L'histoire en vacances: Vive les vacances!
Le mot vacances doit son origine au pouvoir judiciaire de la France du XVIIe siècle qui avait pris la décision de suspendre durant un certain temps les audiences, les cours et les tribunaux
«Heureusement que pour nous enseigner l’esprit premier des vacances, il existe ici et là dans les rues asphaltées, des enfants pauvres qui n’ont peut-être jamais vu la campagne, ni la mer, ni même le fleuve, sauf à la télévision; ils s’inve
Tous les lundis de cet été, Le Devoir vous emmène visiter un lieu de villégiature qui porte l'empreinte de l'histoire. Sainte-Pétronille, Les Éboulements, la Côte de Beaupré, La Prairie, la baie des Ormes... autant de sites au nom aussi enchanteur qu'évocateur d'une époque où la campagne occupait la place prépondérante dans la vie des habitants de ce pays. Aujourd'hui, Benoît Lacroix retrace pour nous la double histoire des vacances.
Cette série a été préparée par la Société des Dix, une académie d'histoire fondée en 1935 qui regroupe dix chercheurs en histoire du Québec et de l'Amérique française. Leurs spécialités vont de l'archéologie à l'histoire littéraire, en passant par la politique, la sociologie, l'ethnologie et la musique. Fraternisant lors de repas de l'amitié et s'entraidant dans leurs travaux, ils publient depuis 1936 Les Cahiers des Dix. On peut s'abonner en s'adressant aux éditions La Liberté à Québec: http://www.librairielaliberte.com/. Le site des Dix : http://www.unites.uqam.ca/Dix/ . Ce texte constitue la dernière contribution de la Société des Dix pour cet été.
L'histoire première des vacances remonterait à celle des jeux. Or, ceux-ci nous renvoient aux activités ludiques, voire sacrées des cultes primitifs. Il s'agit chaque fois de briser la chaîne des nécessités quotidiennes. L'exemple qui revient le plus souvent est celui de l'enfant, l'enfant «essentiellement jouant et symbolisant toute la béatitude de l'existence». Nul autre que Nietzsche écrit: «L'enfant est innocence et oubli, un recommencement, un JEU, une roue qui se meut d'elle-même, un premier mouvement, un oui sacré.»
Vite, atterrissons au Québec dans les années 1920-1930. Les vacances au sens historique du mot sont plutôt l'affaire des enfants et des étudiants:
Vive les vacances !
À bas les pénitences !
...
Vive les vacances !
À bas la rentrée !
Les maîtres à vendre !
L'école à louer !
Au Collège de La Pocatière, comme partout ailleurs dans la Belle Province, dès le mois de mai et jusqu'à la Saint-Jean, date officielle de notre fin d'année scolaire, nous rêvions d'un temps mythique où l'on ne ferait que dormir, marcher, jouer, flâner, regarder les fleurs, écouter les oiseaux, et quoi encore!
Il suffisait de dire ou d'entendre le mot vacances pour que nos coeurs de collégiens survoltés soient ailleurs. Nos désirs de quitter le pensionnat étaient si forts qu'ils se transformaient en réalités anticipées, ce qui nous permettait de survivre à nos attentes démesurées. Quant à nos professeurs-prêtres, ils n'avaient aucune illusion sur notre hâte de les quitter et ils nous invitaient tout simplement à «légiférer» oralement ou par écrit sur nos rêves. Nous nous devions, par exemple, d'inventer un texte sur les vacances, et non sur la vacance, une faute à éviter. (Cette erreur est toujours d'actualité si j'en juge d'après la dernière édition (2003) du célèbre Multidictionnaire de la langue française de Marie-Éva de Villers.) Nous nous devions de nous rappeler en plus que le mot vacances, un substantif féminin et pluriel, doit son origine au pouvoir judiciaire de la France du XVIIe siècle qui avait pris la décision de suspendre durant un certain temps les audiences, les cours et les tribunaux. Un siècle plus tard, la loi sur les vacances s'appliquera à des groupes divers de travailleurs et finalement aux professeurs et aux étudiants.
Dans les collèges catholiques des années 1930, les étudiants auront droit en surplus à quelques avis à propos des vacances autorisées par la loi et par l'usage. On moralise comme aujourd'hui on «éthique». «Il faut aller vous reposer, mes chers étudiants. Dieu ne s'est-il pas reposé le septième jour? Vous en méritez autant!» Dès lors, les arguments, toujours favorablement acquis, pleuvent. Tel citera le Christ qui a dit à ses disciples: «Prenez sur vous mon joug, car je suis doux et humble de coeur... Regardez les lys des champs... À chaque jour suffit sa peine.» Tel autre en appellera aux oiseaux, aux goélands, aux fous de Bassan: «Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment, ni ne moissonnent, et Dieu les nourrit.» Ou encore: «Jésus de Nazareth en personne n'a-t-il pas valorisé des vacances saines et chastes quand il a dit: 'Venez à moi vous tous qui êtes las et fatigués, vous trouverez du repos pour vos âmes' ?»
