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Un expert rend Hydro-Québec responsable de la pénurie d'énergie actuelle

Philip Raphals estime que les réserves énergétiques pourraient être reconstituées sans même le recours au Suroît

Un expert du Centre Hélios, Philip Raphals, a soutenu hier qu'Hydro-Québec et, jusqu'à un certain point, la Régie de l'énergie étaient responsables de la pénurie à court terme d'électricité prévue d'ici à 2006 parce qu'ils ont maintenu ou toléré des «critères de gestion» insuffisants pour préserver les réserves d'énergie du Québec. Grâce à des correctifs rapides et à l'utilisation optimale des moyens disponibles, a-t-il expliqué, cette réserve pourrait être reconstituée sans même le recours au Suroît.
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  • philippe kearns
    Inscrit
    mardi 18 mai 2004 22h12
    La question qui tue
    Il est curieux de constater à quel point le phénomène du 'Peak Oil' aussi connu sous 'Hubbert's Peak' est passé sous silence par l'ensemble des média.

    Il est vrai que la prise de conscience généralisée que le maintien de notre niveau de vie pour un nombre croissant de personnes est impossible sans la présence abondante de combustibles fossiles ne va pas dans le sens de l'intérêt du pouvoir corporatif et gouvernemental.

    Il est également difficile d'accepter pour la population que l'existence des paradis qui se sont bâtis dans les pays industrialisés depuis la fin de la Grande Dépression pourrait commencer à tirer à sa fin d'ici quelques années lorsque la disponibilité du pétrole conventionnel et du gaz naturel commencera à décliner( ce pourrait être à partir de 2008 pour le pétrole conventionnel) selon le géologue Colin Campbell de l'ASPO (Association for the Study of Peak Oil).

    Fin du paradigme de la croissance perpétuelle?

    La question suivante devra tôt ou tard être posée: doit-on essayer de faire croître l'activité économique (consommation agrégée) par l'ajout continuel de consommateurs (par l'immigration de 300,000 personnes par année) ou, devrait-on essayer de stabiliser la population canadienne(immigration en équilibre avec émigration) et éventuellement la laisser décroître naturellement en prévision d'une chute brutale et soudaine de notre approvisionnement énergétique en pétrole et en gaz naturel.


    Philippe Kearns
    Ottawa ON

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