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    Des professeurs de l'Université Laval dénoncent des propos haineux

    L'Université Laval, en octobre 2016
    Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne L'Université Laval, en octobre 2016

    Les chercheurs en sciences sociales de l’Université Laval affirment être devenus la cible de propos haineux et violents lorsqu’ils font des interventions publiques.

     

    Dans une lettre ouverte publiée jeudi sur les plateformes numériques du Devoir, 103 professeurs de la Faculté de sciences sociales de l’établissement d’enseignement supérieur lancent un appel à la dénonciation de la haine.

     

    « Depuis quelques années […], certains chroniqueurs et leurs lecteurs et auditeurs s’évertuent à émettre des propos haineux et des violences verbales peu subtiles aux chercheur.es universitaires qui, en prenant la parole dans l’espace public québécois, assument leur responsabilité sociale en éclairant scientifiquement des enjeux sociaux sensibles tels que la misogynie et l’homophobie, et des tensions liées à l’immigration et à la religion, ou encore le racisme, l’islamophobie et autres formes de radicalisations violentes ou menant à la violence », écrit le regroupement.

     

    Leur sortie publique a été motivée par un incident visant une chercheuse en décembre dernier après une conférence donnée dans le cadre d’un colloque sur le vivre-ensemble organisé par la Faculté de sciences sociales de l’Université Laval. Dans les jours suivants, des propos haineux visant la chercheuse ont circulé.

     

    « Ce n’est pas un incident isolé. Beaucoup de collègues qui se prononcent sur des sujets délicats comme l’homophobie ou l’islamophobie s’attirent des propos haineux et violents », explique Abdelwahed Mekki-Berrada, signataire de la lettre et professeur titulaire au Département d’anthropologie.

     

    Le groupe de professeurs affirme avoir interpellé le gouvernement du Québec, le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada ainsi que le Conseil de presse du Québec.

     

    « Notre but n’est pas de montrer du doigt un individu, un média ou un journaliste en particulier, parce que nous pensons que nous sommes devant un problème de fond. On assiste souvent à une banalisation de la haine et, dans ce contexte, nous nous demandons s’il est possible que le vivre-ensemble survive », souligne M. Mekki-Berrada.

     

    Les professeurs appellent le Conseil de presse du Québec à multiplier ses messages préventifs concernant la diffusion de propos haineux ou menaçants dans les médias. Ils demandent aux ministres de condamner les menaces qui visent les chercheurs. Ils demandent aux instituts de recherche d’être vigilants et de soutenir les chercheurs lorsqu’ils sont exposés à ces types de discours.













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