Sur les routes - L'alcool tue plus que les drogues
L'alcool expliquerait environ 30 % des accidents de la route au Québec. Même si d'autres substances telles que le cannabis, les tranquillisants et la cocaïne contribuent également à l'hécatombe routière, «l'alcool demeure néanmoins la drogue la plus problématique, autant en termes de nombre d'accidents que de niveaux de risque», révèle une étude menée par Claude Dussault pour la Société de l'assurance automobile du Québec(SAAQ).
À partir des données de cette étude, qui a comptabilisé les circonstances dans lesquelles sont décédés 354 conducteurs de véhicules de promenade entre avril 1999 et novembre 2001, les chercheurs affirment que la consommation de cannabis double le risque d'accident mortel de la route. L'effet de cette herbe fumée par environ 20 % des conducteurs décédés serait comparable à celui d'une alcoolémie modérée (entre 0,04 et 0,05).
Les automobilistes soumis à l'action de tranquillisants comme le valium — qui comptaient pour 8,5 % des victimes — seraient pour leur part 2,5 fois plus sujets d'être impliqués dans un accident mortel. Moins nombreux (6,8 %), les pilotes qui absorbent de la cocaïne auraient quant à eux cinq fois plus de chances de subir un sort comparable. De plus, la responsabilité des accidents incombait le plus souvent aux personnes ayant consommé l'une de ces drogues, y compris l'alcool.
Ce qui n'est pas particulièrement surprenant puisque, dès que l'alcoolémie d'un automobiliste atteint les 50 mg par 100 ml de sang (0,05), celui-ci court un risque quatre fois plus élevé de perdre la vie au volant de sa voiture. À 0,08, le danger est multiplié par six ou sept. Lorsque l'ivresse du conducteur atteint des valeurs oscillant entre 0,15 ou 0,20, la collision fatale a dans ce cas
40 fois plus de chances d'avoir lieu.
«Le résultat le plus étonnant concerne toutefois l'effet explosif des cocktails de drogues», affirme Claude Dussault. Alors que le cannabis seul double le risque d'accident mortel, si cette drogue est combinée à de la cocaïne, ce risque quadruple. Et si la personne a de surcroît abusé de la dive bouteille (avec une alcoolémie dépassant 0,08), la possibilité qu'elle meure au volant de sa voiture est 85 fois plus élevée.
Claude Dussault souligne par ailleurs les immenses progrès qui ont été observés au Québec en matière d'accidents routiers imputables à l'état d'ébriété des conducteurs. Les campagnes contre l'alcool au volant ont sans contredit contribué à les réduire de moitié. Alors qu'en 1980, 60 % des automobilistes ayant perdu la vie à bord de leur voiture avaient absorbé plus de 80 mg d'alcool, ils ne représentaient plus que 30 % en 2000. Des statistiques qui ont été confirmées par une autre enquête indiquant que
6 % des automobilistes roulant sur les routes du Québec en 1981 présentaient une alcoolémie supérieure à 0,08. Alors qu'en 1999-2000, ils n'étaient plus que 2 %.
À la vue de ces différents résultats, le chercheur Claude Dussault affirme que «les efforts de prévention doivent néanmoins continuer d'insister sur les effets de l'alcool au volant, tout en soulignant clairement que la combinaison de diverses drogues est particulièrement dangereuse».
À partir des données de cette étude, qui a comptabilisé les circonstances dans lesquelles sont décédés 354 conducteurs de véhicules de promenade entre avril 1999 et novembre 2001, les chercheurs affirment que la consommation de cannabis double le risque d'accident mortel de la route. L'effet de cette herbe fumée par environ 20 % des conducteurs décédés serait comparable à celui d'une alcoolémie modérée (entre 0,04 et 0,05).
Les automobilistes soumis à l'action de tranquillisants comme le valium — qui comptaient pour 8,5 % des victimes — seraient pour leur part 2,5 fois plus sujets d'être impliqués dans un accident mortel. Moins nombreux (6,8 %), les pilotes qui absorbent de la cocaïne auraient quant à eux cinq fois plus de chances de subir un sort comparable. De plus, la responsabilité des accidents incombait le plus souvent aux personnes ayant consommé l'une de ces drogues, y compris l'alcool.
Ce qui n'est pas particulièrement surprenant puisque, dès que l'alcoolémie d'un automobiliste atteint les 50 mg par 100 ml de sang (0,05), celui-ci court un risque quatre fois plus élevé de perdre la vie au volant de sa voiture. À 0,08, le danger est multiplié par six ou sept. Lorsque l'ivresse du conducteur atteint des valeurs oscillant entre 0,15 ou 0,20, la collision fatale a dans ce cas
40 fois plus de chances d'avoir lieu.
«Le résultat le plus étonnant concerne toutefois l'effet explosif des cocktails de drogues», affirme Claude Dussault. Alors que le cannabis seul double le risque d'accident mortel, si cette drogue est combinée à de la cocaïne, ce risque quadruple. Et si la personne a de surcroît abusé de la dive bouteille (avec une alcoolémie dépassant 0,08), la possibilité qu'elle meure au volant de sa voiture est 85 fois plus élevée.
Claude Dussault souligne par ailleurs les immenses progrès qui ont été observés au Québec en matière d'accidents routiers imputables à l'état d'ébriété des conducteurs. Les campagnes contre l'alcool au volant ont sans contredit contribué à les réduire de moitié. Alors qu'en 1980, 60 % des automobilistes ayant perdu la vie à bord de leur voiture avaient absorbé plus de 80 mg d'alcool, ils ne représentaient plus que 30 % en 2000. Des statistiques qui ont été confirmées par une autre enquête indiquant que
6 % des automobilistes roulant sur les routes du Québec en 1981 présentaient une alcoolémie supérieure à 0,08. Alors qu'en 1999-2000, ils n'étaient plus que 2 %.
À la vue de ces différents résultats, le chercheur Claude Dussault affirme que «les efforts de prévention doivent néanmoins continuer d'insister sur les effets de l'alcool au volant, tout en soulignant clairement que la combinaison de diverses drogues est particulièrement dangereuse».
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