement des contrats de collecte sélective dans une vingtaine d'arrondissements du nouveau Montréal a donné lieu à un véritable éclatement des coûts, certaines des entreprises ayant même présenté des factures dont les hausses avoisinaient les 100 %. Le coût de l'essence, l'augmentation du volume des matières recyclables de même que de nouvelles exigences de la CSST expliquaient le gonflement de la facture.

Le sursis demandé et obtenu du ministre des Affaires municipales, André Boisclair, permettra à la Ville de Montréal de retourner en appel d'offres et d'espérer des soumissions moins coûteuses que celles qu'on lui a présentées récemment.

Certaines données manquent toutefois à l'appel: le chiffre de 25 % brandi hier par M. DeSousa ne correspond en effet qu'à la hausse moyenne notée dans les arrondissements de l'ancienne ville de Montréal. Quant aux banlieues, fusionnées depuis à la ville centre, «nous n'avons pas encore les chiffres finaux», a expliqué M. DeSousa.

Lorsque le portrait sera complet, les données pourraient donc changer de nouveau, à la baisse ou... à la hausse.
 
 
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