Québec n'entend pas hausser son aide
6 janvier 2005
Actualités en société
Québec — Critiqué de toute part, le gouvernement du Québec ne versera néanmoins pas un sou de plus pour les victimes des tsunamis de l'Asie du Sud-Est, a indiqué hier la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay.
En accordant 100 000 $ à la Croix-Rouge, le gouvernement a fait un don «à la hauteur de ses moyens», a dit la ministre au cours d'un entretien accordé à la Presse canadienne. «Je serais très heureuse de pouvoir augmenter ma contribution, mais alors qu'on m'indique où l'on doit couper. Moi, je n'imprime pas d'argent», a-t-elle expliqué.
Mardi, l'organisation d'aide humanitaire Oxfam-Québec, les centrales syndicales de même que l'opposition péquiste avaient vertement dénoncé l'insuffisance des ressources consenties par Québec pour venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés des pays touchés.
De fait, en tenant compte de sa population, le Québec est la province canadienne qui s'est montrée la moins généreuse pour les victimes de la catastrophe de décembre.
La Colombie-Britannique a accordé une aide de huit millions de dollars alors que l'Ontario et l'Alberta ont contribué pour cinq millions de dollars chacune.
Dans l'ensemble du Canada, seule l'Ïle-du-Prince-Édouard, qui ne compte même pas 127 000 habitants, a donné moins que le Québec, avec 20 000 $. «La Colombie-Britannique et l'Alberta sont beaucoup plus riches que le Québec, fait remarquer la ministre. Le gouvernement québécois est allé selon ses moyens. Hausser notre contribution impliquerait de couper ailleurs. Est-ce qu'on veut couper dans l'aide sociale? dans l'agriculture? Moi je ne l'ai pas, l'argent.»
Qui plus est, le Québec est la seule province à disposer d'un secrétariat à l'aide internationale, fondé en 1997, qui distribue bon an mal an près de sept millions de dollars en soutien humanitaire, a-t-elle rappelé.
L'exemple haïtien
Haïti, qui a été durement frappé plus tôt cette année par des inondations dévastatrices dans la région des Gonaïves, a bénéficié de la plus grande part des fonds disponibles. «Seule la province de Québec a contribué jusqu'à maintenant pour Haïti. L'Ontario n'a pas donné, les autres provinces non plus», a précisé la ministre.
Même si le montant de 100 000 $ accordé par Québec pour le Sud-Est asiatique paraît bien dérisoire, il ne faut pas oublier que 20 % des 80 millions de dollars en aide humanitaire annoncés par le gouvernement fédéral provient «des taxes et des impôts des contribuables québécois», a fait valoir Mme Gagnon-Tremblay.
Le gouvernement, qui compte beaucoup sur la générosité des citoyens, a annoncé hier que les dons versés d'ici le 11 janvier 2005 seront déductibles d'impôt pour l'année 2004. Une pareille mesure fiscale incitative a aussi été récemment adoptée par le gouvernement fédéral.
En accordant 100 000 $ à la Croix-Rouge, le gouvernement a fait un don «à la hauteur de ses moyens», a dit la ministre au cours d'un entretien accordé à la Presse canadienne. «Je serais très heureuse de pouvoir augmenter ma contribution, mais alors qu'on m'indique où l'on doit couper. Moi, je n'imprime pas d'argent», a-t-elle expliqué.
Mardi, l'organisation d'aide humanitaire Oxfam-Québec, les centrales syndicales de même que l'opposition péquiste avaient vertement dénoncé l'insuffisance des ressources consenties par Québec pour venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés des pays touchés.
De fait, en tenant compte de sa population, le Québec est la province canadienne qui s'est montrée la moins généreuse pour les victimes de la catastrophe de décembre.
La Colombie-Britannique a accordé une aide de huit millions de dollars alors que l'Ontario et l'Alberta ont contribué pour cinq millions de dollars chacune.
Dans l'ensemble du Canada, seule l'Ïle-du-Prince-Édouard, qui ne compte même pas 127 000 habitants, a donné moins que le Québec, avec 20 000 $. «La Colombie-Britannique et l'Alberta sont beaucoup plus riches que le Québec, fait remarquer la ministre. Le gouvernement québécois est allé selon ses moyens. Hausser notre contribution impliquerait de couper ailleurs. Est-ce qu'on veut couper dans l'aide sociale? dans l'agriculture? Moi je ne l'ai pas, l'argent.»
Qui plus est, le Québec est la seule province à disposer d'un secrétariat à l'aide internationale, fondé en 1997, qui distribue bon an mal an près de sept millions de dollars en soutien humanitaire, a-t-elle rappelé.
L'exemple haïtien
Haïti, qui a été durement frappé plus tôt cette année par des inondations dévastatrices dans la région des Gonaïves, a bénéficié de la plus grande part des fonds disponibles. «Seule la province de Québec a contribué jusqu'à maintenant pour Haïti. L'Ontario n'a pas donné, les autres provinces non plus», a précisé la ministre.
Même si le montant de 100 000 $ accordé par Québec pour le Sud-Est asiatique paraît bien dérisoire, il ne faut pas oublier que 20 % des 80 millions de dollars en aide humanitaire annoncés par le gouvernement fédéral provient «des taxes et des impôts des contribuables québécois», a fait valoir Mme Gagnon-Tremblay.
Le gouvernement, qui compte beaucoup sur la générosité des citoyens, a annoncé hier que les dons versés d'ici le 11 janvier 2005 seront déductibles d'impôt pour l'année 2004. Une pareille mesure fiscale incitative a aussi été récemment adoptée par le gouvernement fédéral.
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