La grève des fonctionnaires fédéraux paraît probable
23 août 2004
Actualités en société
Ottawa — L'envoi des chèques de pension pourrait être retardé, les inspections à la frontières pourraient se faire au ralenti et des piquets de grève pourraient être dressés partout au pays si plus de 130 000 fonctionnaires fédéraux donnent suite à leurs menaces de débrayer — peut-être dès septembre.
Les négociations entre le premier ministre Paul Martin et la majorité des employés représentés par l'Alliance de la fonction publique du Canada pour le renouvellement de leur convention collective semblent se diriger droit vers l'affrontement.
Aucune des parties ne paraît prête à mettre de l'eau dans son vin. Et déjà, à Parcs Canada, 4800 travailleurs sont en grève depuis plus d'une semaine.
Les prochains moyens de pression risquent de venir des 24 000 employés de l'impôt à l'Agence du revenu du Canada. Ceux-ci pourraient être en mesure de débrayer légalement autour de la fête du Travail. Les deux parties attendent un rapport de conciliation cette semaine, rapport susceptible de les ramener à la table de négociation. En cas d'échec, les travailleurs auront le droit de déclencher la grève une semaine après la remise du rapport du conciliateur.
La ligne dure
Pour Ottawa, le moment est crucial. Les libéraux de Paul Martin, pourtant réélus de justesse avec une minorité en juin dernier, ne semblent pas du tout craindre l'affrontement avec leur plus gros syndicat.
Le gouvernement fédéral semble plutôt se préparer à des affrontements pénibles afin, disent certains, d'économiser des millions de dollars en salaires versés au personnel du secteur public, pour les consacrer plutôt aux priorités politiques du premier ministre: les dépenses en santé et pour les municipalités.
Selon Gene Swimmer, un économiste du travail de l'Université de Carleton, à Ottawa, le gouvernement prône une ligne relativement dure dans cette série de négociations avec les fonctionnaires. Il espère que cela sera vu de manière positive, que cela convaincra les Canadiens que M. Martin tient serrés les cordons de la bourse publique, pour se distinguer du précédent groupe au pouvoir, sous l'ex-premier ministre libéral Jean Chrétien, analyse l'expert.
Syndicats combatifs
Nycole Turmel, la présidente de l'Alliance, qui représente 155 000 employés de la fonction publique, croit qu'avec son statut minoritaire, le gouvernement fédéral devrait rechercher l'appui des travailleurs.
Mais elle assure que les ceux-ci sont prêts à se battre pour obtenir de meilleurs salaires et une protection accrue pour les
dénonciateurs.
Dans tous les services gouvernementaux, les services seront au minimum, prévient-elle. Les syndiqués dresseront des piquets de grève et tiendront des séances d'information à travers tout le pays.
En moyenne, ces travailleurs réclament des hausses de salaire d'environ 4 % pour chacune des années d'un contrat de trois ans. Le Conseil du trésor, qui est l'employeur officiel pour la majorité des fonctionnaires fédéraux, a proposé des hausses moyennes d'environ 1,75, 1,25 et 1,25 % par an, pour une convention de trois ans rétroactive au milieu des années 2003, selon le syndicat.
Il n'a pas été possible d'obtenir de commentaires de la part du Conseil du trésor.
Les négociations entre le premier ministre Paul Martin et la majorité des employés représentés par l'Alliance de la fonction publique du Canada pour le renouvellement de leur convention collective semblent se diriger droit vers l'affrontement.
Aucune des parties ne paraît prête à mettre de l'eau dans son vin. Et déjà, à Parcs Canada, 4800 travailleurs sont en grève depuis plus d'une semaine.
Les prochains moyens de pression risquent de venir des 24 000 employés de l'impôt à l'Agence du revenu du Canada. Ceux-ci pourraient être en mesure de débrayer légalement autour de la fête du Travail. Les deux parties attendent un rapport de conciliation cette semaine, rapport susceptible de les ramener à la table de négociation. En cas d'échec, les travailleurs auront le droit de déclencher la grève une semaine après la remise du rapport du conciliateur.
La ligne dure
Pour Ottawa, le moment est crucial. Les libéraux de Paul Martin, pourtant réélus de justesse avec une minorité en juin dernier, ne semblent pas du tout craindre l'affrontement avec leur plus gros syndicat.
Le gouvernement fédéral semble plutôt se préparer à des affrontements pénibles afin, disent certains, d'économiser des millions de dollars en salaires versés au personnel du secteur public, pour les consacrer plutôt aux priorités politiques du premier ministre: les dépenses en santé et pour les municipalités.
Selon Gene Swimmer, un économiste du travail de l'Université de Carleton, à Ottawa, le gouvernement prône une ligne relativement dure dans cette série de négociations avec les fonctionnaires. Il espère que cela sera vu de manière positive, que cela convaincra les Canadiens que M. Martin tient serrés les cordons de la bourse publique, pour se distinguer du précédent groupe au pouvoir, sous l'ex-premier ministre libéral Jean Chrétien, analyse l'expert.
Syndicats combatifs
Nycole Turmel, la présidente de l'Alliance, qui représente 155 000 employés de la fonction publique, croit qu'avec son statut minoritaire, le gouvernement fédéral devrait rechercher l'appui des travailleurs.
Mais elle assure que les ceux-ci sont prêts à se battre pour obtenir de meilleurs salaires et une protection accrue pour les
dénonciateurs.
Dans tous les services gouvernementaux, les services seront au minimum, prévient-elle. Les syndiqués dresseront des piquets de grève et tiendront des séances d'information à travers tout le pays.
En moyenne, ces travailleurs réclament des hausses de salaire d'environ 4 % pour chacune des années d'un contrat de trois ans. Le Conseil du trésor, qui est l'employeur officiel pour la majorité des fonctionnaires fédéraux, a proposé des hausses moyennes d'environ 1,75, 1,25 et 1,25 % par an, pour une convention de trois ans rétroactive au milieu des années 2003, selon le syndicat.
Il n'a pas été possible d'obtenir de commentaires de la part du Conseil du trésor.
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