Les contacts entre Cubains et touristes seront encore restreints
28 février 2005
Actualités en société
La Havane — Les autorités du tourisme cubain ont prévu de réduire au «strict nécessaire» les relations des employés de ce secteur avec les étrangers, dans le cadre d'une campagne de lutte contre la corruption, selon un document auquel l'AFP a eu accès.
«Les travailleurs du tourisme limiteront leurs relations avec les étrangers à l'intérieur et à l'extérieur du pays au strict nécessaire et devront tenir compte des principes éthiques, moraux et professionnels», déclare la résolution numéro 10 de 2005, signée par le ministre cubain du Tourisme, Manuel Marero.
Ce document, qui a été diffusé à la presse étrangère, est une actualisation du Règlement pour les relations avec le personnel étranger dans le système du tourisme datant de 1990, mais il n'a pas été publié par le Journal officiel de la République et n'est pas entré en vigueur, selon des employés du secteur touristique.
Les employés de ce secteur devront «refuser toute invitation de caractère personnel pour eux, leurs proches ou leurs amis de la part d'associés, de collaborateurs, de clients, de fournisseurs, de fonctionnaires de gouvernements étrangers, de diplomates ou de quelque personnel étranger que ce soit», déclare le document.
Ces employés devront aussi informer leur chef direct, dans un délai maximal de 72 heures, de tout contact entre eux ou leur famille et un étranger qui aboutirait à des liens «non conformes à leur activité» ou pourrait nuire «au prestige et à la morale révolutionnaires».
Les rencontres d'affaires entre employés du tourisme et étrangers devront en outre avoir lieu «dans la mesure du possible en présence d'un témoin», et seules pourront être acceptées «les invitations à des repas ou activités sociales ayant un lien avec des questions professionnelles et autorisées par les organismes concernés».
Le document, daté du 19 janvier, aurait normalement dû entrer en vigueur 30 jours plus tard. On ignore pourquoi son application a été retardée.
Il entre dans le cadre d'une guerre contre la corruption lancée par les autorités cubaines. Début février, le procureur général Juan Escalona a déclaré que l'île communiste «est dans la phase la plus dure du combat» contre la corruption et les illégalités.
Selon le procureur, les autorités ont mis au jour «beaucoup de délits économiques et d'illégalités». «On ne peut pas dire que le chiffre soit alarmant ou puisse stopper la Révolution, mais on ne peut pas continuer comme cela», a-t-il ajouté.
La résolution du ministère rappelle une série de principes: «la fidélité à la patrie, le respect de la constitution, de la légalité socialiste et de la politique du gouvernement».
Selon le document, il est interdit aux employés du tourisme d'accepter «des rémunérations, cadeaux, logements ou attentions personnelles portant atteinte à la dignité et au respect ou créant des engagements éloignés de la saine mentalité de collaboration qui doit caractériser les relations entre les parties».
«Les travailleurs du tourisme limiteront leurs relations avec les étrangers à l'intérieur et à l'extérieur du pays au strict nécessaire et devront tenir compte des principes éthiques, moraux et professionnels», déclare la résolution numéro 10 de 2005, signée par le ministre cubain du Tourisme, Manuel Marero.
Ce document, qui a été diffusé à la presse étrangère, est une actualisation du Règlement pour les relations avec le personnel étranger dans le système du tourisme datant de 1990, mais il n'a pas été publié par le Journal officiel de la République et n'est pas entré en vigueur, selon des employés du secteur touristique.
Les employés de ce secteur devront «refuser toute invitation de caractère personnel pour eux, leurs proches ou leurs amis de la part d'associés, de collaborateurs, de clients, de fournisseurs, de fonctionnaires de gouvernements étrangers, de diplomates ou de quelque personnel étranger que ce soit», déclare le document.
Ces employés devront aussi informer leur chef direct, dans un délai maximal de 72 heures, de tout contact entre eux ou leur famille et un étranger qui aboutirait à des liens «non conformes à leur activité» ou pourrait nuire «au prestige et à la morale révolutionnaires».
Les rencontres d'affaires entre employés du tourisme et étrangers devront en outre avoir lieu «dans la mesure du possible en présence d'un témoin», et seules pourront être acceptées «les invitations à des repas ou activités sociales ayant un lien avec des questions professionnelles et autorisées par les organismes concernés».
Le document, daté du 19 janvier, aurait normalement dû entrer en vigueur 30 jours plus tard. On ignore pourquoi son application a été retardée.
Il entre dans le cadre d'une guerre contre la corruption lancée par les autorités cubaines. Début février, le procureur général Juan Escalona a déclaré que l'île communiste «est dans la phase la plus dure du combat» contre la corruption et les illégalités.
Selon le procureur, les autorités ont mis au jour «beaucoup de délits économiques et d'illégalités». «On ne peut pas dire que le chiffre soit alarmant ou puisse stopper la Révolution, mais on ne peut pas continuer comme cela», a-t-il ajouté.
La résolution du ministère rappelle une série de principes: «la fidélité à la patrie, le respect de la constitution, de la légalité socialiste et de la politique du gouvernement».
Selon le document, il est interdit aux employés du tourisme d'accepter «des rémunérations, cadeaux, logements ou attentions personnelles portant atteinte à la dignité et au respect ou créant des engagements éloignés de la saine mentalité de collaboration qui doit caractériser les relations entre les parties».
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