L'Amérique du Nord et l'Europe sous la menace de canicules
13 août 2004
Actualités en société
Washington — Paris, Chicago et plus largement l'Europe et l'Amérique du Nord sont menacés par des vagues de chaleur plus intenses, plus fréquentes et plus longues dans les 100 ans à venir, selon des chercheurs américains.
Gerald Meehl et Claudia Tebaldi, du National Center for Atmospheric Research à Boulder (Colorado), ont utilisé un nouvel outil de modélisation climatique pour prédire cette augmentation des vagues de chaleur d'ici 2100, selon leur étude publiée hier dans la revue américaine Science.
Les deux chercheurs ont procédé à une simulation sur deux régions qui ont récemment connu une sévère vague de chaleur: Chicago (Illinois) en 1995 et Paris en 2003.
En faisant des projections pour la période 2080 à 2099 qu'ils ont comparée avec la période 1961-90, les scientifiques américains prédisent une augmentation à l'avenir des vagues de chaleur dans ces deux régions en raison de l'augmentation de la quantité des gaz à effet de serre.
Le nombre moyen de vagues de chaleur à Paris augmenterait de 31 % d'ici la fin du siècle, passant de 1,64 à 2,15 par an, selon la simulation. Dans la région de Chicago, l'augmentation serait de 25 %, en passant de 1,66 par an à 2,08.
La canicule survient lorsque la température est anormalement élevée le jour, mais surtout lorsqu'elle reste très élevée la nuit et que la chaleur se prolonge plusieurs jours.
Les vagues de chaleur seraient aussi plus longues. Les canicules à Chicago durent actuellement entre 5,39 et 8,85 jours. Dans les décennies à venir, elles dureraient entre 8,5 et 9,24 jours. Pour Paris, la durée moyenne des canicules passerait de 8,33 à 12,69 jours aujourd'hui à une fourchette comprise entre 11,39 à 17,04 jours, selon la simulation.
D'après les chercheurs, les vagues de chaleur au XXIe siècle devraient être plus sévères dans des zones qui en font déjà souvent l'expérience comme le sud-ouest, le centre et le sud-est des États-Unis et la région méditerranéenne en Europe.
Dans leur simulation, les trois jours les plus chauds des vagues de chaleur verraient une augmentation de plus de 3 °C des températures minimales la nuit dans ces régions pour la période de 2080 à 2099.
D'autres régions, comme le nord-ouest des États-Unis, la France, l'Allemagne et les Balkans, pourraient aussi être davantage confrontées à la canicule, «ce qui pourrait avoir de sérieux effets parce que ces régions ne sont pas actuellement bien adaptées pour affronter les vagues de chaleur», soulignent-ils.
Gerald Meehl et Claudia Tebaldi, du National Center for Atmospheric Research à Boulder (Colorado), ont utilisé un nouvel outil de modélisation climatique pour prédire cette augmentation des vagues de chaleur d'ici 2100, selon leur étude publiée hier dans la revue américaine Science.
Les deux chercheurs ont procédé à une simulation sur deux régions qui ont récemment connu une sévère vague de chaleur: Chicago (Illinois) en 1995 et Paris en 2003.
En faisant des projections pour la période 2080 à 2099 qu'ils ont comparée avec la période 1961-90, les scientifiques américains prédisent une augmentation à l'avenir des vagues de chaleur dans ces deux régions en raison de l'augmentation de la quantité des gaz à effet de serre.
Le nombre moyen de vagues de chaleur à Paris augmenterait de 31 % d'ici la fin du siècle, passant de 1,64 à 2,15 par an, selon la simulation. Dans la région de Chicago, l'augmentation serait de 25 %, en passant de 1,66 par an à 2,08.
La canicule survient lorsque la température est anormalement élevée le jour, mais surtout lorsqu'elle reste très élevée la nuit et que la chaleur se prolonge plusieurs jours.
Les vagues de chaleur seraient aussi plus longues. Les canicules à Chicago durent actuellement entre 5,39 et 8,85 jours. Dans les décennies à venir, elles dureraient entre 8,5 et 9,24 jours. Pour Paris, la durée moyenne des canicules passerait de 8,33 à 12,69 jours aujourd'hui à une fourchette comprise entre 11,39 à 17,04 jours, selon la simulation.
D'après les chercheurs, les vagues de chaleur au XXIe siècle devraient être plus sévères dans des zones qui en font déjà souvent l'expérience comme le sud-ouest, le centre et le sud-est des États-Unis et la région méditerranéenne en Europe.
Dans leur simulation, les trois jours les plus chauds des vagues de chaleur verraient une augmentation de plus de 3 °C des températures minimales la nuit dans ces régions pour la période de 2080 à 2099.
D'autres régions, comme le nord-ouest des États-Unis, la France, l'Allemagne et les Balkans, pourraient aussi être davantage confrontées à la canicule, «ce qui pourrait avoir de sérieux effets parce que ces régions ne sont pas actuellement bien adaptées pour affronter les vagues de chaleur», soulignent-ils.
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