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    L'intelligence artificielle pour stimuler la création

    Pas de ressac prévu dans les secteurs du jeu vidéo et du multimédia

    L’industrie du jeu vidéo emploie 6000 personnes à Montréal.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’industrie du jeu vidéo emploie 6000 personnes à Montréal.

    Dans les secteurs du jeu vidéo et du multimédia, qui font la renommée de Montréal, l’accélération du développement de l’intelligence artificielle (IA) ne devrait qu’accroître les possibilités de création. Les liens tissés entre l’industrie et le monde universitaire pourraient même permettre au monde réel de bénéficier des avancées effectuées dans l’univers virtuel.

     

    « Pour nous, l’intelligence artificielle, c’est notre pain et notre beurre. Ça fait des années qu’on travaille là-dedans », affirme Yves Jacquier, directeur général des studios de service de production chez Ubisoft.

     

    « Ce n’est pas quelque chose qui commence à émerger dans notre industrie. Pour nous, c’est comme une colonne vertébrale », acquiesce Catherine Émond, directrice générale de l’Alliance numérique regroupant une centaine d’entreprises québécoises qui oeuvrent dans le domaine du jeu vidéo.

     

    « Le jeu vidéo est un produit à haute valeur ajoutée sur le plan artistique, sur le plan culturel, et ça, ça ne se délègue pas à une machine », ajoute-t-elle, peu craintive de voir des emplois de programmeurs disparaître.

     

    Alliance profitable

     

    En plus d’utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer l’interactivité de ses jeux, Ubisoft a lancé il y a environ un an la Forge, un espace de prototypage qui rassemble une quinzaine d’employés de la compagnie et un nombre équivalent de chercheurs et d’étudiants universitaires.

     

    Cette collaboration permet notamment à Ubisoft d’utiliser l’IA pour programmer les voitures qui circulent dans ses environnements de jeu. À terme, les essais réalisés au sein de la Forge pourraient alimenter les recherches entourant le développement de véritables voitures autonomes.

     

    « Plus le jeu vidéo va s’inspirer de ce qui se passe dans la vraie vie, plus la vraie vie va utiliser les simulations du jeu vidéo, plus tout le monde va être gagnant », résume M. Jacquier.

     

    Dans l’immédiat, l’IA permet à Ubisoft d’accélérer certaines étapes de production. « Plus nous sommes capables de reproduire un écosystème complet plutôt que d’avoir à le programmer à la main […], plus l’environnement va être crédible », explique M. Jacquier, insistant sur l’importance de l’intervention humaine pour donner vie à des environnements ou des personnages.

     

    Plus d’interactivité

     

    Chez Moment Factory, entreprise créatrice d’environnements multimédias, on pense que l’IA permettra non seulement d’accroître la productivité, mais de faire évoluer les expériences interactives à un niveau jamais atteint.

     

    Notamment en créant des expériences similaires à celle des jeux de rôle en direct, où les actions posées par les participants influencent le cours des choses, comme dans un jeu vidéo.

     

    Les employés du studio de production de Moment Factory pourraient également tirer profit de l’IA : un logiciel pourrait par exemple constituer un modèle 3D à partir d’un dessin sommaire, en tenant compte des créations antérieures d’un graphiste. « Ça va nous aider à mettre notre énergie sur l’innovation », se réjouit M. Larouche.

     

    Le même enthousiasme règne au studio d’effets visuels Rodeo FX, où Jordan Soles, vice-président du développement et des technologies, affirme que l’IA pourrait un jour permettre d’accélérer le rythme de travail, de limiter les erreurs et même d’embaucher plus d’employés pour réaliser davantage de projets.













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