Parmi nos plus zélés prédicateurs de retraite, il s'en trouve qui ont fait des études spécialisées. Ainsi, pour rendre compte de la nécessité des vacances, ils citeront en long et en large, avec commentaires à l'appui, le Qohélet, appelé autrefois l'Ecclésiastique, document du troisième siècle. Troisième siècle ou pas, peu importe: «Mes chers étudiants, c'est Dieu qui parle: 'Il y a un temps pour tout, un temps pour chaque chose sous le ciel... Un temps pour se réjouir et se donner du bon temps durant sa vie'.» Et donc? Un temps pour étudier sérieusement et un temps pour les vacances. Facile à comprendre.
D'autres prédicateurs plus âgés nous rassureront à leur manière en prédisant qu'au paradis ce sera congé tous les jours. Éternelles vacances! «Chers étudiants qui avez bien étudié cette année, vous méritez, s'il vous arrive un accident mortel durant les vacances et que vous êtes en état de grâce, d'aller droit au ciel! D'ailleurs, saint Augustin l'a dit à la fin de son livre la Cité de Dieu: 'Au ciel, nous serons en vacances, nous nous regarderons, nous nous aimerons et nous chanterons'.» Il paraît que ce dernier enseignement aurait choqué les oreilles du fils aîné de Siméon Breton qui aurait dit en sortant de la chapelle: «Moé, en tout cas, j'ai toujours aimé travailler. Une éternité à rien faire, j'en veux pas. Une éternité où on travaille pas la terre, c'est pas une éternité.»
Mais, aussitôt de retour à la maison à la fin de juin, le travail s'impose. Il faut des bras pour la récolte des foins et la cueillette des fruits. À l'église paroissiale, nous entendrons des sermons tout à l'opposé de la mystique prêchée au collège. Maintenant c'est le temps d'imiter la fourmi plutôt que la cigale «ayant chanté tout l'été». «Mes chers frères, le travail rend la jeunesse plus vertueuse, plus généreuse, plus obéissante et surtout plus apte à éviter, en ces temps chauds, les péchés mortels des jeunes de la ville. N'oubliez pas que la paresse est un péché grave, sinon mortel, le dernier des péchés capitaux et non le moindre... »
L'autre histoire
Il aura fallu l'industrialisation et la révolution technique pour que les jeunes ruraux puissent à leur tour inventer leurs vacances, encore que la ferme exige la maintenance. Entre-temps, d'autres jeunes, pour des raisons écologiques, plus écologiques que morales, rêvent de vacances à la manière évangélique en chantant de nouveau les vertus champêtres avec les «retours à la terre». D'autres sacrifient leurs beaux jours pour mériter... financièrement leurs études. D'autres n'hésiteront pas à donner leur temps à des oeuvres caritatives, voire à se rendre en Amérique centrale, en Haïti et ailleurs, pour offrir leurs services dans des bidonvilles.
L'histoire «moderne» des vacances au Québec a été souvent abordée sous le titre du Service des loisirs. Vue forcément, jusque dans les dernières années, sous un angle socio-clérical. Nous en prenons à témoin une étude importante de Michel Bellefleur publiée aux Presses de l'Université du Québec en 1986. L'Église et le loisir au Québec avant la Révolution tranquille propose un texte analytique accompagné d'une bibliographie de plus de quinze pages. Plus près des mentalités actuelles, voici Loisir et Société de Vincent Lemieux et de Michel de la Durantaye, paru aux Presses de l'Université du Québec en 1999. Ainsi l'histoire des vacances s'est grandement diversifiée.
En marge des vacances traditionnelles et des multiples loisirs, voici que surgissent diverses espèces de vacances, certaines plus ou moins avouées, toutes plus ou moins orientées par le même désir d'un repos sacré hautement sécularisé. Ainsi, en plus des vacances d'été toujours idéalisées, voici venir d'autres genres de vacances: les vacances de Noël, les vacances de neige, les vacances d'hiver, les vacances du carnaval, les vacances de Pâques. Aussi des vacances au soleil, des semaines de relâche, des années sabbatiques, des semaines de lecture, des journées pédagogiques, des congés de maladie toujours possibles, des jours de grève obligatoires. Ainsi de suite!
Le plus étonnant de cette autre histoire est que nous y retrouvons la mentalité des commencements. Nous voici encore en plusieurs milieux de travail avec des lois, d'autres lois pour des vacances chronométrées à la minute près. Qui que tu sois en 2004, jeune ou moins jeune, fatigué ou pas fatigué, par temps froid ou par temps chaud, de tel à tel jour: «vacances statutaires, vacances obligatoires»! Bravo!
