Commémoration - Des anciens de Dieppe se souviennent
17 août 2002
Actualités en société
Ottawa — Le 19 août 1942 fut le jour le plus bruyant de la vie de Tom McQuaid, le plus effrayant et le plus désespérant aussi.
Après quelques enjambées seulement sur la plage de Dieppe, il était atteint à une jambe. Le soldat canadien ne pouvait plus que ramper vers un objectif qu'il voyait à peine, avant de perdre conscience et de revenir à lui lorsque la mitraille et les obus s'abattaient autour de lui.
«J'étais à moitié inconscient», racontait l'ancien combattant de 82 ans, hier, lors d'une cérémonie marquant le 60e anniversaire du raid qui fut une dure étape dans la libération de l'Europe. Membre du Régiment royal du Canada, il devait ensuite passer deux ans et demi en captivité, dans un camp allemand.
Survivants
M. McQuaid est l'un des 25 survivants canadiens de l'opération, présents en France cette fin de semaine pour saluer la mémoire de leurs camarades, dont quelque 900 reposent dans différents cimetières.
Selon les analyses, le raid de Dieppe fut une grande opération de commando ou une simple répétition du grand débarquement de 1944, qui eut lieu en Normandie.
Tom McQuaid reconnaît que, pour les Canadiens et les Anglais, le raid fut un massacre, même s'il a pu procurer des renseignements utiles à l'état-major allié. «Sans cela, le deuxième front [ouest] n'aurait pas progressé comme nous l'avons vu, il y aurait eu un plus grand massacre encore.»
Parties de New Haven, en Angleterre, les troupes alliées ont fait les frais d'une planification déficiente. Il n'y avait pas de gros navire en mer pour bombarder les positions allemandes, afin, a-t-il été avancé, de ne pas faire de victimes civiles françaises.
En Grande-Bretagne, avant l'opération, ce n'était plus un secret que Dieppe était l'objectif, et plusieurs survivants croient que les Allemands aussi étaient au courant et attendaient de pied ferme.
Clouées au sol par le feu ennemi, les troupes alliées n'ont presque pas pu percer les défenses de barbelés. Les Canadiens ont été repoussés au bord de l'eau et ne pouvaient que soigner leurs blessés, en espérant être évacués vers l'Angleterre.
Les tanks alliés se sont embourbés dans les galets de la plage ou bien ont fini bloqués au pied des falaises. Parmi les hommes de quatre régiments canadiens, en plus de ceux qui furent tués, environ 600 ont été blessés et 1300 faits prisonniers.
Après quelques enjambées seulement sur la plage de Dieppe, il était atteint à une jambe. Le soldat canadien ne pouvait plus que ramper vers un objectif qu'il voyait à peine, avant de perdre conscience et de revenir à lui lorsque la mitraille et les obus s'abattaient autour de lui.
«J'étais à moitié inconscient», racontait l'ancien combattant de 82 ans, hier, lors d'une cérémonie marquant le 60e anniversaire du raid qui fut une dure étape dans la libération de l'Europe. Membre du Régiment royal du Canada, il devait ensuite passer deux ans et demi en captivité, dans un camp allemand.
Survivants
M. McQuaid est l'un des 25 survivants canadiens de l'opération, présents en France cette fin de semaine pour saluer la mémoire de leurs camarades, dont quelque 900 reposent dans différents cimetières.
Selon les analyses, le raid de Dieppe fut une grande opération de commando ou une simple répétition du grand débarquement de 1944, qui eut lieu en Normandie.
Tom McQuaid reconnaît que, pour les Canadiens et les Anglais, le raid fut un massacre, même s'il a pu procurer des renseignements utiles à l'état-major allié. «Sans cela, le deuxième front [ouest] n'aurait pas progressé comme nous l'avons vu, il y aurait eu un plus grand massacre encore.»
Parties de New Haven, en Angleterre, les troupes alliées ont fait les frais d'une planification déficiente. Il n'y avait pas de gros navire en mer pour bombarder les positions allemandes, afin, a-t-il été avancé, de ne pas faire de victimes civiles françaises.
En Grande-Bretagne, avant l'opération, ce n'était plus un secret que Dieppe était l'objectif, et plusieurs survivants croient que les Allemands aussi étaient au courant et attendaient de pied ferme.
Clouées au sol par le feu ennemi, les troupes alliées n'ont presque pas pu percer les défenses de barbelés. Les Canadiens ont été repoussés au bord de l'eau et ne pouvaient que soigner leurs blessés, en espérant être évacués vers l'Angleterre.
Les tanks alliés se sont embourbés dans les galets de la plage ou bien ont fini bloqués au pied des falaises. Parmi les hommes de quatre régiments canadiens, en plus de ceux qui furent tués, environ 600 ont été blessés et 1300 faits prisonniers.
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