Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Cidre de glace - Né au Québec, il conquiert le monde...

    16 mars 2005 |Denis Lord | Actualités en société
    Mettez ensemble deux icônes du Québec, la pomme et le froid, et avec un peu d'imagination et beaucoup d'expérimentation, vous obtenez le cidre de glace, un pur produit du terroir québécois qui gagne aujourd'hui les faveurs du marché mondial.

    À Frelighsburg, Charles Crawford et son Domaine Pinnacle est un des premiers à avoir saisi l'opportunité de développer un marché international pour ce produit typiquement québécois: le cidre de glace.

    «Je voulais m'établir en campagne, rappelle Crawford, qui possédait une compagnie d'informatique à Montréal. J'ai acheté un verger sur le mont Pinacle, mais la production de pommes n'était pas rentable. On m'a introduit à Christian Barthomeuf, un vigneron brillant et créatif, qui s'est inspiré du vin de glace pour créer le cidre de glace.» Aujourd'hui, le Domaine Pinnacle est sans doute le plus grand exportateur de cidre de glace à travers le monde. Ses nectars sont distribués dans le reste du Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie.

    «Il existe 265 variétés de pommes, explique M. Crawford. Pour créer nos produits, il a fallu faire différents tests, trouver un équilibre entre les saveurs. Certaines variétés sont très acides, la McIntosh par exemple, d'autres très sucrées.» Les créations du Domaine Pinnacle se composent de six variétés de pommes. Le cidre Signature est composé à partir d'espèces non commercialisées. Dernièrement, le Domaine Pinnacle mettait sur le marché le premier cidre pétillant au monde.

    Il faut environ 80 pommes pour faire une bouteille de cidre de glace, cinq fois plus que pour un cidre classique. Les pommes sont cueillies dans l'arbre après le gel, à des dates différentes selon les espèces. Après le pressage, elles fermentent dans des cuves séparées jusqu'à l'assemblage.

    Entre 2001 et 2005, le Domaine Pinnacle a décuplé sa production, passant de 1500 caisses de 12 bouteilles à 15 000 caisses de production annuelle. Il est presque inévitable que d'autres provinces et pays emboîtent bientôt le pas. Pour M. Crawford, il est urgent que le Québec se dote d'une loi pour que l'appellation soit contrôlée. Certains producteurs nuisent à la réputation du produit en le soumettant à une congélation artificielle ou en y rajoutant du sucre.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.