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    Les Aliments de santé Laurier - Les aliments naturels ont le vent en poupe

    Prendre soin de sa santé, «c'est le plus beau REER que l'on peut s'offrir»

    Mens sana in corpore sano: cette bonne vieille maxime de Juvénal résume, à elle seule, l'esprit qui anime la firme Les Aliments de santé Laurier, qui s'étend sur une superficie de pas moins de 15 000 pi2 à la Place Laurier de Sainte-Foy.

    Vous en avez plein les godasses de la malbouffe, des médicaments traditionnels, des interminables heures d'attente dans les urgences pour un petit mal? Vous avez l'air glauque et le seul fait de cueillir votre courrier sur le perron sollicite chez vous un effort herculéen?

    Vous, de Québec (et d'ailleurs...), si vous avez répondu par l'affirmative à ces questions, ne faites ni un ni deux et dirigez-vous chez Les Aliments de santé Laurier (ASL) où une équipe constituée de 80 spécialistes de tous ordres vous traitera aux petits oignons... bio.

    Un massage suédois avec ça? Tout y est: quelque 20 000 produits différents triés sur le volet pour leur qualité, encourageant de surcroît une quarantaine de producteurs «bio», de même que des services d'esthétique, de coiffure, de nutrition et de fasciathérapie.

    En étalage

    De plus, les comptoirs d'alimentation regorgent de fruits et de légumes, de viandes, volailles, gibiers, poissons et autres délices certifiés biologiques. Et pour vous sustenter in situ, un petit saut au bistro s'impose.

    «Je suis une pionnière du domaine des aliments naturels, bien qu'il existait à l'époque des magasins du genre, mais sans envergure», lance orgueilleusement Lyse Boivin Matton, propriétaire d'ASL depuis 1971. «Nous sommes la plus grande équipe spécialisée en santé et beauté naturelle au Canada — et même au monde parce que, contrairement à d'autres entreprises du même type, notre concept n'est pas mixte», renchérit la fille de la propriétaire et vice-présidente de l'entreprise familiale, Élaine Mathton Boivin (non, n'ajustez pas vos appareils, c'est bien ainsi qu'elle paraphe son nom, précise-t-elle au journaliste un brin désorienté).

    Selon elle, la philosophie d'ASL repose sur l'importance d'accompagner sa clientèle, de tout acabit, dans sa quête d'un mieux-être, «et ce en fonction du respect de l'environnement. En fait, c'est une question d'évolution personnelle».

    «Vous savez, reprend la propriétaire, Mme Matton, prendre soin de sa santé, c'est le plus beau REER que l'on puisse s'offrir», laisse tomber la femme d'affaires, en ajoutant que sa firme se distingue du fait que «nos clients et notre personnel sont d'une véritable authenticité».

    Vantant ses produits, Mme Matton insiste pour dire que les suppléments vitaminiques «propres aux aliments naturels stimulent le corps, le rendant ainsi plus fonctionnel, contrairement aux médicaments traditionnels qui, eux, représentent plutôt la philosophie "assieds-toi, ne fais rien, je vais travailler pour toi", ce qui encourage un déséquilibre certain à la grandeur du corps».

    Qui s'intéresse à son mieux-être trouvera chez ASL des produits de phytothérapie (traitement par les plantes), d'homéopathie et d'aromathérapie, entre autres approches bienfaisantes.

    Discours critique

    Élaine Mathton Boivin porte un regard critique sur le discours contradictoire des grandes chaînes pharmaceutiques. «Les pharmacies prétendaient auparavant que les produits naturels n'étaient pas efficaces et étaient dépourvus de tout fondement scientifique. Au contraire, il y a derrière le traitement des huiles naturelles, notamment, une véritable littérature scientifique. Pour sa part, la clientèle, elle, nous a fait confiance avec le temps parce qu'il y avait des résultats en bout de ligne.»

    Étrangement, depuis quelque temps, poursuit-elle, «les pharmacies commencent tranquillement à garnir leurs tablettes de produits naturels du fait qu'ils sont de plus en plus en vogue».

    Cette concurrence pharmacienne est doublée d'un autre écueil: les charlatans. «Ce qui est dommageable à notre industrie, sont ces vendeurs qui font du porte-à-porte, qui n'ont pas de pied-à-terre et vendent souvent de la cochonnerie pour ensuite disparaître, au même titre que les ventes pyramidales», s'inquiète Lyse Boivin Matton.

    En fin de compte, ASL s'inscrit dans un projet de société qui «encourage les gens à comprendre le fonctionnement de leur corps et, si possible, à prévenir avant d'intervenir après coup. Cet engagement exige une attitude très critique par rapport aux différentes techniques de production industrielles et agricoles actuelles», peut-on lire dans un document produit par ASL.
     
     
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