De violents séismes continuent de secouer le Japon
Au moins 23 morts et un millier de blessés depuis le tremblement de terre de samedi
Photo : Agence Reuters
Plusieurs milliers de personnes ont fait la queue, hier, pour se procurer un peu de nourriture dans un centre de secours de Nagaoka, une ville d’environ 200 000 habitants secouée par plusieurs secousses telluriques depuis samedi.
Tokyo — Un nouveau séisme d'une magnitude de 5,6 sur l'échelle ouverte de Richter a secoué cette nuit la région de Niigata (centre-ouest du Japon) où un violent tremblement de terre a fait samedi 23 morts et un millier de blessés, selon la météorologie nationale.
La secousse a été modérément ressentie à Tokyo. Elle n'a pas fait de victime ni de dégât majeur, selon les premières informations. La secousse s'est produite à 21h dans la région de Chuetsu, près de Niigata, la zone la plus touchée par le tremblement de terre de samedi, a indiqué la météo. Son hypocentre était situé à 10 km sous terre, a précisé la météo.
À peine remis d'un typhon dévastateur, le Japon a été frappé ce week-end par un très violent séisme et une série de fortes répliques dans la préfecture de Niigata. La principale secousse a eu lieu samedi matin, son épicentre étant localisé près de Niigata. Six autres puissantes secousses ont suivi dans les heures suivantes, dont la plus violente a atteint 6,3 sur l'échelle de Richter. Il y a eu au total plus de 240 répliques.
Le Japon est au confluent de quatre plaques tectoniques, avec des milliers de secousses chaque année, et sa capitale, Tokyo, est susceptible d'être frappée par un méga-séisme à n'importe quel moment.
Des milliers de réfugiés
Plusieurs dizaines de milliers de personnes souvent terrorisées ont, dans la préfecture de Niigata, passé la nuit de samedi à dimanche dans des centres d'évacuation ou dans les rues après la secousse d'une magnitude de 6,8 degrés sur l'échelle de Richter qui a frappé la région samedi à 17h56 locales. Un glissement de terrain a dévasté un village, faisant au moins deux victimes.
À Tokyo, où le gouvernement a mis en place une cellule de crise, des responsables tentent d'organiser le transport de nourriture, d'eau et de couvertures.
Au lever du soleil, l'ampleur des dégâts causés par le séisme dans ce secteur montagneux situé à 250 km au nord de Tokyo, est apparue crûment. Près de 130 000 foyers à Niigata étaient privés d'électricité. Des routes étaient fissurées et de nombreux glissements de terrain se sont produits.
Un train à grande vitesse a en partie déraillé à Nagaoka, pour la première fois depuis sa mise en service il y a 40 ans. Huit de ses wagons ont quitté les voies sans qu'aucun passager soit blessé, a fait savoir un responsable du ministère des Transports.
Des images aériennes diffusées par la télévision montrent qu'une coulée de boue a englouti maisons, routes et voitures au petit village de Yamakoshi, isolant quelque 600 personnes.
La télévision a également diffusé des images montrant des soldats tentant de sauver une mère et son fils bloqués dans une maison ravagée par une coulée de boue, en se servant de tronçonneuses pour entamer les débris.
Dans la ville d'Ojiya, durement frappée par le séisme, une vaste portion du sol sous une ligne ferroviaire s'est affaissé, formant un cratère surplombé par des rails brisés.
Abris temporaires
«Nous avons désespérément besoin de nourriture, d'eau et de couvertures pour la population locale», a déclaré un responsable de cette ville de 40 000 habitants.
Le séisme a privé de courant et de téléphone au moins 278 000 foyers, et l'approvisionnement en eau et en gaz a lui aussi été perturbé.
Nombreux sont ceux qui, bravant le froid, ont préféré passer la nuit dans des écoles et autres abris temporaires, tandis que certains choisissaient de dormir dehors, ou dans leur voiture.
Selon la chaîne de télévision NHK, 67 000 personnes ont été évacuées vers des bâtiments publics. Plusieurs incendies se sont en outre déclarés à Nagaoka, ville de 200 000 habitants, mais la plupart ont été maîtrisés rapidement.
Plus de 250 répliques se sont produites depuis le séisme initial, selon l'Agence météorologique, et les autorités ont mis en garde contre de nouvelles secousses.
Le séisme et les répliques ont secoué des bâtiments à Tokyo, mais on n'y signalait dans l'immédiat ni victimes ni dégâts. Selon des responsables, si l'épicentre du séisme avait été plus proche de la capitale, il aurait pu y faire environ 7000 victimes.
