Ukraine - La série noire se poursuit
Au moins 19 morts et cinq disparus dans l'explosion d'une mine
1 août 2002
Actualités en société
Kiev — Au moins 19 personnes ont été tuées et cinq autres portées disparues dans l'explosion d'une mine en Ukraine, troisième hécatombe d'une terrible série noire qui a coûté la vie à 60 mineurs en moins d'un mois.
Une explosion, dont les causes sont encore inconnues, a eu lieu à 17h10 GMT dans la mine de Zasiadko, à Donetsk (est), à une profondeur de 1076 mètres, a précisé le porte-parole du ministère des Situations d'urgence, Dimitri Bogouslavski.
La mine privée de Zasiadko, l'une des plus importantes exploitations minières du pays avec
10 000 employés, avait déjà été le théâtre de deux catastrophes en 1999 et en 2001 qui avaient tué 105 mineurs au total.
Selon un responsable de la mine, 27 équipes de secouristes étaient sur place hier soir pour tenter de retrouver les cinq mineurs disparus et remonter les corps des victimes à la surface.
«Heureusement, il n'y a pas d'incendie, mais le risque d'une nouvelle explosion persiste», a ajouté M. Bogouslavski.
Ce drame frappe un pays déjà endeuillé par deux catastrophes minières les 7 et 21 juillet et la chute samedi d'un avion militaire lors d'un spectacle aérien ayant tué 83 spectateurs.
Le dimanche 7 juillet, un incendie dans la mine d'Oukraïna, dans la région de Donetsk, avait décimé 35 mineurs. L'enquête officielle a conclu à une étincelle dans le moteur d'un convoyeur de charbon et à la négligence des responsables de la sécurité.
Deux semaines plus tard, le 21 juillet, six autres «gueules noires» avaient péri dans un coup de grisou ayant frappé la mine Iouvileïna, dans la ville de Perchotravensk de la région de Dnipropetrovsk (sud-est). Selon le parquet général, l'accident était dû à des violations des règles de sécurité lors de la détonation de charges explosives. Cinq responsables de la mine avaient été interpellés dans cette affaire.
L'industrie charbonnière ukrainienne est en pleine crise depuis l'indépendance de cette ex-république soviétique en 1991.
Année après année, les subventions octroyées à ce secteur diminuent, les équipements vétustes ne sont plus remplacés, le moral est au plus bas et les accidents mortels se multiplient.
Depuis le début de l'année, plus de 160 gueules noires ont péri au fond des puits. En 2001, près de 300 mineurs ukrainiens sont aussi morts asphyxiés, brûlés vifs ou écrasés dans des galeries souterraines.
«Les autorités ne font absolument rien pour améliorer la situation et sauver les vies des mineurs. La corruption et l'irresponsabilité» règnent, lancait récemment le député et président du Syndicat indépendant des mineurs, Mikhaïlo Volynets.
Une explosion, dont les causes sont encore inconnues, a eu lieu à 17h10 GMT dans la mine de Zasiadko, à Donetsk (est), à une profondeur de 1076 mètres, a précisé le porte-parole du ministère des Situations d'urgence, Dimitri Bogouslavski.
La mine privée de Zasiadko, l'une des plus importantes exploitations minières du pays avec
10 000 employés, avait déjà été le théâtre de deux catastrophes en 1999 et en 2001 qui avaient tué 105 mineurs au total.
Selon un responsable de la mine, 27 équipes de secouristes étaient sur place hier soir pour tenter de retrouver les cinq mineurs disparus et remonter les corps des victimes à la surface.
«Heureusement, il n'y a pas d'incendie, mais le risque d'une nouvelle explosion persiste», a ajouté M. Bogouslavski.
Ce drame frappe un pays déjà endeuillé par deux catastrophes minières les 7 et 21 juillet et la chute samedi d'un avion militaire lors d'un spectacle aérien ayant tué 83 spectateurs.
Le dimanche 7 juillet, un incendie dans la mine d'Oukraïna, dans la région de Donetsk, avait décimé 35 mineurs. L'enquête officielle a conclu à une étincelle dans le moteur d'un convoyeur de charbon et à la négligence des responsables de la sécurité.
Deux semaines plus tard, le 21 juillet, six autres «gueules noires» avaient péri dans un coup de grisou ayant frappé la mine Iouvileïna, dans la ville de Perchotravensk de la région de Dnipropetrovsk (sud-est). Selon le parquet général, l'accident était dû à des violations des règles de sécurité lors de la détonation de charges explosives. Cinq responsables de la mine avaient été interpellés dans cette affaire.
L'industrie charbonnière ukrainienne est en pleine crise depuis l'indépendance de cette ex-république soviétique en 1991.
Année après année, les subventions octroyées à ce secteur diminuent, les équipements vétustes ne sont plus remplacés, le moral est au plus bas et les accidents mortels se multiplient.
Depuis le début de l'année, plus de 160 gueules noires ont péri au fond des puits. En 2001, près de 300 mineurs ukrainiens sont aussi morts asphyxiés, brûlés vifs ou écrasés dans des galeries souterraines.
«Les autorités ne font absolument rien pour améliorer la situation et sauver les vies des mineurs. La corruption et l'irresponsabilité» règnent, lancait récemment le député et président du Syndicat indépendant des mineurs, Mikhaïlo Volynets.
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