Zéro-12: Sans relâche
Ils avaient la vie douce. Du temps pour l'étude, des loisirs. Un certain stress quand même était présent: quel serait plus tard le travail disponible? Il fallait aussi faire la part des choses, entre les faillites annoncées des gouvernements, ce qui allait mettre à mal le système de santé (d'éducation aussi, mais eux n'y auraient plus recours) et le futur bonheur promis par les divers régimes de retraite (avec pour slogan: «économisez maintenant, amusez-vous plus tard»).
C'était hier. Aujourd'hui, ils se retrouvent dans le rôle de papa et de maman, à devoir faire ce qu'ils trouvaient, à l'occasion ou souvent, mal effectué par leurs ancêtres immédiats. À leur tour, donc, d'avoir à combiner repas et tâches professionnelles, de devoir suivre ce qui se passe à l'école le jour et informer les jeunes pousses de ce qui est permis le soir. Et ce n'est pas tout: quel avenir réservent-ils à cette génération dont ils sont les géniteurs quand la planète se réchauffe, que l'air se pollue, quand les ressources ne semblent plus inépuisables et que les emplois deviennent, lorsque disponibles, au mieux temporaires?
Dur apprentissage
Une nouvelle génération de parents se met en place. En soi, rien là de bien nouveau; il en est ainsi depuis que le monde est monde. Là où le bât blesse, c'est que ces jeunes nouveaux parents viennent en majorité de familles au format réduit, à la progéniture unique ou rapprochée: ils n'ont donc pas appris sur le tas à changer les couches, à donner le boire, à dépanner à l'heure des repas ou, tout simplement, n'ont pas été de toutes les corvées, du lavage de couche au grand ménage du printemps. Et oubliez, en guise de solution de rattrapage, les cours d'économie familiale à l'école («c'est quoi ça?»).
Comme si cela ne suffisait pas, voilà que celui ou celle dont le petit dernier rejoignait cette année la cohue des bancs d'école constate qu'arrivera en cette fin de mois la fameuse semaine de relâche scolaire: quoi faire avec un jeune dont toutes les journées d'une même semaine deviennent soudainement disponibles? Pour cela, pas de problème: à lire ce Zéro-12, plus d'une piste se trace avec, en fin de parcours, une série d'activités disponibles.
Pour le reste, c'est à voir. On sait qu'il existe des organismes d'aide pour parents, surtout pour les plus jeunes d'entre eux. Il suffit de s'informer pour constater que tant l'éducation que le soin aux mioches sont des choses qui s'apprennent, et que cela peut être fait en groupe, avec l'aide d'experts généraux.
Quant au reste — le sort du monde et autres problèmes —, ils auront à vivre ce qu'ont vécu les générations antérieures. Qu'ils sachent toutefois que, dans nos sociétés occidentales, à moins de s'endetter à outrance ou de penser que le bonheur passe par la plus grande consommation possible de biens, il est finalement assez facile de vivre. D'autant plus que les tsunamis ne sont pas à la portée de tous les rivages...
C'était hier. Aujourd'hui, ils se retrouvent dans le rôle de papa et de maman, à devoir faire ce qu'ils trouvaient, à l'occasion ou souvent, mal effectué par leurs ancêtres immédiats. À leur tour, donc, d'avoir à combiner repas et tâches professionnelles, de devoir suivre ce qui se passe à l'école le jour et informer les jeunes pousses de ce qui est permis le soir. Et ce n'est pas tout: quel avenir réservent-ils à cette génération dont ils sont les géniteurs quand la planète se réchauffe, que l'air se pollue, quand les ressources ne semblent plus inépuisables et que les emplois deviennent, lorsque disponibles, au mieux temporaires?
Dur apprentissage
Une nouvelle génération de parents se met en place. En soi, rien là de bien nouveau; il en est ainsi depuis que le monde est monde. Là où le bât blesse, c'est que ces jeunes nouveaux parents viennent en majorité de familles au format réduit, à la progéniture unique ou rapprochée: ils n'ont donc pas appris sur le tas à changer les couches, à donner le boire, à dépanner à l'heure des repas ou, tout simplement, n'ont pas été de toutes les corvées, du lavage de couche au grand ménage du printemps. Et oubliez, en guise de solution de rattrapage, les cours d'économie familiale à l'école («c'est quoi ça?»).
Comme si cela ne suffisait pas, voilà que celui ou celle dont le petit dernier rejoignait cette année la cohue des bancs d'école constate qu'arrivera en cette fin de mois la fameuse semaine de relâche scolaire: quoi faire avec un jeune dont toutes les journées d'une même semaine deviennent soudainement disponibles? Pour cela, pas de problème: à lire ce Zéro-12, plus d'une piste se trace avec, en fin de parcours, une série d'activités disponibles.
Pour le reste, c'est à voir. On sait qu'il existe des organismes d'aide pour parents, surtout pour les plus jeunes d'entre eux. Il suffit de s'informer pour constater que tant l'éducation que le soin aux mioches sont des choses qui s'apprennent, et que cela peut être fait en groupe, avec l'aide d'experts généraux.
Quant au reste — le sort du monde et autres problèmes —, ils auront à vivre ce qu'ont vécu les générations antérieures. Qu'ils sachent toutefois que, dans nos sociétés occidentales, à moins de s'endetter à outrance ou de penser que le bonheur passe par la plus grande consommation possible de biens, il est finalement assez facile de vivre. D'autant plus que les tsunamis ne sont pas à la portée de tous les rivages...
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