Auschwitz, 60 ans plus tard - Le camp de la mort industrielle
26 janvier 2005
Actualités en société
Libéré par les Soviétiques le 27 janvier 1945, Auschwitz-Birkenau fut le plus important des camps d'extermination nazis. Dans ce complexe de la mort industrielle installé près de la petite ville polonaise d'Oswiecim, furent tués, selon les calculs de l'historien Franiciszek Piper, quelques 1,1 millions de personnes, dont 960 000 juifs, 75 000 Polonais, 21 000 Tziganes et 15 000 prisonniers de guerre soviétiques. Ces chiffres font aujourd'hui consensus parmi les historiens. Comme l'écrit Annette Wievorka: «Auschwitz désigne désormais par métonymie la Shoah.» Le camp représentait le pilier du système de meurtre industriel qui comptait d'autres camps d'extermination (Treblinka: 750 000 victimes, Belzec: 550 000, Sobibor: 200 000, Chelmno: 150 000, Majdanek: 50 000). Ces camps d'extermination étaient différents des camps de concentration où furent déportés par centaines de milliers les ennemis du régime et les résistants. La singularité de la «solution finale», qui tua de cinq à six millions de juifs ainsi que 200 à 400 000 Tziganes, fut effacée sinon niée, dès l'après-guerre et jusque dans les années 60.
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