Tsunamis meurtriers - Au Sri Lanka, des parents attendent que la mer leur rende leurs enfants
Navalady Beach, Sri Lanka — Chaque jour quand le soleil se lève sur les rivages dévastés du Sri Lanka, des parents affluent par dizaines sur les plages submergées par ces vagues immenses qui ont emporté leurs enfants. «lls croient que leurs enfants sont vivants et que la mer les leur rendra, un jour», explique la directrice de l'UNICEF, Carol Bellamy.
Le Fonds des Nations unies pour l'Enfance (UNICEF) va consacrer au moins 30 millions d'euros aux enfants sri-lankais affectés par les tsunamis. Cet argent servira «à garder les enfants en vie, à leur permettre d'être de nouveau scolarisés et à leur redonner espoir dans l'avenir», a annoncé hier Carol Bellamy à l'issue d'une visite de deux jours dans l'île.
Pour l'heure, la priorité de l'UNICEF, qui a installé des bureaux dans huit points du pays, est d'assurer la survie des petits rescapés: «Cela veut dire de l'eau potable, des conditions d'hygiène appropriées, de la nourriture et les services de santé de base.»
Au Sri Lanka, environ 12 000 enfants, soit 40 % des quelque 30 000 victimes de la catastrophe, ont péri, selon les autorités.
Nombre de parents tentent de retrouver leur progéniture dans certains des 800 centres de secours ou camps de réfugiés. Beaucoup sont privés de toute certitude sur le sort de leurs enfants, certains ayant été enterrés dans des fosses communes sans que leurs familles soient averties.
Ceux qui errent chaque jour sur les plages des régions d'Ampara et Batticaloa ne parlent à personne, explique N. Wijewickrema, un responsable de la police de Batticaloa. «Ils restent une heure ou deux et ils s'en vont. Ils reviennent le lendemain», a-t-il raconté à Carol Bellamy.
Dimanche, à Navalady, plusieurs personnes arpentaient lentement la plage, seules ou en couple. Parfois, certains s'agenouillaient pour vérifier qu'une pantoufle ou une chaussure échouée sur le sable n'était pas celle de leur enfant.
«Je n'ai jamais vu une tragédie comme celle-là», commentait Carol Bellamy, contemplant ces parents qui survivent dans l'attente d'un miracle. «Ils ne veulent pas accepter la mort de leurs enfants.»
Adoptions spontanées
La semaine dernière, un responsable du Département de protection de l'enfance avait confié avoir entendu parler d'une dizaine de cas de petits orphelins emmenés par des familles ayant perdu leurs propres enfants.
La porte-parole de l'ONG Save the Children, Maleec Calyanaratne, dit comprendre que les familles tentent de surmonter ainsi leur deuil, mais prévient que ce n'est «pas la façon de le faire». Ces adoptions spontanées ne conduiront qu'à des problèmes à long terme, prévient-elle.
L'UNICEF, tente pour sa part de monter, avec les organisations sri-lankaises, un programme national pour mettre en relation les orphelins et les parents endeuillés. Une base de données est cours d'élaboration.
Mais la «priorité pour les enfants séparés — de leur parents — ou non accompagnés est de rester avec leur famille proche ou des connaissances», explique Ted Chaiban, représentant au Sri Lanka de l'agence onusienne. «Nous saluons les efforts par les particuliers et les institutions pour aider les enfants non accompagnés et séparés, et nous demandons qu'ils informent les autorités.»
Le Fonds des Nations unies pour l'Enfance (UNICEF) va consacrer au moins 30 millions d'euros aux enfants sri-lankais affectés par les tsunamis. Cet argent servira «à garder les enfants en vie, à leur permettre d'être de nouveau scolarisés et à leur redonner espoir dans l'avenir», a annoncé hier Carol Bellamy à l'issue d'une visite de deux jours dans l'île.
Pour l'heure, la priorité de l'UNICEF, qui a installé des bureaux dans huit points du pays, est d'assurer la survie des petits rescapés: «Cela veut dire de l'eau potable, des conditions d'hygiène appropriées, de la nourriture et les services de santé de base.»
Au Sri Lanka, environ 12 000 enfants, soit 40 % des quelque 30 000 victimes de la catastrophe, ont péri, selon les autorités.
Nombre de parents tentent de retrouver leur progéniture dans certains des 800 centres de secours ou camps de réfugiés. Beaucoup sont privés de toute certitude sur le sort de leurs enfants, certains ayant été enterrés dans des fosses communes sans que leurs familles soient averties.
Ceux qui errent chaque jour sur les plages des régions d'Ampara et Batticaloa ne parlent à personne, explique N. Wijewickrema, un responsable de la police de Batticaloa. «Ils restent une heure ou deux et ils s'en vont. Ils reviennent le lendemain», a-t-il raconté à Carol Bellamy.
Dimanche, à Navalady, plusieurs personnes arpentaient lentement la plage, seules ou en couple. Parfois, certains s'agenouillaient pour vérifier qu'une pantoufle ou une chaussure échouée sur le sable n'était pas celle de leur enfant.
«Je n'ai jamais vu une tragédie comme celle-là», commentait Carol Bellamy, contemplant ces parents qui survivent dans l'attente d'un miracle. «Ils ne veulent pas accepter la mort de leurs enfants.»
Adoptions spontanées
La semaine dernière, un responsable du Département de protection de l'enfance avait confié avoir entendu parler d'une dizaine de cas de petits orphelins emmenés par des familles ayant perdu leurs propres enfants.
La porte-parole de l'ONG Save the Children, Maleec Calyanaratne, dit comprendre que les familles tentent de surmonter ainsi leur deuil, mais prévient que ce n'est «pas la façon de le faire». Ces adoptions spontanées ne conduiront qu'à des problèmes à long terme, prévient-elle.
L'UNICEF, tente pour sa part de monter, avec les organisations sri-lankaises, un programme national pour mettre en relation les orphelins et les parents endeuillés. Une base de données est cours d'élaboration.
Mais la «priorité pour les enfants séparés — de leur parents — ou non accompagnés est de rester avec leur famille proche ou des connaissances», explique Ted Chaiban, représentant au Sri Lanka de l'agence onusienne. «Nous saluons les efforts par les particuliers et les institutions pour aider les enfants non accompagnés et séparés, et nous demandons qu'ils informent les autorités.»
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