Nouvelle étude - Les travailleurs âgés sont plus stressés que leurs collègues plus jeunes
22 novembre 2004
Actualités en société
Vancouver — Les travailleurs plus âgés ont un niveau de stress plus élevé que leurs collègues plus jeunes, conclut une étude effectuée par une importante firme canadienne de conseillers en travail.
Selon Rod Phillips, président du WarrenShepell Research Group, cette étude doit être vue comme un avertissement par les employeurs, puisque, d'ici une dizaine d'années, la majorité des travailleurs seront âgés de plus de 45 ans.
«Aujourd'hui, ils sont 35 ou 36 %, ça fait déjà beaucoup de monde», dit-il.
Quelque 2500 compagnies canadiennes font appel aux conseils et services divers en santé mentale à WarrenShepell. La firme de Toronto a récemment demandé à sa section recherche d'évaluer le stress sur les lieux de travail après avoir noté certaines tendances dans les appels téléphoniques faits à ses centres d'aide.
Beaucoup a déjà été dit sur le vieillissement des travailleurs en Amérique du Nord, mais les données sont maigres en ce qui concerne le stress que vivent les travailleurs plus âgés, explique M. Phillips.
Or selon lui, les données recueillies sur les trois dernières années viennent contredire la croyance populaire voulant que les travailleurs plus âgés, qui ont donc plus d'expérience, soient mieux équipés que leurs collègues plus jeunes pour survivre au stress.
«Nous avons plutôt découvert que les travailleurs plus âgés, spécifiquement dans la catégorie 50 ans et plus, composaient avec un stress 60 % plus élevé environ pendant la dernière année étudiée, soit 2003, et qu'ils vivaient deux fois plus de conflits de travail», affirme M. Phillips.
Moins nombreux
L'étude indique par ailleurs que les travailleurs plus âgés font appel moins souvent aux programmes d'aide que leurs collègues plus jeunes. Entre 2001 et 2003, 9,45 % des travailleurs âgés de 50 ans et plus demandaient de l'aide, contre 40,83 % pour les 30 à 39 ans et 30,16 % pour les 40 à 49 ans.
M. Phillips reconnaît que, dans la plupart des entreprises, les travailleurs âgés sont généralement moins nombreux que les jeunes, ce qui peut influencer les statistiques. Mais selon lui, il est de notoriété publique que les gens plus âgés sont plus réticents à demander de l'aide pour des problèmes psychologiques.
Selon les chercheurs de WarrenShepell, les chiffres laissent penser que les travailleurs plus âgés attendent que leurs problèmes deviennent très graves avant de chercher de l'aide. Et si c'est le cas, la situation pourrait être pire qu'on pense, concluent-ils.
Selon Rod Phillips, président du WarrenShepell Research Group, cette étude doit être vue comme un avertissement par les employeurs, puisque, d'ici une dizaine d'années, la majorité des travailleurs seront âgés de plus de 45 ans.
«Aujourd'hui, ils sont 35 ou 36 %, ça fait déjà beaucoup de monde», dit-il.
Quelque 2500 compagnies canadiennes font appel aux conseils et services divers en santé mentale à WarrenShepell. La firme de Toronto a récemment demandé à sa section recherche d'évaluer le stress sur les lieux de travail après avoir noté certaines tendances dans les appels téléphoniques faits à ses centres d'aide.
Beaucoup a déjà été dit sur le vieillissement des travailleurs en Amérique du Nord, mais les données sont maigres en ce qui concerne le stress que vivent les travailleurs plus âgés, explique M. Phillips.
Or selon lui, les données recueillies sur les trois dernières années viennent contredire la croyance populaire voulant que les travailleurs plus âgés, qui ont donc plus d'expérience, soient mieux équipés que leurs collègues plus jeunes pour survivre au stress.
«Nous avons plutôt découvert que les travailleurs plus âgés, spécifiquement dans la catégorie 50 ans et plus, composaient avec un stress 60 % plus élevé environ pendant la dernière année étudiée, soit 2003, et qu'ils vivaient deux fois plus de conflits de travail», affirme M. Phillips.
Moins nombreux
L'étude indique par ailleurs que les travailleurs plus âgés font appel moins souvent aux programmes d'aide que leurs collègues plus jeunes. Entre 2001 et 2003, 9,45 % des travailleurs âgés de 50 ans et plus demandaient de l'aide, contre 40,83 % pour les 30 à 39 ans et 30,16 % pour les 40 à 49 ans.
M. Phillips reconnaît que, dans la plupart des entreprises, les travailleurs âgés sont généralement moins nombreux que les jeunes, ce qui peut influencer les statistiques. Mais selon lui, il est de notoriété publique que les gens plus âgés sont plus réticents à demander de l'aide pour des problèmes psychologiques.
Selon les chercheurs de WarrenShepell, les chiffres laissent penser que les travailleurs plus âgés attendent que leurs problèmes deviennent très graves avant de chercher de l'aide. Et si c'est le cas, la situation pourrait être pire qu'on pense, concluent-ils.
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