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    Artefacts déménagés par Ottawa: Québec espère encore

    À Québec, un projet de loger les artefacts archéologiques u cœur du Parc-de-l’Artillerie a suscité des discussions. Mais des échanges entamés avec le bureau de la ministre fédérale Catherine McKenna se sont révélés sans suite.
    Photo: Guilhem Vellut / CC À Québec, un projet de loger les artefacts archéologiques u cœur du Parc-de-l’Artillerie a suscité des discussions. Mais des échanges entamés avec le bureau de la ministre fédérale Catherine McKenna se sont révélés sans suite.

    Agnès Maltais, la critique en matière de culture du Parti québécois, estime que la volonté de Parcs Canada de déménager ses collections d’artefacts historiques et archéologiques dans un seul bâtiment situé près de la capitale fédérale a quelque chose de dramatique.

     

    Un cas « de dépossession tranquille », dit-elle. « On se fait déposséder et en silence ! Pourtant, il y a eu une motion unanime de l’Assemblée nationale le 23 février pour dénoncer cette volonté de centraliser les artefacts dans la région de la capitale fédérale. »

     

    Elle se demande comment la ministre actuelle « a pu perdre cette bataille malgré un appui unanime de l’Assemblée nationale ». Selon elle, « il faut vite que la voix du Québec se fasse entendre, plus forte », dans ce dossier.

     

    Louise Bédard, la chef de cabinet de la ministre Marie Montpetit, affirme que la ministre de la Culture et des Communications partage la position de son prédécesseur, qui avait dénoncé dans une lettre ce projet de centralisation du fédéral. « On essaie de voir. Du côté administratif, il y a encore des discussions, dit-elle. On continue sur la même lancée. »

     

    Décision maintenue

     

    Ottawa a l’intention d’aller de l’avant avec son projet de centralisation des artefacts. La porte-parole du ministère de l’Environnement et du Changement climatique, de qui relève Parcs Canada, évite de commenter l’insatisfaction que suscite cette décision.

     

    Elle a répété au Devoir la position officielle de son agence, à savoir que « Parcs Canada continuera de travailler avec les institutions culturelles et éducatives pour rendre accessibles les objets historiques et archéologiques de sa collection », même avec le regroupement des collections.

     

    À Québec, un projet de loger les artefacts archéologiques dans l’ensemble des Nouvelles-Casernes, au coeur du parc de l’Artillerie, a suscité des discussions. Mais, malgré des appuis variés à ce projet, des échanges entamés avec le bureau de la ministre fédérale Catherine McKenna se sont révélés sans suite.

     

    Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire, trouve désolant que le gouvernement fédéral prive de la sorte les régions de leur histoire, tout en regrettant que le gouvernement de Justin Trudeau poursuive une politique lancée par son prédécesseur. « Ce n’est pas la première fois que le gouvernement Trudeau poursuit les mêmes politiques du gouvernement Harper. C’est très navrant », a-t-il déclaré au Devoir.

     

    Pour le muséologue Philippe Dubé, de l’Université Laval, la situation particulière de Parcs Canada explique que les collections dont elle a la charge se retrouvent aujourd’hui orphelines. Puisque l’agence n’est pas structurée comme un musée, « comme on le voit parfaitement illustré dans ce cas-ci », ses collections deviennent à la merci de décisions qui sont le plus souvent administratives.

     

    Cette logique chiffrée finit par imposer ses règles quand les enjeux patrimoniaux se situent hors du cadre institutionnel qui en a habituellement la charge, c’est-à-dire les musées, les bibliothèques, les archives.













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