vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 11h42
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Le «Père-Lachaise» de Montréal a 150 ans

Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges marque le coup avec un concert de l'OSM en plein air

Avec ses 5600 inhumations par année, ses 900 000 monuments funéraires et ses 343 hectares de superficie, NDN constitue le plus grand cimetière du pays.
Photo : Jacques Nadeau
Avec ses 5600 inhumations par année, ses 900 000 monuments funéraires et ses 343 hectares de superficie, NDN constitue le plus grand cimetière du pays.
Émile Nelligan et Riopelle y reposent. Jeanne Sauvé, Thérèse Casgrain, Robert Bourassa et Pierre Bourgault aussi. Ces personnalités désormais inscrites dans notre mémoire collective contribuent sans doute à la grandeur du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (NDN). Mais son aménagement, son achalandage et son âge vénérable de 150 ans, atteint le 26 mars dernier et célébré jusqu'en septembre, y sont aussi pour quelque chose.

Pour l'occasion, l'Orchestre symphonique de Montréal présente ce soir un concert spécial à ciel ouvert sur l'étendue verdoyante qui donne sur le chemin de la Côte-des-Neiges. «Ils ont bâti une programmation qui tient compte du lieu», souligne Yoland Tremblay, directeur général du cimetière. Stravinski pour sa luxuriance, l'Alleluia de Haendel pour les âmes qu'elle abrite et... des airs de la comédie musicale The Sound of Music, interprétés par le Choeur du Nouveau Monde, pour éviter de sombrer dans la morosité.

Car il ne serait d'ailleurs pas dans l'esprit dudit lieu de s'en tenir à des oratorios et des requiems. «Le deuil se vit très différemment selon les cultures, note M. Tremblay. Il y en a qui pleurent, qui chantent, qui dansent, vêtus tout en blanc, en noir ou en couleurs.» Le directeur attribue notamment la hausse de fréquentation du cimetière dans les dernières années au fait qu'il se veut un «reflet de la société». Outre les sépultures de 400 personnalités connues, le champ de repos situé au coeur de Montréal abrite une quinzaine de communautés culturelles réparties selon leurs allégeances sociopolitiques. «On ne mettra pas côte à côte deux sections d'ethnies qui ne s'entendent pas.»

Enraciné dans la tradition

S'il s'est ouvert aux autres religions, le cimetière, affilié à la basilique Notre-Dame, demeure toutefois bien enraciné dans la tradition catholique dont il est issu. «Tous les gestes qu'on pose ici doivent respecter la religion catholique», indique le directeur. Par exemple, un défunt dont la famille souhaite apposer une inscription bouddhiste sur la stèle ne peut trouver refuge à NDN. Son voisin, le cimetière Mont-Royal, historiquement d'obédience protestante, est devenu multiconfessionnel. La démarcation, moins évidente qu'avant, demeure, bien que les deux sites communiquent par un sentier piétonnier. «Dans le temps, francophones, anglophones, catholiques et protestants ne se mélangeaient pas.»

L'engouement pour la crémation et la baisse de la pratique religieuse se sont-ils répercutés sur le nombre d'inhumations? Au contraire, M. Tremblay remarque plutôt un besoin de spiritualité grandissant entourant le décès, qui se traduit par des demandes de cérémonie plus fréquentes. «Les gens veulent personnaliser ces derniers moments.»

Mais on visite aussi NDN pour son respect de la faune et de la flore. «On a plus de 10 000 arbres, dont certains ont jusqu'à 250 ans», note M. Tremblay. Et avec ses 5600 inhumations par année, ses 900 000 monuments funéraires et ses 343 hectares de superficie, NDN constitue le plus grand cimetière du pays. De plus, son aménagement paysager a été conçu par Henri-Maurice Perreault selon les mêmes principes que le cimetière du Père-Lachaise à Paris, avec ses grandes allées rectilignes bordées d'arbres, dont on privilégie les espèces rattachées au deuil: peupliers, saules pleureurs, érables argentés. Le directeur n'hésite d'ailleurs pas à parler d'un cimetière devenu jardin avec le temps.

Récemment, le gouvernement du Canada l'a désigné lieu historique national, une petite fleur en cette année de fête. Au concert de ce soir s'ajouteront une messe commémorative le 12 septembre et la sortie d'un livre consacré à l'histoire du cimetière, fondé en 1854.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012