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    Demandeurs d’asile

    Le premier ministre ouvre la porte à des permis de travail temporaires

    Justin Trudeau a présenté mercredi le plan de match issu du groupe de travail composé de ministres fédéraux et provinciaux.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Justin Trudeau a présenté mercredi le plan de match issu du groupe de travail composé de ministres fédéraux et provinciaux.

    Le premier ministre Justin Trudeau a voulu démontrer que le dossier des demandeurs d’asile était maîtrisé en présentant les grandes lignes du plan de match issu du groupe de travail composé de ministres provinciaux et fédéraux qui se réunissaient mercredi à Montréal.

     

    Énumérant des mesures déjà connues, M. Trudeau a fait un pas de plus en ouvrant la porte à la délivrance de permis de travail temporaires à ces nouveaux arrivants, répondant ainsi à la demande de la ministre québécoise de l’Immigration, Kathleen Weil, qui avait déploré les délais.

     

    À l’heure actuelle, déterminer la recevabilité d’un dossier prend au moins six mois, alors que la loi prescrit que cela doit être fait « dans les trois jours ouvrables » après réception de la demande.

     

    Le chef du gouvernement libéral est conscient que cela aiderait les demandeurs d’asile à être « moins dépendants du soutien temporaire » mis en place. « [Le permis de travail temporaire] fait partie des discussions qu’on est en train d’avoir. On sait qu’il y a des possibilités à ce niveau-là qui seraient très intéressantes. »

     

    Il a toutefois voulu se faire rassurant en insistant sur le fait que le Canada est « un pays de loi » et que les citoyens devaient être protégés. « Vous ne serez pas avantagés si vous entrez au Canada de façon irrégulière. Vous devez suivre les règles, et il y en a beaucoup, a-t-il affirmé. Notre tâche première est de protéger nos citoyens. »

     

    Le premier ministre Trudeau s’est toutefois défendu d’être « en mode rattrapage », se disant plutôt « en mode solution ».

     

    « Le travail qu’on est en train de faire en collaboration étroite avec les divers paliers de gouvernement est en train de donner des résultats extrêmement positifs », a-t-il déclaré lors d’un point de presse au terme de ce qui était la deuxième rencontre de ce groupe de travail.

     

    De l’éducation et des ressources

     

    La ministre de l’Immigration Kathleen Weil s’est dite « très satisfaite » de la réponse du gouvernement fédéral, notamment pour les ressources qu’il a injectées et la mise sur pied d’un centre d’accueil des migrants en Ontario qui vient aider à désengorger ceux au Québec.

     

    « L’ouverture du centre à Cornwall nous a donné un peu d’air. Ça a ralenti la cadence et ça a donné la chance à certains de déménager dans un [domicile] permanent », a dit la ministre.

     

    Elle a insisté sur les bienfaits concrets des rencontres hebdomadaires du groupe de travail, qui permettent notamment de communiquer les bonnes informations, dont le nombre d’enfants — ils constitueraient près du tiers du total de demandeurs d’asile — en âge d’aller à l’école et leur adresse domiciliaire. « Ça permet au système d’éducation de bien planifier. »

     

    Les commissions scolaires de Montréal, qui ont commencé à recevoir quelques inscriptions, pourront mieux se préparer à intégrer ces enfants dans leurs écoles. Pour ceux qui sont toujours en attente dans les centres d’hébergement, de l’animation et des activités éducatives, incluant des cours de langue, seraient prévues, a confirmé Mme Weil.

    Vous ne serez pas avantagés si vous entrez au Canada de façon irrégulière. Vous devez suivre les règles, et il y en a beaucoup.
    Justin Trudeau, premier ministre du Canada
     

    Reproches de l’opposition

     

    En conférence de presse plus tôt dans la journée, la critique conservatrice en matière d’Immigration, de Réfugiés et de Citoyenneté, Michelle Rempel, n’a eu que des mots durs envers M. Trudeau, qu’elle accuse d’avoir provoqué cet afflux de migrants.

     

    « Allez googler son gazouillis pour voir le nombre de bateaux qui en a résulté et le nombre de reportages à travers le monde », a-t-elle lancé, faisant référence à un message sur Twitter datant du 28 janvier dernier.

     

    Le premier ministre s’est défendu d’être responsable de cette situation. Il s’est contenté de répondre que les Canadiens sont des gens accueillants et que l’une des façons de s’assurer qu’ils le soient toujours est de veiller à ce que toutes les étapes du système soient menées « de façon rigoureuse ».

     

    Le député de Bourassa, Emmanuel Dubourg, sera d’ailleurs à Miami jeudi pour rencontrer les médias et les représentants de la communauté haïtienne afin de leur expliquer le fonctionnement du système canadien d’immigration.

     

    La députée du NPD Jenny Kwan a fait parvenir une lettre au ministre Ahmed Hussen, dans laquelle elle lui reproche d’avoir réitéré sa confiance envers le système américain. Son parti réclame d’ailleurs la suspension de l’Entente sur les tiers pays sûrs, mais le premier ministre a réitéré que cet accord est légitimeet qu’il n’était pas en train d’être révisé.













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