Heureusement que pour nous enseigner l'esprit premier des vacances, il existe ici et là dans les rues asphaltées, des enfants pauvres qui n'ont peut-être jamais vu la campagne, ni la mer, ni même le fleuve, sauf à la télévision; ils s'inventent à mesure des jeux gratuits, joyeux, pleins de rires. Sans s'en douter, ces enfants continuent peut-être la première histoire des vacances. Peut-être ?...
Cette série a été préparée par la Société des Dix, une académie d'histoire fondée en 1935 qui regroupe dix chercheurs en histoire du Québec et de l'Amérique française. Leurs spécialités vont de l'archéologie à l'histoire littéraire, en passant par la politique, la sociologie, l'ethnologie et la musique. Fraternisant lors de repas de l'amitié et s'entraidant dans leurs travaux, ils publient depuis 1936 Les Cahiers des Dix. On peut s'abonner en s'adressant aux éditions La Liberté à Québec: http://www.librairielaliberte.com/. Le site des Dix : http://www.unites.uqam.ca/Dix/ . Ce texte constitue la dernière contribution de la Société des Dix pour cet été.
L'histoire première des vacances remonterait à celle des jeux. Or, ceux-ci nous renvoient aux activités ludiques, voire sacrées des cultes primitifs. Il s'agit chaque fois de briser la chaîne des nécessités quotidiennes. L'exemple qui revient le plus souvent est celui de l'enfant, l'enfant «essentiellement jouant et symbolisant toute la béatitude de l'existence». Nul autre que Nietzsche écrit: «L'enfant est innocence et oubli, un recommencement, un JEU, une roue qui se meut d'elle-même, un premier mouvement, un oui sacré.»
Vite, atterrissons au Québec dans les années 1920-1930. Les vacances au sens historique du mot sont plutôt l'affaire des enfants et des étudiants:
Vive les vacances !
À bas les pénitences !
...
Vive les vacances !
À bas la rentrée !
Les maîtres à vendre !
L'école à louer !
Au Collège de La Pocatière, comme partout ailleurs dans la Belle Province, dès le mois de mai et jusqu'à la Saint-Jean, date officielle de notre fin d'année scolaire, nous rêvions d'un temps mythique où l'on ne ferait que dormir, marcher, jouer, flâner, regarder les fleurs, écouter les oiseaux, et quoi encore!
Il suffisait de dire ou d'entendre le mot vacances pour que nos coeurs de collégiens survoltés soient ailleurs. Nos désirs de quitter le pensionnat étaient si forts qu'ils se transformaient en réalités anticipées, ce qui nous permettait de survivre à nos attentes démesurées. Quant à nos professeurs-prêtres, ils n'avaient aucune illusion sur notre hâte de les quitter et ils nous invitaient tout simplement à «légiférer» oralement ou par écrit sur nos rêves. Nous nous devions, par exemple, d'inventer un texte sur les vacances, et non sur la vacance, une faute à éviter. (Cette erreur est toujours d'actualité si j'en juge d'après la dernière édition (2003) du célèbre Multidictionnaire de la langue française de Marie-Éva de Villers.) Nous nous devions de nous rappeler en plus que le mot vacances, un substantif féminin et pluriel, doit son origine au pouvoir judiciaire de la France du XVIIe siècle qui avait pris la décision de suspendre durant un certain temps les audiences, les cours et les tribunaux. Un siècle plus tard, la loi sur les vacances s'appliquera à des groupes divers de travailleurs et finalement aux professeurs et aux étudiants.
Dans les collèges catholiques des années 1930, les étudiants auront droit en surplus à quelques avis à propos des vacances autorisées par la loi et par l'usage. On moralise comme aujourd'hui on «éthique». «Il faut aller vous reposer, mes chers étudiants. Dieu ne s'est-il pas reposé le septième jour? Vous en méritez autant!» Dès lors, les arguments, toujours favorablement acquis, pleuvent. Tel citera le Christ qui a dit à ses disciples: «Prenez sur vous mon joug, car je suis doux et humble de coeur... Regardez les lys des champs... À chaque jour suffit sa peine.» Tel autre en appellera aux oiseaux, aux goélands, aux fous de Bassan: «Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment, ni ne moissonnent, et Dieu les nourrit.» Ou encore: «Jésus de Nazareth en personne n'a-t-il pas valorisé des vacances saines et chastes quand il a dit: 'Venez à moi vous tous qui êtes las et fatigués, vous trouverez du repos pour vos âmes' ?»
