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    Une famille d’Attawapiskat réclame une enquête sur le suicide d’adolescents

    9 octobre 2017 12h44 | Colin Perkel - La Presse canadienne à Toronto | Actualités en société
    La communauté d'Attawapiskat est située dans le nord de l'Ontario.
    Photo: Colin Perkel Associated Press La communauté d'Attawapiskat est située dans le nord de l'Ontario.

    Les proches de l’adolescente qui s’est enlevé la vie dans une communauté autochtone reculée de la Baie James réclament une enquête du coroner sur ce suicide, à la source d’une crise qui a suscité il y a deux ans des promesses de changement.

     

    Dans une lettre au coroner régional pour le nord de l’Ontario, Stephanie Hookimaw signale que sa famille peine toujours à accepter la mort de sa fille, Sheridan, à l’âge de 13 ans.

     

    Elle fait état d’un statu quo dans la communauté et souligne que cette tragédie aurait pu à ses yeux être évitée.

     

    Mme Hookimaw prévient que des jeunes d’Attawapiskat et d’autres communautés autochtones affichent toujours des comportements suicidaires. Elle cite des statistiques de l’Institut de la Santé selon lesquelles les filles issues des Premières Nations sont sept fois plus nombreuses à se donner la mort que leurs compatriotes non autochtones.

     

    Une enquête du coroner permettrait de lever le voile sur les causes systémiques du problème, fait-elle valoir.

     

    La famille dit ne pas avoir obtenu de réponse du docteur Michael Wilson depuis l’envoi de leur lettre, il y a deux semaines.

     

    «La mort tragique de Sheridan ne devrait pas être en vain, peut-on y lire. Nous voulons voir des changements dans les institutions qui sont censées nourrir, protéger et prendre soin de nos enfants.»

     

    Le suicide de Sheridan Hookimaw, en octobre 2015, avait ébranlé la communauté de 2100 résidants et provoqué une série de tentatives de suicide. L’état d’urgence avait été déclaré à Attawapiskat au printemps suivant, attirant des engagements de politiciens en matière de ressources pour la santé mentale, entre autres.

     

    De tels cycles se sont répétés dans d’autres communautés autochtones éloignées.

     

    Le député néo-démocrate Charlie Angus, qui s’était rendu à Attawapiskat à l’époque, rapporte que la famille Hookimaw a demandé son aide pour obtenir une enquête.

     

    «Il existe amplement de preuves scientifiques du besoin d’élaborer des protocoles d’intervention dans la foulée du suicide d’un jeune pour éviter l’apparition de groupes d’“écho” parmi les pairs touchés», a souligné le politicien, qui accuse Ottawa de n’avoir même pas alloué «les ressources les plus fondamentales» en ce sens.













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