Une descente tourne au drame en Alberta - Quatre agents de la GRC sont tués
4 mars 2005
Actualités en société
Rochfort Bridge — Quatre membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont été tués en Alberta, hier, au cours d'une enquête menée sur des activités de culture de marijuana. Il s'agit de la pire affaire impliquant la mort de policiers à être survenue au Canada depuis 120 ans.
«J'ai le triste devoir de vous informer que quatre membres de la GRC ont été tués aujourd'hui dans l'exercice de leurs fonctions — quatre braves, jeunes membres», a déclaré le sous-commissaire Bill Sweeney, commandant de la GRC en Alberta. «Nous sommes tous en état de choc et en deuil», a-t-il ajouté.
Les quatre policiers se trouvaient dans la remise d'une ferme située à proximité du village de Rochfort Bridge, dans le nord-ouest de l'Alberta, lorsqu'ils ont été abattus par un suspect, dont le corps a également été retrouvé dans la remise, a affirmé le caporal Wayne Oakes, porte-parole de la GRC.
Le suspect était connu de la police, a ajouté le caporal Oakes, qui n'a toutefois pas voulu préciser si cet homme détenait un dossier criminel.
Une source gouvernementale a indiqué à la Presse Canadienne que l'homme s'était donné la mort après avoir tué les policiers. «Il les a tout simplement abattus», a affirmé cette source.
On ignore encore si l'homme s'est suicidé immédiatement après. Il est possible qu'il ait auparavant tiré en direction d'autres policiers, a indiqué la source. «La perte de quatre agents de police est sans précédent dans l'histoire récente, a indiqué M. Sweeney. On me dit qu'il faut remonter jusqu'à environ 1885 dans l'histoire de la GRC, lors de la rébellion du nord-ouest, pour trouver une perte de cette importance. C'est accablant.»
Ondes de choc
Cette affaire a provoqué des ondes de choc à travers le pays.
La ministre fédérale de la Sécurité publique, Anne McLellan, a sans tarder donné une conférence de presse afin de faire savoir qu'elle allait envisager l'adoption de peines plus sévères pour les criminels faisant pousser de la marijuana, dans le cadre du projet de loi sur la décriminalisation de ce stupéfiant.
Le premier ministre Paul Martin a parlé d'acte de brutalité et offert ses condoléances aux familles des officiers qui ont perdu la vie.
Le commissaire de la GRC, Giuliano Zaccardelli, a quant à lui affirmé qu'il s'agissait d'«une perte sans précédent et innommable». Les policiers se sont rendus au travail, hier, sans savoir qu'ils auraient à faire le sacrifice ultime, a-t-il affirmé.
Trois des agents étaient du détachement de Mayerthorpe, en Alberta, et l'autre, de Whitecourt, également en Alberta, a indiqué le sous-commissaire Sweeney. L'identité des victimes ne sera pas rendue publique tant que leurs familles n'auront pas été mises au courant, a-t-il ajouté.
M. Sweeney a enfin dit ne pas pouvoir donner de détail sur ce qui s'était passé tant que tous les faits n'auraient pas été rassemblés.
«J'ai le triste devoir de vous informer que quatre membres de la GRC ont été tués aujourd'hui dans l'exercice de leurs fonctions — quatre braves, jeunes membres», a déclaré le sous-commissaire Bill Sweeney, commandant de la GRC en Alberta. «Nous sommes tous en état de choc et en deuil», a-t-il ajouté.
Les quatre policiers se trouvaient dans la remise d'une ferme située à proximité du village de Rochfort Bridge, dans le nord-ouest de l'Alberta, lorsqu'ils ont été abattus par un suspect, dont le corps a également été retrouvé dans la remise, a affirmé le caporal Wayne Oakes, porte-parole de la GRC.
Le suspect était connu de la police, a ajouté le caporal Oakes, qui n'a toutefois pas voulu préciser si cet homme détenait un dossier criminel.
Une source gouvernementale a indiqué à la Presse Canadienne que l'homme s'était donné la mort après avoir tué les policiers. «Il les a tout simplement abattus», a affirmé cette source.
On ignore encore si l'homme s'est suicidé immédiatement après. Il est possible qu'il ait auparavant tiré en direction d'autres policiers, a indiqué la source. «La perte de quatre agents de police est sans précédent dans l'histoire récente, a indiqué M. Sweeney. On me dit qu'il faut remonter jusqu'à environ 1885 dans l'histoire de la GRC, lors de la rébellion du nord-ouest, pour trouver une perte de cette importance. C'est accablant.»
Ondes de choc
Cette affaire a provoqué des ondes de choc à travers le pays.
La ministre fédérale de la Sécurité publique, Anne McLellan, a sans tarder donné une conférence de presse afin de faire savoir qu'elle allait envisager l'adoption de peines plus sévères pour les criminels faisant pousser de la marijuana, dans le cadre du projet de loi sur la décriminalisation de ce stupéfiant.
Le premier ministre Paul Martin a parlé d'acte de brutalité et offert ses condoléances aux familles des officiers qui ont perdu la vie.
Le commissaire de la GRC, Giuliano Zaccardelli, a quant à lui affirmé qu'il s'agissait d'«une perte sans précédent et innommable». Les policiers se sont rendus au travail, hier, sans savoir qu'ils auraient à faire le sacrifice ultime, a-t-il affirmé.
Trois des agents étaient du détachement de Mayerthorpe, en Alberta, et l'autre, de Whitecourt, également en Alberta, a indiqué le sous-commissaire Sweeney. L'identité des victimes ne sera pas rendue publique tant que leurs familles n'auront pas été mises au courant, a-t-il ajouté.
M. Sweeney a enfin dit ne pas pouvoir donner de détail sur ce qui s'était passé tant que tous les faits n'auraient pas été rassemblés.
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