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Coteau de l'Élisette, cuvée 2000

Lisette Lapointe et Jacques Parizeau présentaient hier le fruit de leur travail au Salon des vins et spiritueux de Montréal.
Photo : Jacques Nadeau
Lisette Lapointe et Jacques Parizeau présentaient hier le fruit de leur travail au Salon des vins et spiritueux de Montréal.
Il y avait foule hier au stand no 156 du Salon des vins et spiritueux de Montréal, les badauds peut-être moins alléchés par sa vedette, la cuvée 2000 du Coteau de l'Élisette, que par la présence de ses artisans, Jacques Parizeau et Lisette Lapointe. Venu présenter le fruit de son travail, le couple a su réaliser la quadrature du cercle: plaire à la fois aux sommeliers et aux anglophones, comme en faisait foi le texte du National Post que se plaisait à citer l'importateur, Yves Michaud.

«Pour une fois que les Anglais disent du bien de Jacques Parizeau, il faut fêter ça, alléluia!», s'est enthousiasmé Yves Michaud, qui présente cette année, avec sa complice Marie-Claude Daveluy, 27 vins en importation exclusive au salon. Lisette Lapointe, tout sourire, a vivement attrapé la balle, mutine: «Ça va peut-être leur donner le goût de la souveraineté!»

Invité à parler de sa création, Jacques Parizeau s'est fait modeste. «Je n'ai rien créé du tout. Après plusieurs années, mon ami Yves Michaud a fait d'un hobby quelque chose. Si ça va, c'est sa faute, si ça va pas, c'est aussi sa faute!», a-t-il lancé en riant. L'aventure a en effet débuté bien timidement, il y a dix ans, quand le couple a décidé de s'installer à Collioure, dans le sud de la France. Partis de rien, ils ont tout bâti eux-mêmes. «Après le référendum, j'ai eu besoin de me mettre à l'écart, que je me tienne loin de la politique. Je me suis trouvé un hobby», a expliqué l'ancien premier ministre.

Très joli produit

Plutôt costaud en raison de sa composition à 80 % de grenache noir, 10 % de mourvèdre et 10 % de carignan, le Coteau de l'Élisette a su s'attirer les bons mots de Lionel Schwin, sommelier professionnel et membre de Dégusta Vins. «Je suis d'abord très surpris par la qualité de ce vin qui se détaille à 20,55 $. C'est un très joli produit, au rapport qualité-prix très intéressant.» Lui reconnaissant des arômes très confiturés de prune et de cassis, très gras, avec beaucoup de sucre au nez et en bouche, le sommelier recommande de le boire maintenant.

Mais pour cela, il faudra que le consommateur s'arme de patience puisque les 1200 bouteilles importées au Québec ont toutes été vendues, à l'exception des quelques bouteilles réservées aux visiteurs du salon. Grâce aux médias, il n'aura en effet fallu que trois jours pour que la cuvée s'épuise. Une prochaine commande devrait cependant arriver dans quatre mois, a promis Marie-Claude Daveluy.
 
 
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