Cette année, l'archipel a été balayé par dix typhons — un nombre record — et les autorités craignent de nouveaux glissements de terrain dans les régions récemment touchées par de fortes précipitations. Le gouvernement a mis en place une cellule d'urgence à Tokyo.
Le Japon, où la terre tremble toutes les cinq minutes, reste fortement marqué par le souvenir du séisme de Kobé, qui avait été mesuré à 7,2 sur l'échelle ouverte de Richter.
La secousse a été modérément ressentie à Tokyo. Elle n'a pas fait de victime ni de dégât majeur, selon les premières informations. La secousse s'est produite à 21h dans la région de Chuetsu, près de Niigata, la zone la plus touchée par le tremblement de terre de samedi, a indiqué la météo. Son hypocentre était situé à 10 km sous terre, a précisé la météo.
À peine remis d'un typhon dévastateur, le Japon a été frappé ce week-end par un très violent séisme et une série de fortes répliques dans la préfecture de Niigata. La principale secousse a eu lieu samedi matin, son épicentre étant localisé près de Niigata. Six autres puissantes secousses ont suivi dans les heures suivantes, dont la plus violente a atteint 6,3 sur l'échelle de Richter. Il y a eu au total plus de 240 répliques.
Le Japon est au confluent de quatre plaques tectoniques, avec des milliers de secousses chaque année, et sa capitale, Tokyo, est susceptible d'être frappée par un méga-séisme à n'importe quel moment.
Des milliers de réfugiés
Plusieurs dizaines de milliers de personnes souvent terrorisées ont, dans la préfecture de Niigata, passé la nuit de samedi à dimanche dans des centres d'évacuation ou dans les rues après la secousse d'une magnitude de 6,8 degrés sur l'échelle de Richter qui a frappé la région samedi à 17h56 locales. Un glissement de terrain a dévasté un village, faisant au moins deux victimes.
À Tokyo, où le gouvernement a mis en place une cellule de crise, des responsables tentent d'organiser le transport de nourriture, d'eau et de couvertures.
Au lever du soleil, l'ampleur des dégâts causés par le séisme dans ce secteur montagneux situé à 250 km au nord de Tokyo, est apparue crûment. Près de 130 000 foyers à Niigata étaient privés d'électricité. Des routes étaient fissurées et de nombreux glissements de terrain se sont produits.
Un train à grande vitesse a en partie déraillé à Nagaoka, pour la première fois depuis sa mise en service il y a 40 ans. Huit de ses wagons ont quitté les voies sans qu'aucun passager soit blessé, a fait savoir un responsable du ministère des Transports.
Des images aériennes diffusées par la télévision montrent qu'une coulée de boue a englouti maisons, routes et voitures au petit village de Yamakoshi, isolant quelque 600 personnes.
La télévision a également diffusé des images montrant des soldats tentant de sauver une mère et son fils bloqués dans une maison ravagée par une coulée de boue, en se servant de tronçonneuses pour entamer les débris.
Dans la ville d'Ojiya, durement frappée par le séisme, une vaste portion du sol sous une ligne ferroviaire s'est affaissé, formant un cratère surplombé par des rails brisés.
Abris temporaires
«Nous avons désespérément besoin de nourriture, d'eau et de couvertures pour la population locale», a déclaré un responsable de cette ville de 40 000 habitants.
Le séisme a privé de courant et de téléphone au moins 278 000 foyers, et l'approvisionnement en eau et en gaz a lui aussi été perturbé.
Nombreux sont ceux qui, bravant le froid, ont préféré passer la nuit dans des écoles et autres abris temporaires, tandis que certains choisissaient de dormir dehors, ou dans leur voiture.
Selon la chaîne de télévision NHK, 67 000 personnes ont été évacuées vers des bâtiments publics. Plusieurs incendies se sont en outre déclarés à Nagaoka, ville de 200 000 habitants, mais la plupart ont été maîtrisés rapidement.
Plus de 250 répliques se sont produites depuis le séisme initial, selon l'Agence météorologique, et les autorités ont mis en garde contre de nouvelles secousses.
Le séisme et les répliques ont secoué des bâtiments à Tokyo, mais on n'y signalait dans l'immédiat ni victimes ni dégâts. Selon des responsables, si l'épicentre du séisme avait été plus proche de la capitale, il aurait pu y faire environ 7000 victimes.
Cette année, l'archipel a été balayé par dix typhons — un nombre record — et les autorités craignent de nouveaux glissements de terrain dans les régions récemment touchées par de fortes précipitations. Le gouvernement a mis en place une cellule d'urgence à Tokyo.
Le Japon, où la terre tremble toutes les cinq minutes, reste fortement marqué par le souvenir du séisme de Kobé, qui avait été mesuré à 7,2 sur l'échelle ouverte de Richter.
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