Parmi nos plus zélés prédicateurs de retraite, il s'en trouve qui ont fait des études spécialisées. Ainsi, pour rendre compte de la nécessité des vacances, ils citeront en long et en large, avec commentaires à l'appui, le Qohélet, appelé autrefois l'Ecclésiastique, document du troisième siècle. Troisième siècle ou pas, peu importe: «Mes chers étudiants, c'est Dieu qui parle: 'Il y a un temps pour tout, un temps pour chaque chose sous le ciel... Un temps pour se réjouir et se donner du bon temps durant sa vie'.» Et donc? Un temps pour étudier sérieusement et un temps pour les vacances. Facile à comprendre.
D'autres prédicateurs plus âgés nous rassureront à leur manière en prédisant qu'au paradis ce sera congé tous les jours. Éternelles vacances! «Chers étudiants qui avez bien étudié cette année, vous méritez, s'il vous arrive un accident mortel durant les vacances et que vous êtes en état de grâce, d'aller droit au ciel! D'ailleurs, saint Augustin l'a dit à la fin de son livre la Cité de Dieu: 'Au ciel, nous serons en vacances, nous nous regarderons, nous nous aimerons et nous chanterons'.» Il paraît que ce dernier enseignement aurait choqué les oreilles du fils aîné de Siméon Breton qui aurait dit en sortant de la chapelle: «Moé, en tout cas, j'ai toujours aimé travailler. Une éternité à rien faire, j'en veux pas. Une éternité où on travaille pas la terre, c'est pas une éternité.»
Mais, aussitôt de retour à la maison à la fin de juin, le travail s'impose. Il faut des bras pour la récolte des foins et la cueillette des fruits. À l'église paroissiale, nous entendrons des sermons tout à l'opposé de la mystique prêchée au collège. Maintenant c'est le temps d'imiter la fourmi plutôt que la cigale «ayant chanté tout l'été». «Mes chers frères, le travail rend la jeunesse plus vertueuse, plus généreuse, plus obéissante et surtout plus apte à éviter, en ces temps chauds, les péchés mortels des jeunes de la ville. N'oubliez pas que la paresse est un péché grave, sinon mortel, le dernier des péchés capitaux et non le moindre... »
L'autre histoire
Il aura fallu l'industrialisation et la révolution technique pour que les jeunes ruraux puissent à leur tour inventer leurs vacances, encore que la ferme exige la maintenance. Entre-temps, d'autres jeunes, pour des raisons écologiques, plus écologiques que morales, rêvent de vacances à la manière évangélique en chantant de nouveau les vertus champêtres avec les «retours à la terre». D'autres sacrifient leurs beaux jours pour mériter... financièrement leurs études. D'autres n'hésiteront pas à donner leur temps à des oeuvres caritatives, voire à se rendre en Amérique centrale, en Haïti et ailleurs, pour offrir leurs services dans des bidonvilles.
L'histoire «moderne» des vacances au Québec a été souvent abordée sous le titre du Service des loisirs. Vue forcément, jusque dans les dernières années, sous un angle socio-clérical. Nous en prenons à témoin une étude importante de Michel Bellefleur publiée aux Presses de l'Université du Québec en 1986. L'Église et le loisir au Québec avant la Révolution tranquille propose un texte analytique accompagné d'une bibliographie de plus de quinze pages. Plus près des mentalités actuelles, voici Loisir et Société de Vincent Lemieux et de Michel de la Durantaye, paru aux Presses de l'Université du Québec en 1999. Ainsi l'histoire des vacances s'est grandement diversifiée.
En marge des vacances traditionnelles et des multiples loisirs, voici que surgissent diverses espèces de vacances, certaines plus ou moins avouées, toutes plus ou moins orientées par le même désir d'un repos sacré hautement sécularisé. Ainsi, en plus des vacances d'été toujours idéalisées, voici venir d'autres genres de vacances: les vacances de Noël, les vacances de neige, les vacances d'hiver, les vacances du carnaval, les vacances de Pâques. Aussi des vacances au soleil, des semaines de relâche, des années sabbatiques, des semaines de lecture, des journées pédagogiques, des congés de maladie toujours possibles, des jours de grève obligatoires. Ainsi de suite!
Le plus étonnant de cette autre histoire est que nous y retrouvons la mentalité des commencements. Nous voici encore en plusieurs milieux de travail avec des lois, d'autres lois pour des vacances chronométrées à la minute près. Qui que tu sois en 2004, jeune ou moins jeune, fatigué ou pas fatigué, par temps froid ou par temps chaud, de tel à tel jour: «vacances statutaires, vacances obligatoires»! Bravo!
Heureusement que pour nous enseigner l'esprit premier des vacances, il existe ici et là dans les rues asphaltées, des enfants pauvres qui n'ont peut-être jamais vu la campagne, ni la mer, ni même le fleuve, sauf à la télévision; ils s'inventent à mesure des jeux gratuits, joyeux, pleins de rires. Sans s'en douter, ces enfants continuent peut-être la première histoire des vacances. Peut-être ?...
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