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    Bâtiment 7: investissements confirmés pour l'édifice recyclé à Pointe-Saint-Charles

    4 décembre 2017 19h43 |Sarah R. Champagne | Actualités en société
    Judith Cayer, chargée de projet
    Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Judith Cayer, chargée de projet

    Le montage financier est maintenant complet. Le Bâtiment 7, ce projet de récupération et de mise en valeur d’un ancien édifice du Canadien National à Pointe-Saint-Charles, a trouvé les 4 millions de dollars nécessaires à sa première phase.

     

    La ministre de l’Économie, Dominique Anglade, et la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, confirment lundi matin que Québec contribuera à la rénovation du bâtiment.

     

    Au total, le gouvernement provincial apportera environ 900 000 $ à travers divers programmes, dont celui d’immobilisation en entrepreneuriat collectif. « On a eu les clés en avril dernier, et on consolide depuis le montage financier. À ce moment-ci, toutes les conditions sont réunies », explique Judith Cayer, chargée de projet.

     

    Le reste du financement provient principalement de la Ville de Montréal, de l’arrondissement de Pointe-Saint-Charles et d’acteurs privés, notablement du secteur de l’économie sociale.

     

    Le tour de force de cette reconversion a aussi obtenu un coup de pouce du public grâce à l’émission d’obligations communautaires. Nouveau depuis 2016 dans l’univers du financement, ce genre d’obligations mise sur les réseaux de solidarité. Avec une échéance de cinq ans, et un taux de 2 % par année, « c’est une façon d’investir sans passer par les banques dans un projet dans lequel on croit », résume Mme Cayer. Ces obligations ont permis d’amasser 75 000 $ jusqu’à maintenant.

     

    Un projet déjà pris en modèle

     

    Quatorze ans de mobilisation des citoyens du quartier Pointe-Saint-Charles ont porté leur fruit : le 28 avril dernier, l’organisme 7 à nous, porteur du projet, a finalement signé l’acte de vente.

     

    De vestige industriel au Bâtiment 7, une volonté obstinée de réappropriation a porté les instigateurs du projet. Ces anciens ateliers ferroviaires du Canada National sont désaffectés depuis 2003. Vendu pour un dollar au Groupe Mach en 2005, l’espace de près de 33 acres devait, entre autres, contenir un projet casino et de centre de foire.

     

    L’entreprise immobilière a finalement cédé le bâtiment de briques brunes cette année, en plus de faire un don d’un million de dollars et de décontaminer le terrain à ses frais.

     

    « C’est la ténacité de toute une communauté qui permet au Bâtiment 7 de passer du rêve à une réalité vibrante », affirme aussi Gabrielle Gérin, promotrice d’une coopérative de microbrasserie qui verra le jour dans cet endroit.

     

    Des assemblées de citoyens ont déterminé les projets pertinents à dynamiser le quartier et à répondre à des besoins des « voisins ». Pour « habiter ce bâtiment, dit Mme Cayer, et le transformer en fabrique d’autonomie collective », treize projets sont en phase de démarrage et s’y installeront dès avril 2018.

     

    Cette chargée de projets calcule que 94 personnes s’impliquent dans un projet ou un comité du Bâtiment 7, « seulement dans l’écosystème direct ». Après des années de travail, le projet est enfin en train de devenir un symbole fort : « La trame de solidarité est réelle. Ça démontre que ce n’est pas une excentricité. C’est un choix politique. »













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