Un autre record du monde pour le millionnaire Steve Fossett
Le tour du monde en avion en solitaire, sans escale ni ravitaillement
4 mars 2005
Actualités en société
Photo : Agence Reuters
Quand on établit une première mondiale, on sabre le champagne. Surtout quand on est entre millionnaires! Ici, le riche homme d’affaires britannique Richard Branson arrose le richissime pilote Steve Fossett, qui vient d’ajouter une ligne à la longu
Salina, États-Unis — L'Américain Steve Fossett, 60 ans, est devenu hier le premier homme à réussir le tour du monde en avion en solitaire, sans escale ni ravitaillement.
L'aventurier américain a atterri, à bord de son avion ultraléger Virgin Atlantic GlobalFlyer, hier à 13h50 locales sur l'aérodrome de Salina (Kansas), a constaté une journaliste de l'AFP.
Ayant décollé lundi à 18h47 locales, il a donc mis 67 heures, deux minutes et treize secondes à boucler son tour du monde, soit une heure de plus que ce qu'il avait prévu juste avant de décoller.
«Je suis vraiment un homme chanceux. J'ai réalisé mon ambition», a déclaré le millionnaire de 60 ans, détendu et visiblement ravi d'être applaudi par des centaines de personnes sur le tarmac de l'aérodrome. «C'est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps, une grande ambition.»
Il s'est félicité de n'avoir pas fait «d'erreur majeure» en survolant tour à tour l'Atlantique Nord, l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, la Chine, le Japon, le Pacifique puis la côte Ouest américaine au niveau de Los Angeles.
Durant son périple, il a également battu le record de la distance parcourue sans atterrissage,qui avait été établi en 1962 par un bombardier B-52.
Cet exploit s'ajoute à ceux déjà réussis par Steve Fossett, le premier homme à avoir effectué le tour du monde en ballon en solitaire. Il a en outre établi plus de cent records du monde officiels, dans les airs mais aussi sur les mers en voilier.
Durant son vol, le millionnaire américain, sportif accompli, a connu quelques frayeurs à cause de la baisse, plus forte que prévu, de ses réserves en carburant. Mais GlobalFlyer a été aidé par la persistance de vents d'altitude forts.
Sorte de trimaran des airs, à l'allure effilée comme un planeur, GlobalFlyer a volé à une vitesse de plus de 600 km/h à une altitude supérieure à 13 000 mètres, supérieure à celle à laquelle se déplacent les avions de ligne.
Tout en déclarant avoir «apprécié» le voyage, Steve Fossett a reconnu être fatigué car piloter un tel appareil est «vraiment une lourde tâche pour un homme seul».
Coincé dans le minuscule cockpit pressurisé de GlobalFlyer, il a passé l'essentiel des trois jours à «surveiller le tableau de bord» en se nourrissant de douze laits frappés. «Je ne me suis autorisé qu'un minimum de siestes», a-t-il expliqué.
Le vol a été financé par l'homme d'affaires britannique Richard Branson, complice de Fossett dans plusieurs aventures, notamment en ballon. Il y a vu l'occasion de tester les matériaux composites ultralégers dans le but de réduire le poids, et donc la consommation de carburant, des avions de ligne. «De nombreuses avancées de l'humanité sont rendues possibles par des projets comme celui-là», a-t-il expliqué.
Fabriqué en fibres de carbone-époxy et de graphite, le Virgin Atlantic GlobalFlyer ne pèse que 1,5 tonne à vide. Il a été chargé de 8,2 tonnes de kérosène, soit 83 % de son poids, avant le départ.
La réussite de GlobalFlyer est un nouveau succès pour le célèbre ingénieur américain Burt Rutan, créateur notamment du SpaceShipOne, devenu en 2004 le premier engin privé avec pilote à réaliser un vol suborbital.
Pour être homologué, le tour du monde nécessite de décoller et d'atterrir du même aérodrome, de traverser tous les méridiens de la planète et de parcourir au moins 36 787,559 kilomètres, la longueur du tropique du Cancer.
L'aventurier américain a atterri, à bord de son avion ultraléger Virgin Atlantic GlobalFlyer, hier à 13h50 locales sur l'aérodrome de Salina (Kansas), a constaté une journaliste de l'AFP.
Ayant décollé lundi à 18h47 locales, il a donc mis 67 heures, deux minutes et treize secondes à boucler son tour du monde, soit une heure de plus que ce qu'il avait prévu juste avant de décoller.
«Je suis vraiment un homme chanceux. J'ai réalisé mon ambition», a déclaré le millionnaire de 60 ans, détendu et visiblement ravi d'être applaudi par des centaines de personnes sur le tarmac de l'aérodrome. «C'est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps, une grande ambition.»
Il s'est félicité de n'avoir pas fait «d'erreur majeure» en survolant tour à tour l'Atlantique Nord, l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, la Chine, le Japon, le Pacifique puis la côte Ouest américaine au niveau de Los Angeles.
Durant son périple, il a également battu le record de la distance parcourue sans atterrissage,qui avait été établi en 1962 par un bombardier B-52.
Cet exploit s'ajoute à ceux déjà réussis par Steve Fossett, le premier homme à avoir effectué le tour du monde en ballon en solitaire. Il a en outre établi plus de cent records du monde officiels, dans les airs mais aussi sur les mers en voilier.
Durant son vol, le millionnaire américain, sportif accompli, a connu quelques frayeurs à cause de la baisse, plus forte que prévu, de ses réserves en carburant. Mais GlobalFlyer a été aidé par la persistance de vents d'altitude forts.
Sorte de trimaran des airs, à l'allure effilée comme un planeur, GlobalFlyer a volé à une vitesse de plus de 600 km/h à une altitude supérieure à 13 000 mètres, supérieure à celle à laquelle se déplacent les avions de ligne.
Tout en déclarant avoir «apprécié» le voyage, Steve Fossett a reconnu être fatigué car piloter un tel appareil est «vraiment une lourde tâche pour un homme seul».
Coincé dans le minuscule cockpit pressurisé de GlobalFlyer, il a passé l'essentiel des trois jours à «surveiller le tableau de bord» en se nourrissant de douze laits frappés. «Je ne me suis autorisé qu'un minimum de siestes», a-t-il expliqué.
Le vol a été financé par l'homme d'affaires britannique Richard Branson, complice de Fossett dans plusieurs aventures, notamment en ballon. Il y a vu l'occasion de tester les matériaux composites ultralégers dans le but de réduire le poids, et donc la consommation de carburant, des avions de ligne. «De nombreuses avancées de l'humanité sont rendues possibles par des projets comme celui-là», a-t-il expliqué.
Fabriqué en fibres de carbone-époxy et de graphite, le Virgin Atlantic GlobalFlyer ne pèse que 1,5 tonne à vide. Il a été chargé de 8,2 tonnes de kérosène, soit 83 % de son poids, avant le départ.
La réussite de GlobalFlyer est un nouveau succès pour le célèbre ingénieur américain Burt Rutan, créateur notamment du SpaceShipOne, devenu en 2004 le premier engin privé avec pilote à réaliser un vol suborbital.
Pour être homologué, le tour du monde nécessite de décoller et d'atterrir du même aérodrome, de traverser tous les méridiens de la planète et de parcourir au moins 36 787,559 kilomètres, la longueur du tropique du Cancer.
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