Le G7 accepte un moratoire sur la dette des pays affectés
7000 nouveaux morts en Indonésie; plus de 150 000 morts au total
Photo : Agence Reuters
Un survivant du tsunami en Inde a entrepris hier le nettoyage de sa demeure détruite par les vagues.
Jakarta — Le groupe des sept pays les plus industrialisés de la planète (G7) a accepté hier un moratoire sur le remboursement de la dette des pays victimes des raz-de-marée en Asie, dont le bilan humain dépasse désormais les 150 000 morts.
Dans un communiqué officiel publié à Londres, le G7, présidé cette année par le Royaume-Uni, a annoncé que les ministres des Finances du groupe «se sont accordés à apporter leur soutien à la suspension du paiement de la dette des pays affectés par les tsunamis».
«Nous ne nous attendons pas à ce que les pays touchés s'acquittent des versements prévus tant que la Banque mondiale et le FMI n'auront pas complètement évalué leurs besoins de reconstruction et de financement, reconnaissant ainsi que certains pays risquent de ne pas être en mesure de réaliser ces versements sur leur dette», lit-on également dans ce communiqué. Les grands argentiers du G7, qui se réunissent à Londres les 4 et 5 février, pourront également envisager d'autres mesures éventuelles lors de leur réunion.
Dettes de 272 milliards
Les pays d'Asie touchés par les raz-de-marée dévastateurs affichent une dette extérieure de quelque 272 milliards de dollars. L'Indonésie, pays le plus touché, doit à elle seule 48 milliards de dollars au Club de Paris. Cette dette aurait engendré des débours supérieurs à trois milliards de dollars cette année en seul remboursement du principal.
Ce cadeau du G7 pourrait toutefois se révéler à double tranchant. Un report des paiements pourrait se traduire par un abaissement de la note de la dette de ces pays par les agences de notation financière et pourrait relever à l'avenir le coût de l'emprunt pour ces pays.
Les ministres des Finances du G7 ont également affiché leur soutien à la mise en place d'un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien de façon à pouvoir prévenir une autre catastrophe de ce genre.
Plus de 7000 corps ont été dégagés hier des décombres dans la seule province indonésienne d'Aceh, portant à près de 150 000 le nombre total des décès confirmés. Dans ce contexte dramatique, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est rendu à Sumatra; il a affirmé qu'il n'avait jamais vu de telles destructions.
«Je dois avouer n'avoir jamais vu de destructions d'une telle ampleur, kilomètre par kilomètre, et on se demande où sont les gens, ce qui s'est passé», a-t-il affirmé.
Avec 101 318 morts à Sumatra, où certaines régions isolées sont toujours très difficiles d'accès pour les équipes de secours, l'Indonésie est le pays le plus durement frappé, devant le Sri Lanka, l'Inde et la Thaïlande.
Après Aceh, où il avait été précédé par le secrétaire d'État américain, Colin Powell, et le commissaire européen à l'aide humanitaire, Louis Michel, Kofi Annan s'est dirigé vers le Sri Lanka, deuxième pays touché avec plus de 30 000 morts. Il doit visiter aujourd'hui les zones dévastées de l'est et du sud du pays en compagnie du président de la Banque mondiale, James Wolfenshon.
Colin Powell, que sa tournée asiatique a également mené au Sri Lanka, a assuré à ce pays que les États-Unis resteraient à son côté «aussi longtemps que nécessaire». Il a souligné que le déploiement de 1500 marines prévu dans les jours à venir au Sri Lanka, affecté par le conflit entre la majorité cinghalaise et la minorité tamoule, avait des motivations «strictement humanitaires».
Sur le terrain, l'opération humanitaire, d'une ampleur sans précédent, continuait à s'organiser, acheminée en partie par hélicoptère dans les régions reculées de Sumatra, où routes et ponts ont été détruits.
Un premier groupe d'une quinzaine de marines, apportant des équipements de purification de l'eau, a atterri à Aceh, rejoignant les quelque 13 000 militaires américains déjà dans la zone.
Les opérations de secours progressent, mais de grosses difficultés subsistent en Indonésie, avait indiqué jeudi Jan Egeland, le coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU. «Ces problèmes vont persister, dans les secteurs sans route et sans communications», avait-il ajouté.
