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    «Lofts» Saint-Louis - Poutres et lumière

    La reconversion d'un édifice classé «Patrimoine architectural supérieur»

    Source: Les Lofts Saint-Louis
    Photo : Source: Les Lofts Saint-Louis
    Des «lofts» d'espace et de lumière sur les bords de la rivière Richelieu? Eh oui!, après la reconversion en résidence d'un édifice où les travailleuses de Signer oeuvraient encore il y a 18 mois. Bienvenue au 201, rue Saint-Louis à Saint-Jean-sur-Richelieu.

    Espace et lumière, voilà les deux maîtres mots du projet d'habitation Les lofts Saint-Louis de Saint-Jean-sur-Richelieu. Quand on entre dans l'un de ces lofts — il y en aura 58 en tout quand leur aménagement sera terminé vers la fin de mars 2005 —, on est immédiatement saisi par l'impression de pénétrer dans un environnement particulier, aérien, lumineux... Il y a de quoi: près de 80 % de l'espace mural est occupé par d'immenses fenêtres mesurant 2,10 par 3 m!

    Ces «fenêtres-murs» comptent parmi les grandes richesses de cet édifice construit en 1911 et qui a d'abord servi de manufacture pour la compagnie Cluett Peabody, qui fabriquait des chemises et des cols de chemise. Nul doute que les actuels et futurs occupants de ces lofts auront une vision de l'espace environnant bien différente que celle de ces ouvriers qui ont dû «trimer dur» dans cet immense édifice de 24x60 m de surface. Ainsi va la vie; ce qui était encore il y a quelques années le vestige d'une époque est en voie de devenir — concurrence oblige! — un superbe lieu de résidence.

    Place aux poutres

    Outre la fenestration, l'un des éléments les plus spectaculaires des lofts est la présence de longues colonnes et poutres, certaines mesurant quelque 10 m de long. Ces poutres et colonnes sont en pin de Colombie (pour Colombie-Britannique); ce pin, contrairement à celui qui pousse au Québec, est extrêmement costaud et résistant. Ce sont ces caractéristiques qui ont permis à ces colonnes et poutres de traverser l'épreuve du temps et, grâce à un traitement au jet de sable, de retrouver leur splendeur d'antan. Les planchers, également en bois, ont presque tous été réparés et conservés, sauf au quatrième et dernier étage où une grande partie sera refaite dans les prochains mois.

    La valeur patrimoniale de l'édifice est telle que les colonnes de brique entre les fenêtres ainsi que les colonnes et poutres ne pourront aucunement être transformées par les propriétaires. Cette valeur patrimoniale n'est pas uniquement affirmée par les trois promoteurs, Jules et Michel Amar ainsi que Yves Foisy, mais par la MRC, qui a classé le bâtiment dans la catégorie «Patrimoine architectural supérieur». Un document de 2003 de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu indique d'ailleurs que «l'ancienne manufacture Cluett Peabody possède un potentiel patrimonial élevé qui réside dans ses qualités formelles, dans son histoire et dans son potentiel de réutilisation».

    Ce potentiel sera incarné de multiples façons car les promoteurs ont prévu que le prix d'achat comprenait une valeur de 15 000 dollars en services et travaux pour permettre à chaque occupant de faire aménager le loft à sa façon. Concrètement ces 15 000 dollars donnent droit aux services professionnels d'un designer (trois heures) et à des travaux reliés aux «éléments visibles»: armoires de cuisine, comptoirs, cabinets de salle de bain, divisions, plomberie de finition, éviers, robinetterie, peinture, pose de céramique, toilettes, douches, bains et accessoires, construction d'une mezzanine, etc. Bref, chaque acheteur obtient un loft «vide» qu'il est invité à véritablement aménager. Invitation aux Corbusier et Miró de ce monde...

    Place aux occupants

    Qui sont-ils, ces acheteurs qui sont prêts à investir des centaines de milliers de dollars dans un loft qui, bien que situé à quelque 35 km de Montréal seulement, est séparé de la grande ville par des ponts et... des embouteillages quotidiens? Ce sont majoritairement des baby-boomers qui, proches de la retraite ou déjà retraités et ayant dépassé le stade de la famille, ne veulent plus s'occuper d'une maison. C'est ce que leur permettront les frais de condo qui, selon Yves Foisy, devraient s'élever à environ 80 $ par mois. À cette première catégorie de résidants se greffent des yuppies d'environ 35 ans qui veulent résider dans un appartement original et offrant des attraits comme la rivière Richelieu (à 500 m de distance) ou, à demeure, un centre de conditionnement physique ouvert 24 heures par jour.

    Yves Foisy, un ancien professeur d'éducation physique frappé à 33 ans par le virus du développement immobilier, n'a pas oublié ses anciennes amours: de tous les petits commerces qui étaient installés au 201 rue Saint-Louis avant le début des travaux, il n'a voulu conserver que le centre de conditionnement physique. Pour lui, cela allait de soi, car il croit dur comme fer aux vertus de l'activité physique et à son mariage avec la beauté des choses et des lieux d'habitation. La preuve, c'est qu'il entend occuper un loft au dernier étage...

    Quelques caractéristiques du projet

    Les lofts Saint-Louis:
    - 58 condos, dont 17 sont encore libres (au 17 octobre 2004)
    - Superficie de 800 à 2000 pi2
    - Prix variant entre 149 000 et 319 000 dollars (pour les condos encore disponibles)
    - Piscine extérieure creusée
    - Présence dans l'édifice d'un centre de conditionnement physique ouvert... 24 heures par jour! (l'abonnement au centre n'est pas inclus dans le prix d'achat)
    - Plafonds d'une hauteur de 14 pieds
    - Aménagement paysager autour de l'édifice
    - Chauffage à vapeur d'eau avec contrôle individuel dans chaque loft
    - Un espace de stationnement inclus dans le prix d'achat (d'autres espaces pourront être achetés au syndicat de copropriétaires)
    - Plafonds insonorisés et murs doubles entre les lofts
    - Système de gicleurs
    - Heures d'ouverture du bureau d'achat: du lundi au jeudi de 13h à 20h, sur rendez-vous les vendredis, et de 11h à 17h les samedis et dimanches
    - Téléphone: (450) 349-0948
    - Courriel: yfoisy@sympatico.ca
     
     
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