L'UE plaide pour une aide internationale sur le long terme en Asie
Bruxelles — Les ministres européens des Affaires étrangères, de la Santé et du Développement réunis hier à Bruxelles ont appelé à la mise en place rapide d'une aide mondiale coordonnée en faveur de la reconstruction des pays d'Asie frappés par les raz-de-marée du 26 décembre, pour prendre le relais des opérations d'urgence dans la région.
Les ministres ont également décidé d'accélérer les études sur la création d'une force de réaction rapide européenne pour les catastrophes, qui comprendrait médecins, infirmières, ingénieurs, secouristes et militaires. Selon un projet de communiqué, ils ont également déploré le lourd bilan de la catastrophe, qui s'élève à quelque 150 000 morts, dont plusieurs centaines d'Européens.
«Rapide et coordonnée»
Les ministres ont annoncé leur intention de travailler pour un effort international de reconstruction sur le long terme «rapide et coordonné». Ils ont aussi convenu d'étudier une requête des Nations unies, qui a demandé l'envoi de navires de guerre et d'hélicoptères pour aider les États-Unis, qui ont déployé 13 000 militaires et 17 bâtiments pour acheminer de l'aide dans la région.
La France a déjà décidé de déployer 1300 militaires dans la zone ainsi que deux frégates, le Dupleix et le Georges Leygues, et le porte-hélicoptère Jeanne d'Arc. La Grande-Bretagne a de son côté proposé d'envoyer 120 soldats en Indonésie et deux hélicoptères.
L'UE (États membres et Commission européenne) a annoncé jusqu'à présent pour 1,5 milliard d'euros en faveur des pays sinistrés, dont 123 millions pour l'aide humanitaire, 350 millions pour la reconstruction et un milliard sous forme de prêts par la Banque européenne d'investissement.
Ces engagements doivent toutefois obtenir le feu vert des gouvernements de l'UE et du Parlement européen pour être honorés. Un agrément qui pourrait être donné dès la semaine prochaine. «Une meilleure coordination serait très raisonnable et un progrès. Mais nous devons éviter les coûts inutiles et les doublons», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, qui s'est ensuite envolé pour l'Asie du Sud hier.
Associations de villes
Les ministres ont accepté d'examiner une proposition allemande qui projette d'associer des villes européennes riches à des localités frappées par la catastrophe pour faciliter l'envoi de l'aide. Ils ont en outre décidé d'examiner un allégement ou un moratoire de la dette des pays touchés et ont affiché leur intention d'oeuvrer pour «prévenir le risque d'épidémies» dans la région.
«Nous devons parler de la reconstruction et de la manière dont nous pouvons lever la pression de la dette sur ces pays», a souligné Dennis MacShane, le ministre britannique aux Affaires européennes.
De son côté, le commissaire européen à la Justice et aux Affaires intérieures, Franco Frattini, a proposé dans la presse italienne de modifier la réglementation pour permettre à des citoyens de l'UE d'accueillir plus facilement des enfants orphelins de la région sinistrée.
Les ministres ont également décidé d'accélérer les études sur la création d'une force de réaction rapide européenne pour les catastrophes, qui comprendrait médecins, infirmières, ingénieurs, secouristes et militaires. Selon un projet de communiqué, ils ont également déploré le lourd bilan de la catastrophe, qui s'élève à quelque 150 000 morts, dont plusieurs centaines d'Européens.
«Rapide et coordonnée»
Les ministres ont annoncé leur intention de travailler pour un effort international de reconstruction sur le long terme «rapide et coordonné». Ils ont aussi convenu d'étudier une requête des Nations unies, qui a demandé l'envoi de navires de guerre et d'hélicoptères pour aider les États-Unis, qui ont déployé 13 000 militaires et 17 bâtiments pour acheminer de l'aide dans la région.
La France a déjà décidé de déployer 1300 militaires dans la zone ainsi que deux frégates, le Dupleix et le Georges Leygues, et le porte-hélicoptère Jeanne d'Arc. La Grande-Bretagne a de son côté proposé d'envoyer 120 soldats en Indonésie et deux hélicoptères.
L'UE (États membres et Commission européenne) a annoncé jusqu'à présent pour 1,5 milliard d'euros en faveur des pays sinistrés, dont 123 millions pour l'aide humanitaire, 350 millions pour la reconstruction et un milliard sous forme de prêts par la Banque européenne d'investissement.
Ces engagements doivent toutefois obtenir le feu vert des gouvernements de l'UE et du Parlement européen pour être honorés. Un agrément qui pourrait être donné dès la semaine prochaine. «Une meilleure coordination serait très raisonnable et un progrès. Mais nous devons éviter les coûts inutiles et les doublons», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, qui s'est ensuite envolé pour l'Asie du Sud hier.
Associations de villes
Les ministres ont accepté d'examiner une proposition allemande qui projette d'associer des villes européennes riches à des localités frappées par la catastrophe pour faciliter l'envoi de l'aide. Ils ont en outre décidé d'examiner un allégement ou un moratoire de la dette des pays touchés et ont affiché leur intention d'oeuvrer pour «prévenir le risque d'épidémies» dans la région.
«Nous devons parler de la reconstruction et de la manière dont nous pouvons lever la pression de la dette sur ces pays», a souligné Dennis MacShane, le ministre britannique aux Affaires européennes.
De son côté, le commissaire européen à la Justice et aux Affaires intérieures, Franco Frattini, a proposé dans la presse italienne de modifier la réglementation pour permettre à des citoyens de l'UE d'accueillir plus facilement des enfants orphelins de la région sinistrée.
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