60e anniversaire du débarquement de Normandie - 16 pays unis pour célébrer le jour J
L'Allemagne sera présente pour la première fois aux cérémonies
5 juin 2004
Actualités en société
Photo : Agence Reuters
La gouverneure générale du Canada, Adrienne Clarkson, et son mari John Saul ont paradé hier à Saint-Aubin-sur-Mer, en Normandie, à bord d’un véhicule de guerre revampé spécialement pour l’occasion.
Arromanches (France) — Les dirigeants de 16 pays se retrouvent demain sur les plages de Normandie (ouest) pour le 60e anniversaire du débarquement, qui doit être, selon le président français Jacques Chirac, un «hommage aux combattants de la liberté».
Vingt chefs d'État et de gouvernement étrangers, dont le chancelier allemand Gerhard Schröder et les présidents américain et russe, George W. Bush et Vladimir Poutine, devaient assister à la cérémonie internationale à Arromanches, où les troupes britanniques débarquèrent à l'aube du 6 juin 1944.
M. Schröder, premier dirigeant allemand à participer aux cérémonies du 6 juin, a déclaré à la télévision française éprouver de la «honte» pour le massacre perpétré par la division SS Das Reich à Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944, lors duquel 642 habitants, dont 207 enfants, furent massacrés.
«Naturellement, je sais ce qui s'est passé à Oradour et, comme tous les Allemands, j'éprouve de la honte que cela ait pu se produire, être perpétré par des Allemands envers des Français et des Françaises», a déclaré le chancelier.
De son côté, le président Bush estime, dans une lettre publiée par le quotidien régional Ouest-France, qu'il «ne suffit pas de mots et de bons sentiments pour garantir la paix».
«La paix ne peut être le fait que d'hommes et de femmes vigilants, actifs, forts et courageux, et prêts, le cas échéant, à sacrifier leur vie», ajoute M. Bush. Le discours de M. Bush en Normandie sera centré sur le jour J et le sacrifice des soldats américains et non sur l'Irak, a assuré de son côté un haut responsable de la Maison-Blanche.
M. Chirac compte adresser aux États-Unis «un message de reconnaissance» et «d'amitié», malgré les divergences persistantes sur la guerre en Irak.
Dans un contexte international de guerre antiterroriste, la zone des commémorations est placée sous haute surveillance policière et militaire. Environ 18 000 militaires et policiers sont chargés de la sécurité. Des patrouilles sillonnent les routes du bocage. Des tireurs d'élite, le fusil en bandoulière, circulent en motos tout-terrain. Des hélicoptères survolent la zone.
Au total, seize commémorations officielles doivent rythmer le week-end. Mais de nombreuses autres cérémonies, organisées par des associations d'anciens combattants ou certains États, se déroulent parallèlement.
Ainsi, environ 400 anciens combattants ont reçu hier un «insigne de la reconnaissance», une médaille d'hommage de la Normandie qui leur a été remise à Caen.
Alliés et Allemands se sont aussi retrouvés pour une «cérémonie de la paix» dans le cimetière militaire allemand de La Cambe, où sont enterrés plus de 21 000 soldats du IIIe Reich.
Vingt chefs d'État et de gouvernement étrangers, dont le chancelier allemand Gerhard Schröder et les présidents américain et russe, George W. Bush et Vladimir Poutine, devaient assister à la cérémonie internationale à Arromanches, où les troupes britanniques débarquèrent à l'aube du 6 juin 1944.
M. Schröder, premier dirigeant allemand à participer aux cérémonies du 6 juin, a déclaré à la télévision française éprouver de la «honte» pour le massacre perpétré par la division SS Das Reich à Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944, lors duquel 642 habitants, dont 207 enfants, furent massacrés.
«Naturellement, je sais ce qui s'est passé à Oradour et, comme tous les Allemands, j'éprouve de la honte que cela ait pu se produire, être perpétré par des Allemands envers des Français et des Françaises», a déclaré le chancelier.
De son côté, le président Bush estime, dans une lettre publiée par le quotidien régional Ouest-France, qu'il «ne suffit pas de mots et de bons sentiments pour garantir la paix».
«La paix ne peut être le fait que d'hommes et de femmes vigilants, actifs, forts et courageux, et prêts, le cas échéant, à sacrifier leur vie», ajoute M. Bush. Le discours de M. Bush en Normandie sera centré sur le jour J et le sacrifice des soldats américains et non sur l'Irak, a assuré de son côté un haut responsable de la Maison-Blanche.
M. Chirac compte adresser aux États-Unis «un message de reconnaissance» et «d'amitié», malgré les divergences persistantes sur la guerre en Irak.
Dans un contexte international de guerre antiterroriste, la zone des commémorations est placée sous haute surveillance policière et militaire. Environ 18 000 militaires et policiers sont chargés de la sécurité. Des patrouilles sillonnent les routes du bocage. Des tireurs d'élite, le fusil en bandoulière, circulent en motos tout-terrain. Des hélicoptères survolent la zone.
Au total, seize commémorations officielles doivent rythmer le week-end. Mais de nombreuses autres cérémonies, organisées par des associations d'anciens combattants ou certains États, se déroulent parallèlement.
Ainsi, environ 400 anciens combattants ont reçu hier un «insigne de la reconnaissance», une médaille d'hommage de la Normandie qui leur a été remise à Caen.
Alliés et Allemands se sont aussi retrouvés pour une «cérémonie de la paix» dans le cimetière militaire allemand de La Cambe, où sont enterrés plus de 21 000 soldats du IIIe Reich.
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