Au contraire de l'Indonésie, la Thaïlande n'a pas connu de ces énormes difficultés logistiques. Le gouvernement a donné l'image d'une administration efficace et sa population, celle d'une vraie solidarité. Le pays apparaît comme le seul déjà en phase de reconstruction. Les pertes y sont d'ailleurs très inférieures à celles de ses voisins, avec 5291 morts et 3570 disparus.
Dans un communiqué officiel publié à Londres, le G7, présidé cette année par le Royaume-Uni, a annoncé que les ministres des Finances du groupe «se sont accordés à apporter leur soutien à la suspension du paiement de la dette des pays affectés par les tsunamis».
«Nous ne nous attendons pas à ce que les pays touchés s'acquittent des versements prévus tant que la Banque mondiale et le FMI n'auront pas complètement évalué leurs besoins de reconstruction et de financement, reconnaissant ainsi que certains pays risquent de ne pas être en mesure de réaliser ces versements sur leur dette», lit-on également dans ce communiqué. Les grands argentiers du G7, qui se réunissent à Londres les 4 et 5 février, pourront également envisager d'autres mesures éventuelles lors de leur réunion.
Dettes de 272 milliards
Les pays d'Asie touchés par les raz-de-marée dévastateurs affichent une dette extérieure de quelque 272 milliards de dollars. L'Indonésie, pays le plus touché, doit à elle seule 48 milliards de dollars au Club de Paris. Cette dette aurait engendré des débours supérieurs à trois milliards de dollars cette année en seul remboursement du principal.
Ce cadeau du G7 pourrait toutefois se révéler à double tranchant. Un report des paiements pourrait se traduire par un abaissement de la note de la dette de ces pays par les agences de notation financière et pourrait relever à l'avenir le coût de l'emprunt pour ces pays.
Les ministres des Finances du G7 ont également affiché leur soutien à la mise en place d'un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien de façon à pouvoir prévenir une autre catastrophe de ce genre.
Plus de 7000 corps ont été dégagés hier des décombres dans la seule province indonésienne d'Aceh, portant à près de 150 000 le nombre total des décès confirmés. Dans ce contexte dramatique, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est rendu à Sumatra; il a affirmé qu'il n'avait jamais vu de telles destructions.
«Je dois avouer n'avoir jamais vu de destructions d'une telle ampleur, kilomètre par kilomètre, et on se demande où sont les gens, ce qui s'est passé», a-t-il affirmé.
Avec 101 318 morts à Sumatra, où certaines régions isolées sont toujours très difficiles d'accès pour les équipes de secours, l'Indonésie est le pays le plus durement frappé, devant le Sri Lanka, l'Inde et la Thaïlande.
Après Aceh, où il avait été précédé par le secrétaire d'État américain, Colin Powell, et le commissaire européen à l'aide humanitaire, Louis Michel, Kofi Annan s'est dirigé vers le Sri Lanka, deuxième pays touché avec plus de 30 000 morts. Il doit visiter aujourd'hui les zones dévastées de l'est et du sud du pays en compagnie du président de la Banque mondiale, James Wolfenshon.
Colin Powell, que sa tournée asiatique a également mené au Sri Lanka, a assuré à ce pays que les États-Unis resteraient à son côté «aussi longtemps que nécessaire». Il a souligné que le déploiement de 1500 marines prévu dans les jours à venir au Sri Lanka, affecté par le conflit entre la majorité cinghalaise et la minorité tamoule, avait des motivations «strictement humanitaires».
Sur le terrain, l'opération humanitaire, d'une ampleur sans précédent, continuait à s'organiser, acheminée en partie par hélicoptère dans les régions reculées de Sumatra, où routes et ponts ont été détruits.
Un premier groupe d'une quinzaine de marines, apportant des équipements de purification de l'eau, a atterri à Aceh, rejoignant les quelque 13 000 militaires américains déjà dans la zone.
Les opérations de secours progressent, mais de grosses difficultés subsistent en Indonésie, avait indiqué jeudi Jan Egeland, le coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU. «Ces problèmes vont persister, dans les secteurs sans route et sans communications», avait-il ajouté.
Au contraire de l'Indonésie, la Thaïlande n'a pas connu de ces énormes difficultés logistiques. Le gouvernement a donné l'image d'une administration efficace et sa population, celle d'une vraie solidarité. Le pays apparaît comme le seul déjà en phase de reconstruction. Les pertes y sont d'ailleurs très inférieures à celles de ses voisins, avec 5291 morts et 3570 disparus.
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