Massacre de Petanac - Les Guatémaltèques se souviennent
Le 14 juillet 1982, un bataillon de l'armée guatémaltèque faisait irruption dans le hameau maya de Petanac, incendiait les maisons et massacrait 78 de ses 92 habitants. Vingt ans plus tard, en dépit de preuves accablantes contre les anciens dirigeants du pays, cette tuerie demeure impunie.
À l'occasion du 20e anniversaire de la tragédie, les militants du réseau de solidarité avec le Guatemala et quelques membres de la communauté latino-américaine de Montréal ont tenu hier une émouvante cérémonie à la mémoire des victimes au jardin des Premières Nations du Jardin botanique de Montréal. Entourant l'un des rares survivants de Petanac, Mateo Pablo, ils ont demandé que justice soit faite, pour que les victimes de la guerre civile qui a ravagé le petit pays d'Amérique latine pendant plus de 30 ans reposent enfin en paix.
Mateo Pablo a perdu sa femme, ses enfants, ses parents et tous ses amis à Petanac. Après 14 ans dans les camps de réfugiés du Chiapas, au Mexique, il a entrepris de refaire sa vie à Montréal. Mais il se bat sans relâche pour que le monde n'oublie pas. Son histoire a fait l'objet d'un documentaire, Le Pays hanté, diffusé par Ex-Centris en janvier dernier. Et hier, il a tenu à emmener son fils Miguel, 4 ans, à la vigile.
En 1999, des fouilles menées par une équipe d'experts-légistes ont permis de confirmer son témoignage et celui d'une poignée d'autres survivants qui faisaient état de raids sanguinaires en territoire maya, dans la région des hauts-plateaux du nord du pays.
Selon la Commission pour l'éclaircissement historique (C.E.H.) du Guatemala, l'État serait responsable de plus de 90 % des violations des droits humains commis pendant le conflit. Mais en dépit de preuves accablantes, les anciens dirigeants du pays sont toujours en liberté et poursuivent leur carrière en toute impunité. Chef du régime militaire au moment du massacre de Petanac, le général Efrain Rios Montt, est ainsi devenu chef du Congrès du Guatemala lors des dernières élections.
L'an dernier, Mateo Pablo a porté plainte contre lui et d'autres anciens dirigeants, au nom de onze communautés durement éprouvées par le conflit. En raison des délais et des coûts prohibitifs qui y sont associés, la bataille judiciaire qui s'engage pourrait être aussi longue et éprouvante que la guerre elle-même.
À l'occasion du 20e anniversaire de la tragédie, les militants du réseau de solidarité avec le Guatemala et quelques membres de la communauté latino-américaine de Montréal ont tenu hier une émouvante cérémonie à la mémoire des victimes au jardin des Premières Nations du Jardin botanique de Montréal. Entourant l'un des rares survivants de Petanac, Mateo Pablo, ils ont demandé que justice soit faite, pour que les victimes de la guerre civile qui a ravagé le petit pays d'Amérique latine pendant plus de 30 ans reposent enfin en paix.
Mateo Pablo a perdu sa femme, ses enfants, ses parents et tous ses amis à Petanac. Après 14 ans dans les camps de réfugiés du Chiapas, au Mexique, il a entrepris de refaire sa vie à Montréal. Mais il se bat sans relâche pour que le monde n'oublie pas. Son histoire a fait l'objet d'un documentaire, Le Pays hanté, diffusé par Ex-Centris en janvier dernier. Et hier, il a tenu à emmener son fils Miguel, 4 ans, à la vigile.
En 1999, des fouilles menées par une équipe d'experts-légistes ont permis de confirmer son témoignage et celui d'une poignée d'autres survivants qui faisaient état de raids sanguinaires en territoire maya, dans la région des hauts-plateaux du nord du pays.
Selon la Commission pour l'éclaircissement historique (C.E.H.) du Guatemala, l'État serait responsable de plus de 90 % des violations des droits humains commis pendant le conflit. Mais en dépit de preuves accablantes, les anciens dirigeants du pays sont toujours en liberté et poursuivent leur carrière en toute impunité. Chef du régime militaire au moment du massacre de Petanac, le général Efrain Rios Montt, est ainsi devenu chef du Congrès du Guatemala lors des dernières élections.
L'an dernier, Mateo Pablo a porté plainte contre lui et d'autres anciens dirigeants, au nom de onze communautés durement éprouvées par le conflit. En raison des délais et des coûts prohibitifs qui y sont associés, la bataille judiciaire qui s'engage pourrait être aussi longue et éprouvante que la guerre elle-même.
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