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    La classe des «bolés»

    16 septembre 2017 | Luc Marchand Terrebonne, le 13 septembre 2017 | Actualités en société

    Je suis un « gars de Curé-Antoine-Labelle » à Sainte-Rose. En 1967, c’était la plus grosse polyvalente du Québec, avec ses 6000 élèves et trois horaires distincts. À l’époque, on y regroupait les élèves selon trois catégories : cours général, cours scientifique et, ô sacrilège, cours classique. D’abord classé au scientifique par mon professeur de 7e année, j’ai eu la chance d’avoir une « mère fonceuse » qui a eu tôt fait de me faire admettre au cours classique, où j’ai fréquenté les meilleurs élèves et les meilleurs professeurs. J’y ai appris le latin, l’espagnol, les sciences et tout le reste… Puis, au début des années 1970, le cours classique a été rayé de la carte. Je me suis donc retrouvé en 5e secondaire (CPES), mêlé, comme d’autres, à toutes sortes d’hurluberlus, dont la seule idée était de perdre leur temps en classe. Je me rappelle même qu’au cours d’anglais, le prof laissait les plus récalcitrants jouer aux cartes au fond du local. Voilà le tableau ! Alors, M. Jean Beaudoin (« Oser choisir le secondaire public sur le Plateau ? », Le Devoir, 13 septembre 2017), je vais vous dire : une chance que je suis passé durant quatre ans par les classes de « bolés », comme vous dites. Je suis finalement devenu enseignant durant plus de 30 ans dans une école privée fort renommée et je suis fier d’avoir contribué à élever le talent de mes élèves au lieu de le rapetisser.













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