Hausses des tarifs à la SAAQ - Québec veut dorer la pilule aux automobilistes
6 octobre 2004
Actualités en société
Québec — La hausse des tarifs étant inévitable, la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) songe à donner un coup de pouce aux gagne-petit, en leur permettant d'étaler sur plusieurs mois leurs droits d'immatriculation, a indiqué hier le ministre des Transports, Yvon Marcoux.
«Pour plusieurs ménages [...] cela représente des montants qui sont significatifs. Donc, la SAAQ est en train d'examiner des changements qui seraient requis pour pouvoir permettre aux assurés de payer par versements leur droit de permis de conduire et d'immatriculation», a dit M. Marcoux lors d'une conférence de presse à Québec.
Pour l'heure, il en coûte tout près de 300 $ aux automobilistes pour renouveler leur permis de conduire et acquitter les droits annuels d'immatriculation.
La facture risque de s'alourdir encore davantage l'an prochain, a reconnu hier le ministre Marcoux, qui refuse toutefois de révéler l'ampleur de la hausse attendue.
«Il n'y aura pas de choc tarifaire d'un coup», a-t-il assuré, faisant savoir qu'une augmentation de 30 % en un an serait excessive.
«L'objectif, c'est de l'évaluer [la hausse] et de faire ça graduellement», a-t-il dit.
Le déficit de la SAAQ a atteint 348 millions de dollars en 2003 et un redressement financier s'impose pour permettre à la société d'État de faire face à ses obligations à l'égard des assurés, a rappelé M. Marcoux.
«La Société de l'assurance automobile est en déficit depuis l'année 2000 — ce n'est pas nouveau. Le gouvernement précédent le savait et il n'a rien fait pour apporter une solution», a-t-il accusé, précisant que le rajustement sera «graduel, étalé, juste et raisonnable».
Ces quatre critères sont inscrits dans le projet de loi 55, qui sera étudié plus tard cet automne en commission parlementaire.
La pièce législative confirme en outre la création d'une «fiducie» d'utilité sociale, nommée Fonds d'assurance automobile du Québec, qui aura pour effet de «protéger» les sommes prélevées auprès des assurés, les mettant à l'abri des appétits du gouvernement.
Aussi, le projet de loi prévoit confier dorénavant à un «comité d'experts», formé de spécialistes du milieu de l'assurance, la tâche de déterminer l'ampleur des hausses de tarifs.
«Il n'y aura plus d'ingérence politique de quelque façon que ce soit. Ça va être imperméable à la politique, ce processus-là», a commenté le ministre.
Pour l'opposition officielle, il est clair que le ministre Marcoux connaît précisément l'ampleur de la hausse qui sera refilée aux automobilistes mais il refuse d'informer la population «d'une nouvelle qui n'est pas bonne».
Il n'est pourtant pas nécessaire de chercher midi à quatorze heures, a fait valoir le porte-parole de l'opposition péquiste en matière de transports, Normand Jutras.
«À partir du rapport de la SAAQ, on voit qu'ils ont perçu 650 millions de dollars et ont versé un milliard. Il y a un manque à gagner d'environ 35 %, ce qui fait que l'on peut penser à des augmentations de cet ordre», a-t-il dit.
Aussi, le fait de confier à un groupe d'experts le soin de déterminer l'ampleur des hausses n'est certes pas un gage d'indépendance politique, a poursuivi M. Jutras.
«La décision du comité devra être entérinée par les administrateurs de la SAAQ. Il y a eu huit nominations dernièrement au conseil d'administration de la société. Ce sont huit libéraux notoires», a-t-il expliqué.
«Pour plusieurs ménages [...] cela représente des montants qui sont significatifs. Donc, la SAAQ est en train d'examiner des changements qui seraient requis pour pouvoir permettre aux assurés de payer par versements leur droit de permis de conduire et d'immatriculation», a dit M. Marcoux lors d'une conférence de presse à Québec.
Pour l'heure, il en coûte tout près de 300 $ aux automobilistes pour renouveler leur permis de conduire et acquitter les droits annuels d'immatriculation.
La facture risque de s'alourdir encore davantage l'an prochain, a reconnu hier le ministre Marcoux, qui refuse toutefois de révéler l'ampleur de la hausse attendue.
«Il n'y aura pas de choc tarifaire d'un coup», a-t-il assuré, faisant savoir qu'une augmentation de 30 % en un an serait excessive.
«L'objectif, c'est de l'évaluer [la hausse] et de faire ça graduellement», a-t-il dit.
Le déficit de la SAAQ a atteint 348 millions de dollars en 2003 et un redressement financier s'impose pour permettre à la société d'État de faire face à ses obligations à l'égard des assurés, a rappelé M. Marcoux.
«La Société de l'assurance automobile est en déficit depuis l'année 2000 — ce n'est pas nouveau. Le gouvernement précédent le savait et il n'a rien fait pour apporter une solution», a-t-il accusé, précisant que le rajustement sera «graduel, étalé, juste et raisonnable».
Ces quatre critères sont inscrits dans le projet de loi 55, qui sera étudié plus tard cet automne en commission parlementaire.
La pièce législative confirme en outre la création d'une «fiducie» d'utilité sociale, nommée Fonds d'assurance automobile du Québec, qui aura pour effet de «protéger» les sommes prélevées auprès des assurés, les mettant à l'abri des appétits du gouvernement.
Aussi, le projet de loi prévoit confier dorénavant à un «comité d'experts», formé de spécialistes du milieu de l'assurance, la tâche de déterminer l'ampleur des hausses de tarifs.
«Il n'y aura plus d'ingérence politique de quelque façon que ce soit. Ça va être imperméable à la politique, ce processus-là», a commenté le ministre.
Pour l'opposition officielle, il est clair que le ministre Marcoux connaît précisément l'ampleur de la hausse qui sera refilée aux automobilistes mais il refuse d'informer la population «d'une nouvelle qui n'est pas bonne».
Il n'est pourtant pas nécessaire de chercher midi à quatorze heures, a fait valoir le porte-parole de l'opposition péquiste en matière de transports, Normand Jutras.
«À partir du rapport de la SAAQ, on voit qu'ils ont perçu 650 millions de dollars et ont versé un milliard. Il y a un manque à gagner d'environ 35 %, ce qui fait que l'on peut penser à des augmentations de cet ordre», a-t-il dit.
Aussi, le fait de confier à un groupe d'experts le soin de déterminer l'ampleur des hausses n'est certes pas un gage d'indépendance politique, a poursuivi M. Jutras.
«La décision du comité devra être entérinée par les administrateurs de la SAAQ. Il y a eu huit nominations dernièrement au conseil d'administration de la société. Ce sont huit libéraux notoires», a-t-il expliqué.
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