Le commandant du sous-marin Chicoutimi raconte le drame vécu à bord
12 octobre 2004
Actualités en société
Glasgow, Écosse — Le commandant et l'équipage du NCSM Chicoutimi ont pour la première fois raconté en détail hier ce qui s'est passé dans le sous-marin pendant et après l'incendie qui a fait un mort et deux blessés.
Cet incendie survenu mardi et les efforts effrénés pour éteindre les flammes dans une fumée dense et étouffante «ont probablement été l'un des pires cauchemars qu'on puisse vivre à bord d'un sous-marin», a déclaré le commandant Luc Pelletier en conférence de presse. «Vous devez imaginez que vous êtes confinés dans un petit compartiment à bord d'un sous-marin dans une fumée épaisse, secoué d'un bord et de l'autre [par la mer houleuse]... c'était des conditions vraiment difficiles», a-t-il ajouté.
Certains membres d'équipage ont parlé d'un incendie beaucoup plus intense qu'on avait cru jusqu'ici. Le lieutenant Chris Saunders a d'ailleurs péri des suites de cet incendie.
«Je suis entré dans le kiosque et c'était comme descendre dans une cheminée, a déclaré le lieutenant Sébastien Latulippe, opérateur sonar à bord du Chicoutimi. Tout était noir. Le poste de commandement était noir, brûlé. Il n'y avait pas de lumière. C'était très effrayant.» Et d'ajouter le marin: «J'ai du mal à croire que nous sommes encore vivants.»
Le lieutenant-commandant Douglas Renken, l'un des neuf marins qui ont souffert d'avoir inhalé de la fumée, se rappelle ses efforts frénétiques pour trouver un masque à oxygène après le début de l'incendie.
«J'ai pris deux ou trois bouffées d'air vicié avant de mettre enfin la main sur un masque et j'ai bien cru à un certain moment que je n'y arriverais pas.»
Un autre marin, Francis Couture, a signalé que plusieurs membres d'équipage n'ont jamais eu le temps de mettre des masques à oxygène dans la noirceur et le chaos qui ont suivi le début de l'incendie.
«Le courant a été coupé presque immédiatement, a-t-il dit. On ne pouvait plus rien voir.»
Cause toujours inconnue
Le commandant en second du navire, le lieutenant Peter Bryan, a déclaré qu'il était dans le poste de commandement lorsqu'un panneau électrique a sauté dans un nuage d'étincelles. Selon lui, le feu semblait provenir de la cabine du capitaine, qui est contiguë au poste de commandement. «C'est là qu'on a vu les étincelles et les éclairs lumineux», a raconté M. Bryan.
La cause de l'incendie demeure inconnue, mais le lieutenant Bryan a rapporté qu'une petite défaillance électrique s'était produite juste avant l'incendie.
Le commandant Pelletier a d'autre part raconté les derniers moments de la vie du lieutenant Saunders.
«Il se trouvait dans un des compartiments incendiés, a-t-il dit. Il s'est trouvé tout de suite dans le nuage de fumée. Il a fait de son mieux pour faire ce qu'il devait faire, mais il a été intoxiqué par la fumée.»
Selon le commandant Pelletier, M. Saunders, qui avait rejoint le Chicoutimi seulement deux semaines auparavant, semblait en bonne santé dans les heures qui ont suivi l'incendie. «Il respirait tout seul sans l'aide d'un masque à oxygène et il semblait se remettre de l'accident.»
Le lieutenant Saunders et les deux autres marins blessés dans l'incendie ont par la suite été évacués du sous-marin par hélicoptère. «Il souffrait, bien sûr, mais il était conscient et pouvait entendre ce qu'on lui disait», a précisé le commandant Pelletier.
Ce dernier a d'autre part rejeté toute affirmation voulant que son équipage n'ait pas été prêt à prendre la mer lorsque le navire a quitté l'Écosse le 2 octobre. «Il s'agissait d'un bateau et d'un équipage aguerris», a-t-il assuré.
Cet incendie survenu mardi et les efforts effrénés pour éteindre les flammes dans une fumée dense et étouffante «ont probablement été l'un des pires cauchemars qu'on puisse vivre à bord d'un sous-marin», a déclaré le commandant Luc Pelletier en conférence de presse. «Vous devez imaginez que vous êtes confinés dans un petit compartiment à bord d'un sous-marin dans une fumée épaisse, secoué d'un bord et de l'autre [par la mer houleuse]... c'était des conditions vraiment difficiles», a-t-il ajouté.
Certains membres d'équipage ont parlé d'un incendie beaucoup plus intense qu'on avait cru jusqu'ici. Le lieutenant Chris Saunders a d'ailleurs péri des suites de cet incendie.
«Je suis entré dans le kiosque et c'était comme descendre dans une cheminée, a déclaré le lieutenant Sébastien Latulippe, opérateur sonar à bord du Chicoutimi. Tout était noir. Le poste de commandement était noir, brûlé. Il n'y avait pas de lumière. C'était très effrayant.» Et d'ajouter le marin: «J'ai du mal à croire que nous sommes encore vivants.»
Le lieutenant-commandant Douglas Renken, l'un des neuf marins qui ont souffert d'avoir inhalé de la fumée, se rappelle ses efforts frénétiques pour trouver un masque à oxygène après le début de l'incendie.
«J'ai pris deux ou trois bouffées d'air vicié avant de mettre enfin la main sur un masque et j'ai bien cru à un certain moment que je n'y arriverais pas.»
Un autre marin, Francis Couture, a signalé que plusieurs membres d'équipage n'ont jamais eu le temps de mettre des masques à oxygène dans la noirceur et le chaos qui ont suivi le début de l'incendie.
«Le courant a été coupé presque immédiatement, a-t-il dit. On ne pouvait plus rien voir.»
Cause toujours inconnue
Le commandant en second du navire, le lieutenant Peter Bryan, a déclaré qu'il était dans le poste de commandement lorsqu'un panneau électrique a sauté dans un nuage d'étincelles. Selon lui, le feu semblait provenir de la cabine du capitaine, qui est contiguë au poste de commandement. «C'est là qu'on a vu les étincelles et les éclairs lumineux», a raconté M. Bryan.
La cause de l'incendie demeure inconnue, mais le lieutenant Bryan a rapporté qu'une petite défaillance électrique s'était produite juste avant l'incendie.
Le commandant Pelletier a d'autre part raconté les derniers moments de la vie du lieutenant Saunders.
«Il se trouvait dans un des compartiments incendiés, a-t-il dit. Il s'est trouvé tout de suite dans le nuage de fumée. Il a fait de son mieux pour faire ce qu'il devait faire, mais il a été intoxiqué par la fumée.»
Selon le commandant Pelletier, M. Saunders, qui avait rejoint le Chicoutimi seulement deux semaines auparavant, semblait en bonne santé dans les heures qui ont suivi l'incendie. «Il respirait tout seul sans l'aide d'un masque à oxygène et il semblait se remettre de l'accident.»
Le lieutenant Saunders et les deux autres marins blessés dans l'incendie ont par la suite été évacués du sous-marin par hélicoptère. «Il souffrait, bien sûr, mais il était conscient et pouvait entendre ce qu'on lui disait», a précisé le commandant Pelletier.
Ce dernier a d'autre part rejeté toute affirmation voulant que son équipage n'ait pas été prêt à prendre la mer lorsque le navire a quitté l'Écosse le 2 octobre. «Il s'agissait d'un bateau et d'un équipage aguerris», a-t-il assuré.
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